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estla'Ioi à Constantinople , comme' la volonté du parlement est la loi à Londres. Or M. Voltaire f , ni aucun de ceux qui' ont répété sa phrase , n'ont youIu dire qu'un Turc étoit aussi libre qu'un Anglois.
Leur pensée est-telle que la vraie liberté con- 6iste à n'obéir qu'au pouvoir dont les volontés sont invariables ? Cela seroit encore très faux: car 9 supposer de mauvaises lois , des lois oppressives, comment sera*t-ôn libre précisément parcequ!on vivra sousune immuable oppression? £t de plus, daiks cette hypothèse , la liberté seroit une chimère , puisqu'il n'y a rien sur la terre de plus . chimérique que des lois ou des volontés qui me changent point ; et les lois d'ailleurs , pour être toujoun bonnes , doivent changer quelquefois , suivant l'état de la société. Toutes les lois d'un peuple naissant ne conviennent pas au même peuple plus avancé dans la civilisation.
YeulentMls dire qu'être libre, c'est n'ubcir qu'à un pouvoir légitime .dont les volontés' sont justes ? Tout le monde en conviendra ; c'est comme s'ils disoient : La liberté consiste à n'obéir qu'au pouvoir établi de Dieu , et qui gouverne selon la loi de Dieu , loi parfaite , et hon de laquelle il ne peut exister rien de
55s • PEHSÉBS
juste. La vraie politique « aussi bien que la Traie philosophie , commence et finit dans le catéchisme. Un pauvre prêtre de village enseigne l'une et l'autre» au pied de l'autel, à de petits enfants qui comprennent cette simpie et sublime doctrine. Une autre doctrine a été, de nos jours, enseignée aux hommes au pied de Téchafaud ; je ne sais s'ils Vont comprise , mais elle a dû au moits fixer leiu* attention.
Il y a des gouvernements qui peuvent amener les hommes à un tel degré de corruption et de bassesse d'âmei-, que dans rinexprimable dégoût qu'ils inspirent ^ Je spectacle du crime même, audacieux et passionné, seroit presque un soulagement. Il est dut* pour les peuples de mourir dans la fango. €e ne devrait être le destin-qué de ceux qui les perdent.
On.se plaint , et avec raison , de la multitude des sociétés secrètes qui s'organisent de toutes parts; Youlez-vous détruire leur influence , faites* en une publique.
Après la sécurité de la conscience^ je ne
▼oig guère d'autre moyen de s'élever à un état tranquille , A cet imperturbable repos de Tâme , sans lequel la rie est un long tourment, qu'une mâle indépendance' et des hommes et des choses.
Nil âdmirari , prope« ret ctt an» , Namiti, Solaqae, qaae potsit ftcere, et Ber?are beatom.
Quiconque ne §aît pas se mettre au-dessus de tout est le jouet de tout. Il ne peut se répondre d'un moment de paix ; nageant et flottant saps appui au mîlîeu de cet orageux oc^an de la vie humaîDje , entraîné par ses courants et roulé au hasard par ses vagties , à travers les écueils et les rochers, sur des rivages inconnus. Pourquoi tant d'inquiétudea sur ce qui sera ? Il est rare que ce qui est ne aoit pas supportable. Même quand il l'éprouve,, même quand il le , châtie , Dieu est plus doux à l'homme , que l'homme ne Test à lui-même. Presque tous les maux'n'ont de fondement que dans notre imagination : ce sont nos prévoyances et nos craintes qui leur prêtent leiurs plus vives pointes. Nous les aggravons avec art en les prolongeant dans l'avenir ; la souffrance présente ne nous ' suffit pas : nous voulons souffrir en outre et dans le temps qui n'est
'(BNSéB»
plus, et dans celui qui n*est pas encore; Nous tirons notre être et retendons à la mesure des plus vastes douleurs iinaginables. Notre misère a sa racine daDs'botre raine sagesse.
