‹ Nouveaux mélangesChapitre 104 sur 107 · PENSÉES · texte numérisé non relu

PENSÉES

' H y a peu de maux au-dessus de eelui-ei^ et c'est ua«exemple de plus de Vinfiuence trô][) méconnue , ou trop oubliée , des lois i\iT les mœurs.

Toute législation légitime émane de Dieu , il eu est lé père; et votre code de vingt-cinq mille, lois qui ne remontent pas plus haut que rhomme, ressemble à un vaste bôpîtal dienfànt9 trouvés.

Dans son Essai sur l^ histoire , ies mœurs et Vtsprit dis nations, qui n'est d un bouta l'autre qu'une satire du genre humain , .Yoltaifè à dit y ^ Ton a depuis répété mille fois , que Im vruie liberté consiste à n*obiir qu'mux lois (chap. XVII ). Rien ne montre mieux que eettè espèce d'apophthegme philosophique avec «{uelle facilité les hommes^ se contentent d'une apparence de* sens. Les lois ne commandent point ; elles sont là chose commandée. Ainsi , premièrement , si Ton' veut s'entendre , ce n'est pas aux loi^9 mais à celurquia fait les. lois, que l'on obéit: d'où il suit, en second lieu» que le Turc à Constantinople, etl'Anglois à Lotadres, obéissent également aux lois'^ et n'obéissent qu'aux lois; car.la volonté du sultan

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