‹ Nouveaux mélangesChapitre 100 sur 107 · DU 1?K0JET DE LOI · texte numérisé non relu

DU 1?K0JET DE LOI

malheureux qu'elles secoureut, que du conseil d'état,' à qui Toa attribue le droit de pronoacer souverainement sur leur existence? Que seroit-ce donc si Tévêque lui-même^ par uù faux jugement , ou prévenu de l'idée que leurs biens seroient appliqués plus utilement à des établissements ecclésiastiques , à son séminaire , par exemple , se joignoit aux héritiers ou au -conseil municipal pour demander leur suppression? Ce n'est assurément pas supposer une chose impossible. N'a-t-on pas vu , quelques années avant la révolution, des évêques, égarés par les opinions du temps, travailler à la destruction des ordres monastiques ? Ils espéroient recueillir au moins une portion de leurs dépouilles. Dieu ne bénit pas ces projets bassement intéressés ; non , certes : maié est-il impossible que les mêmes erreurs renaissent un jour des mêmes ps^ssions?

Que pouvoit-on imaginer de mieux pour ôter aux communautés religieuses toute garantie de stabilité j toute espérance solide de perpétuer le bien auquel elles se consacrent? Nous nous trompons cependant, la loi fait plus encore ; elle contient une disposition que déjà nous avons exprimée en ces termes :

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