De$ idées liabitueUeacteot basses produisent
un langage ignoble : cela se remarque dans les
gens les plus aju-dessus. du peuple autant que
dans le peuple ; car la grossièreté du peuple
nest pas toujours bassesse, il s'en faut de
< beaucoup. Les sots s'y tromj^nt , mais ce sont des sots. Ils jugent des sentiments par la correction du langage , et de rhon^me sur Tbabît. Le sage regarde plus avant, et le cbrétieu eny core davantage/ . . ■»
Il e^t de foi qtte le démon nous tente f qtie les bonjs anges au contraire ôous inspirent des - pensées^ des sentiments salutaires. Pouvonsnous discerner ces peiljées , ces sentiments , de ceux dont la cause -est ea nous-mêmes? Nullement. L'action'de ees êtres spirituels sur notrt cerveau , oti immédiatement sur notre âme, se confond totalement avec les opérations de notre urne mêo^e. Le sens intime ne nous appreud donc rian de certain sur Ja cause
BltlSRSES. . 555
réelle de tios sentiments él de nos pensées ; et rexîstencc des anges , quoiqu'ils agissent sur nous à tous les instants , nous seroit à jamais inconnue , si elle ne nous étoît révélée par la parole ou attestée par un témoignage. Ainsi de V&me dos autres hommes , ainsi de Dieu même. *
L'homme sent tellement qu>'il est né pourk travail , qne le peuple attribue au travail tous les genres de supériorité, même le génie. Plus près de l'état natif, il voit très bien que nous n'avons que des connoissances acquises , des talents acquis, ei s'il se trompe, c'est seu-. lement en s'imaginant que les facultés ell6§mêmes peuvent s'acquérir lerreuc moins grande et moins dangereuse que celle du philosophe qui croit tout tirer de lui-même , et se créer ce qu'il est. L'erreur populaire tend à affermir l'autorité, et eu cela elle est favorable k la raison; Terreur philosophique tend au contraire à détruire la raison en.détrpisant l'autorité.
Le cohsentemeot commun dans la conduite , par exemple y l'existence des mêmes désordres
556 FÉKSiES
dans' tous les pays et dans tous les* temps, prouve que partQutJ'hoinme a les mêmes passions, et par conséquent le même intérêt à nier la loi qui les condamneL , ou à nier les devoirs opposés à ces passions. Cette loi subsiste cependant ; elle est non seulement connue , mais avouée de tous les peuples. Pour qui sait . l'entendre , cela prouve invinciblement , et que cette loi n'est pas de lliomfne , et que la raison universelle est inaltérable ou infaillible.
Xa pins grande misère de l'homme n'est pas rincertitude de ses jugements, mais l'Inconstanôe de sa volonté.
' La raison n'ordonne jamais, elle conseille tout au plus : la parole qui commande vient de plus baut«
Descartes conseille à l'homme de mettre d'a-
, bord sa raison au secret, et de lui donner en-
suite la question pour lui faii^ dire ce qu'elle
ne sait pas. IS'j a4-il pas quelque dureté dans
cette jurisprudence philosçpbique?
Un homme obscur , sâus pouvoir, sans cré-
DivnsBF. 557
dit , sans richesses , qu'est-il ? que peut^il ? Il jelte une idée dans le monde , une seule ; elle pénètre,' elle soulève la masse iaimense des pensées hunaainés , elle leur imprime une même direction ; le mourement passe dans la société , et les empires tombent ou se relèvent , selon la nature de cette idée qui domine toutes les autres 9 et subjugue les esprits. '
Il y a des choses qu'on dit pour les faire d'abord croire aux autres » et tirer ensuite de là un motif pour les croire soi-même. Yoili pourquoi les rieillards aiment à se louer de leur sanfé, de leur mémoire, de. leur esprit qui n'a pas baissé , disent-iîs. Us cherchent un témoignage pour affermir leur foi.
On aime généralement à montrer ce qu'on sait. II y a cependant une choso dont on est encore plus presbé de parler ; c'est ce qu'on ne sait pas.
