‹ Nouveaux mélangesChapitre 76 sur 107 · PUBLIQUE · texte numérisé non relu

PUBLIQUE

\iQ degré supérieur; et bien Entendu, il ne manque pas cette heureuse occasion d'atta- ^querles Frères des écoles chrétiennes. Qu'en dira M. Taumônier, prédicateur du Roi? Le journaliste exprime quelques regrets touchants sur la destruction de l'école Normale , quieitimoit plm 1 dit^l , le grec de Platon que celui de $aini Chrysostome. Qu'en pense M. le professeur d'éloquence sacrée? Enfin le Constilutionnel ose croire que M. l'évcque d'HermopoIis sera de son afis, et quil ne prêtera pas l'oreille à des conseils évidemment destructifs de toute éducation forte 0t nationale. Il nous accuse , en même temps, d'avoir traité ee prélat respectable aeec peu d'égards : nous doutons qu'il soit plus flatté des égards du Constitutionnel (i), »

C'étOit assurément quelque chose d'assez étrange que les attestations de piéjté et de bonnes mœurs accordées si libéralement par /e ' Constitutionnel aux collèges de l'Université. A défaut d'autres "preuves, celle-là seule auroit suffi pour justifieff nos accusations, et nous en fîmes la remarque.

c Un .court article , inséré dans le Drapeau blanc ^ a jeté Talarove dans le sein de Wai^ versité, qui, depuis quelque temps, vîv^jît tran-

> Drapeau tlanc do 19 faid 18)3.

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quille sous la protection du sileocc. Lès jour^ naux libéraux et ministériels se sont croisés , comme de raison , pour défendre certains col* léges royaux » lesquels représentent l'enseigne-* ment mutuel à un degré supérieur^ selon la juste expression du Constitutionnel ^ qui a cru de- \voir donner acte de sa satisfaction aux chefs ' de ces établissements , principalement pour ce qui tient à la pratique de la religion. Cela seul justifieroit, s'il en étoit besoin , tout ce que nous avons avancé d'après les renseignements les plus exacts 9 et prouveroît combien il est pressant de réformer l'éducation de la jeunesse si l'on veut sauver l'avenir. Nous reviendrons, ainsi que nous l'avons promis ^ sur ce sujet important ; aucune clameur ne nous empêchera de publier la vérité; c'est notre devoir , et nous le remplirons , quoi que puissent dire les hommes pour qui la morale est une science qui n'est pas faite encore. Dans ce siècle de lâcheté, ce qu'il y a de plus funeste et de plus effrayant, ce ne sont pas des desordres qui cesseront dès qu'on en aura la volonté ferme, mais la foiblesse qui n'ose en avouer l'existence , de peur d'être obligée de les réformer. . EHe étend un voile épais sur l'impiété , sur la corruption; et puis^, déguisant ses secrètes

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angoisses, eUe atteste y avec une apparente tranquillité y que ce qui est là-dessous , c'est le bien ».

GèpeiKfdiit les ioformations les plus déplorables continu oient de nous arriver et de Paris et des provinces. Alors, après de mûres réflexions, et des conseils que jamais nous ne regretterons d'avoir suivis , n'écoutant que la voix impérieuse du devoir , nous adressâmes au Grand-Maitre la lettre suivante, qui excita*, de si violents orages.

* MONSEIGNBDF,

Un des plus profonds observateurs de la société, et le génie le plus vaste, peut-être, quiait illustré le grand siècle , Leibnitz disoit : a J'ai tpujours pensé qu'on réformeroitle genre iJbumain, si on réformoit l'éducation de la 9 jeunesse. » L'homme est tel qu'on le fait, et si, à certaines époques, il y a dans les dispositions des peuples quelque chose de plus fort que les gouvernements , l'avenir dépend d'eux, et ils en répondent , parceque l'avebir est tout entier dans les doctrines dont on nourrit l'enfance , dans les sentiments qu'on lui inspire^.

*' Drapeau ù(anedxi 22 juin 1825.

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dans les habitudes qu'on prond smn de kii Aim contracter,

L€s ennemis de l'ordre, tes enfants du siècle, pim habiles nouBdit TEvangile, ^m les enfants

- de lumière j ne s y méprennent point; iJs savent . que , pour préparer ou affermir le règne du oiaU on ne sauroit trop tôt en déposer le ^rme dans les cœurs : aussi, dès qu'un pays entre en révolution, s'occupent-ils d'abord de chan^ ger réducation publique. C'est ce qu'on a pu

. , remarquer récemment à Naplés et en Espagne. En annonçant le dessein de s'emparer de la génération naissante, à l'aide d'un enseignement dirigé selon leurs vues, lés Gortès voulurent assurer le triomphe de leur cause, et décourager dans les gens de bien l'espérance 'même.

A cet égard , comme en tout le reste, les révolutionnaires espagnols ne firent qu 'imit* Texcmple que la France leur avoît donsé ^ la France qui, après avoir offert à l'Europe le plus pSLffait modèle de civilisation , semblé ensuite avoir été destinée à la guider dans le désordre et à l'instruire dans la science du mal. .

Je ne ferai point ici l'histoire des hideuses iDsUtutions ^ui portèrent successivement le nom de Prytanées et de Lycées., Personne

n^ignore ce que ftit lëducatiOD publique sous la Cooyention, le Directoire et rEmpire. Le nouveau peuple qu'elle dcvoit former naquit dans le sang , près de i'échafaud de Louis XYI et des autels de la déesse Raison. En détruisant le christianiscne , l'anarchie s etoit flattée de créer des hommes libres : un despote vint, et ne trouva que des es'tlaves. Le Christ soûl affranchit les peuples ', et tous les siècles d'incrédulité ont été des siècles de servitude.

« Au retour des fils de saint Lpuis, l'on crut, qu'on rendroit aux pères de famille les droits que Buonaparte leur avoit enlevé.^ en établissant le monopole de l'Instruction ; que les éco-< les ecclésiastiques cesseroient d être soumises à un régime prohibitif anti-chrétien , et qu'on s'oceuperoit de corriger les vices de renseignement universitaire. Ces espérances ne tarderent pas a s'évanouir ainsi que tant ^'autres. Les énormes abus dont la France se plaiguoit subsistèrent. On continua d'exécuter les règlements tyranniques du Corsé; on suivit avec trop de succès le même système de corruption, et nous avons été, Monseigneur, plus d'une fois témoins de l'horreur que vous inspiroient la profonde impiété et les mœurs dissolues des col-

* Chrûius wfs Ubcravit. Joan., Tiii , 5a.

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