‹ Nouveaux mélangesChapitre 12 sur 107 · A UN PROTESTANT. }S · texte numérisé non relu

A UN PROTESTANT. }S

TOUS croyez voir une contradiction dans le dogme de la présence réelle ; TEglise nie l'e^cistence de cette contradiction. Qui a tort, d'elle ou de TOUS? Si vous affirmez que c'est elle, TOUS TOUS attribuez à vous-même l'infaillibilité que TOUS lui refusez ; si vous demeurez dans le doute, il en faut revenir nécessairement aTCc le catholique, à examiner d'abord l'autorité de l'Eglise ; et cette question décidée décide toutes les autres.

Les difficultés de raison contre des mystères prouvés certainement par une autre voieq^ue la raison ne peuvent jamais être que très foibles. On parle d'objections insolubles: supposons qu'il y en ait de telles , qu en résultera-t-il , et que signifiera, dans le cas présent, ce ipot d'insolubles P que la raison de tel homme, ou même de tous les hommes , n'a pu trouTer en-

core le moyen d'accorder deux Térités d'un ordre supérieur à leur intelligence actuelle. Je TOUS le demande, que conclure de la?

Mais il y a plus : nulle objection de ce genre n'est encore restée sans solution. — Soit, direz- Tous, mais ces solutions n'ont pas satisfait tout le monde. — Elles ont satisfait les catholiques » pour ne parler ici que d'eux seuls ■ : et comp-

• U prètence tMIt de Jéwi-Gbritt d«Df l'Evdbarirtie cH un

H nÉPONSB

tez-TOUd leur raison pour rien ? II suffit que la GOQtradictioD qu'on reproche an dogme soit contestée par un grand nombre d'hommes sincères» pour qu'elle doive être au moins regardée comme douteuse ; et alors ce n'est plus qu'un doute que tous opposez à 1 Eglise. Vous lui dites: Votre doctrine n'est pas démontrée par la raison. Elle l'avoue., et vous répond que ce n'est pas non plus par la raison , ni sur la raison , qu'elle prétend établir sa doctrine.

Si vous persistez à soutenir, contre un grand nombre d'hommes qui le nient, que la contra* diction soit prouvée, c'est soutenir que votre raison est un juge universel, infaillible» sans appel, qu'elle a tout vu, etqi^ quiconque voit autrement qu'elle , ou s'imagine voir plus qu'elle , s'abuse nécessairement

Hélas! rien ne devroit être plus certain ni plus clair pour nous que la foiblesse de notre esprit. Dans les sciences mêmes , et dans les mathématiques en particulier, combien de prétendues démonstrations n'ont pas été re« connues fausses avec le temps! Lorsqu'il s'agit

dogiae poiv le« lathérienB comme pour les catholiques , et les objections des calvinistes contre la possibilité de cette présencs, «i tav JP9W999M pM plus folidea qa'è noiu.

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