Les François passent pour frivoles , parcequ'ils^ rient de tout , deé vice^" 9 des crimes même; et cependant il n'y a point en France plus de criminels et de gen5 vicieux qu'ail-
558 psmiss
louiCi au contraire : ce a'e$t donc pas par corruption que le François rit. Qu'on y regarde dfe près , on ?erra qcie le lire en général'efit déterminé par le contraste vivement senti entre ce qui devroit être raisonnablement , et ce qui est. Or rien de plus opposé à k raison qtie }e vice et le crime ; et tout vice, comme tout crime , 06t une sottise. Ceux qui ay \oient qu'un désordre gén^issent, ou frèmisseot; ceux qui voient «davantage apesçoivent encore le contraste d'où, natt le ridicule. Ils n*ont pas moins d'horreur pour le désordre, mais ils ont plus de mépris pour la. sottise; et ce qu'on taxe de frivolité n'est souvent qu'une raison .plus fine , plus éteaduje et plus pénétrante.
Quand on ne porte pas Tamour de soi jusqu'^ la haine des autres, on esttranquille> on se croit en règle.
Le sentiment que noos avons des choses varie selon notre état intérieur, et notre état intérieur varie lui-biême suivant les impressloQS que nous recevons du dehors.; de sorte que notre âme agitée perpétuellement, ne peut se reposer ni dans la.joic, ni dans la douleur
Dn)SB6B8. 5S9
Le temps est un fleuve rapide , mais qui tarira. Chargé de. tous Ies«ctres ^iraots, ilJes emporte pêle-mêle à travers des régions in»coonues, elles jette çà et là sui ses bords.
imam ^1
Avez-vous TU sur un cercueil ce long drap noir Berné de larmesl^ C'est l'emblème de la vie«
Toutes nos joies sont soudaines; jamais elles, ne naissent de la réflexion : on diroit qu'elles ne peuvent entrer dans Tâme que par surprise.
Nous avons peu de sentiments purs; presque tou}our6 ils sont mélangés. Les larmes but leur joie secrète^ et il ne faut pas creuser bien avant dans la joie pour y découvrir quelque- tristesse, cachée.
L'homme , a^euglç dans sespensées 9 Test encore plue dans ses désirs. Ce qu'il demande au ciel, quelquefois l'en fer le lui donne.
Dans le jeuçe ûgeon aime beaucoup, parcequ'on crpit beaucoup ; on n'a l'expérience ni des hommes, ni des choses, ni du temps. Plus tard le cœur se resserre , parceque la foi di-
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niioue ; quand elle s^éteint tout*A-fajt ^ il se ferme.
On 66 lasse bientôt d'aimer seuT, et si Tod ne témoigne qa on vous aime, comment saiirez-vous que- vous êtes aimé.? Otez le témoi-gnagBy vous détruisez lamour. Chose admirable , que ce qu'il y a de plus" doux dans la Tie soit nécessairement un objet de pure foi !
Il y a des esprits qui ne sodt jamais sortis dn
même lieu , qui n'en coHnoissent point d'autre , qui ne soupçonnent pas iqu'il y ait quelque chose au-delà de leur petit empire. Ces esprits s'inquiètent quand on les quitte. Si vous dépassez lebr frontière, ils Vous croient perdu.
Combien y a-t-41 de siècles entre deux siè- • clcs , dont l'un a produit Malebrancnc, ^t Vautre Condillac, celui-là Tange, celui-ci la brute de la métaphysique ? -
Qnaud la foi meurt , la raison s'ipiagiDe qu'elle héritera; ftiais son fils, aine , le doute , lui dispute la succession; il fait, plus » il^'en
DIYEKSES. 56 1 .
empâte , et Ton ne sache- pas que sa mère l'ait jamais dépossédé.
Croire sincèrement être ce qu'on est , voîlà , toute rhumîlité ,cettô vertu si rare et.si pénible à l'homme.
L'iiomme humble ne juge pas les autres ; l'homme modeste n*exîge pas qu'ils se jugent inférieurs à lui. X'orgu^l sauvage et dominateur Tent s'élever hu-dessus de tout. La. modestie, contente d elle-même, ne cherche ni esclaves ni sujets. Elle aime la paix et l'offre à tous les amours-propres; c'est la civilisation de la vanité. ^
La flatterie est la pojitessc du mépris.
Plaidante chose que la justice des hommesJ voyez la forme de leurs jugements : il y a » disentais , tant de vo{)r pour et tant de voîx contre : 1)9 ont céduit la raison aux régies de l'arilhmétique , et la vie et la mort dépendent d'une soustraction. Peser^ cc-seroit une affaire; H est bien plus court de*ct)impler. C'est comme si l'on disoit : toutes les intelligences soutéga-
5$a PKiTftiEs
lament éclairées , également fortes , toutes ies consciences cgalemeAt droites. On le sait; çiais cnfiji cela a semblé plus commoëe. Calculez donc , et jogcjt * et vivett et moujrez au gré de ceux dotut VQUS pe voudriez pas recevoir un conseil sur la moins importante de vos affaires. ' Voilà ce que peut dire et ce. que dit la raison philosophique. Partant de là , détruisei ce que Texpérl/snce et le sens commun ont établi partout, abolissez la forme des jugements, les règles des tribunaux , déclarez qu'à Tavenir la conduite des affaires humaines , le dioft de vie et de- mort 9 appartiendront exclusivement à la supériorité d'esprit, et vous veiYez en peu de temps ce quc'deviendra la société. '
Cet homme me méprise. Qu'est-ce que cela vous* fait? L'estîmez-rvous, l'aimez-vous tant que vous-né puissiez ou revenir de voti^ surprise, ou vous consoler decc qu une fois il a porté un jugement fhux? Mais il parle de moi en toute occasion d'une manière désava&ta-
geuse. Qu'importe encore? Aviez-vous confié à sa langue la garde "de votre repos»? Si.cela est, ne vous plàigaez point, -car ce qui vous arrive votisi'avez dû prévoir, et dèa lors vous l'avez
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voulu. Si cdia n'est pas, de qûojlTQuspIaigoez*
vous ?
* Les anciess eofermaient des trésors dans les tombeaux; mais le plus grand trésor qu'ils recèlent', pour un être aussi çalamiteuk que l'homme , c'est la mort. !
Pourquoi les hommçs pardonnent-ils plus aîsém^Qt la haine que le mépris ? Ne sefoit-ce pas parceque* la haine" s'attache toujours à quelque chose par où l'hommb qui est bai s'élève au-dessus de celui qui hait, et le mépris au contraire ? L^ haine monte vers son objet ; le mépris descend, mais pas asseï pour qu'on n.e puisse quelquefois lui échapper à force de bassesse. C'est undes'secrets de notre siècle; qu'il en use donc .: mais il ne fandroit pas, comme plusieurs , en abuser.
De même que TÉglise pu la société des chrétiens est une, universelle, perpétuelle, sainte, ainsi. la société de toutes les faisons ou l^a rah* son humaine est une, universelle, perpétuelle, sainte , puisqu'elle ne peut tomber dans l'erreur , ni approuver le mal. Fondée parla parole
S64 " psnAûes
divUie y principe de toute raison i^ elle se coaserne également par la parole ou la tradition qui perpétue la pensée et la.Ycrité, et par la foi en cette parole , foi nécessaire au salut ou à la vie de chaque raison particulière, puisqu'elle n'est q4i*une participation de la rie commune, de la vie. universelle et perpétuelle. Et VEgUse aussi , fondée par la parole divine ou le "Veibe divin, raison iryfînie, se conserve par la tradi* tion qui perpétue la vérité^ et par la foi qui nous fait partjciperà cette vérité.
Ily a deux ordres entièrement distincts. Tordre de Tîntelligence et Tordre de la volonté. Ceux qui veulent que la raison n'admette rien que ce^ qu'elle conçoit , qui placent en elle la règle des croyances, clétruisenc la religion et la morale même en détruisant la foi, et sont forcés de nier ou que Tliomme soit libre 9 ou qu^il existe un<i loi de son intelligence. En effet , qu'une idé« se manifeste à son esprii, ou cette idée ne le frappera pas comme vraie de telle manière qu'il ne puisse y refuser son acquiescement, et alors il n'est point tenu de croire, et en ne croyant pas il use légitimement du droit qu'on lui attribue d'être à luimême sa règle ; ou il sera hors de' son pouvoir
DIVEBStiS. 565
(le résister à la conTiction que celte klée fait naitie en lui , et alors si cette convicUon invincible est ce gu on appelle loi, cette loi est acccssitante, et l'homme n est plus libre.
On voit qu'à moins de changer totalement le sens des mots, tot^te religion et toute m^ialç sont renversées, dans ecs deux cas, par leur base même , ainsi que toute notion d6 lof.
Il n*y a de loi possible poyr rintelligence, et par conséquent de morale et de religion, qu Vu admettant que Thomifie, quelle que soit sa conviction , peut et doit croire quil se trompe , lorsque sa raison se trouve sur quelque point en opposition avec une raison,plus hante, la isaison infinie de qui émane la ]oj. 11 nVst pas maître sans doute de voir ce t{tt'il xsSt voit pas, ou de se donner une conviction différente de celle gn-il a ; mai» U est maître de la faire céder à un jugement supérieur an sien , et d'agir en conséquence'. Cet acte de la volonté qui contraint TintcUigence à obéir est ce qu'on nomme la foi»
Doutez*-vons de la dégradalîdn originelle dç Thomme, voyez. avec combien de peine cet être fait pout Téternité supports une vie d'un moment.
566 nNsiis
Un sophiste a dit : L'homme natl bon. 2t qu'est-ce do oc quiledégrave? La société, répond Te sophiste. De qui se compose la soeiélé? D'hommes apparemment. Yoilà donc toujours' le mal qui sort de la volonté de cet être bon. Pauvres gens! ils veulent à toute force jue la religion mente ; et, pour prouver qu'eHe ment. Us répètent, eu d'autres termes, ce qu'enseigne la religiou. ' \
Qu'y a-t-il donc dans l'homme qui le^iorte si souvent & dire a sa conscience* Tais-toi!
, Quand la passion presse l'homme, presque toujours avant qu'il y cède , il y a un moment d'hésitation. Il interroge sa conscienôe : Por* teras-^tu bieix ce crime? et avant qu'elle réponde le crime est déjà cotnmis. -
Pour la philosophie le crime est une errepr; pour la religion l'erreur est 'un crime.
Le plus haut degré de crédulité est la foi en soi-même.
Il y a des esprits qui se sentent mourir , et
OlYfiRSES. 567
qui regrettent la vie : ce sont ceux où Ton voit encore qucilques désirs de foi.'
Où se précipite cette foule? Jeunes et vieut, riches et pauvres , se pressent , se mêlent , se * confondent. Une invisible main les pousse 9 à travers un étroit passage , vers une porte qu^ls se hâtent de franchir. Au-delà que se trouvet-il ? Ils le sauront tout^à-l'heure ; à pissent Ds n'ont pas îe temps d'y songer.
Qu'es^ce que la mort? Le. lendemain des grandeurs, deâ richesses, des plaisirs. On se couche dans les pompes et dans les voluptés , on se réveille dans le sépulcre , sous un froid linceul, entre l'ouUi de la terre et T^éternité de l'enfer ou du cieh
La prière est* le dernier lien qui nous attache au ciel : quand il se rompt 1 l'enfer s'ouvre et reçoit son nouveau sujet. '
^ Pleins de cet ardent amour qu'on leur connoit pour tes hommes , les philosophes n'ont cessé de s'élever , avec une constance infatiga- Ue I contre le^ reUgions po$iti9€Sf cause iouné-