‹ Nouveaux mélangesChapitre 77 sur 107 · iBrcAnon · texte numérisé non relu

iBrcAnon

Irfgcs. L'cspril d<5 révolte y pénétrait avec J^9 doctrine»- révolutionnaires, on se vit contraint, à P^rîS même, d'enrployer la. force arnaée pour réduire cette jeunesse indiscipli^iée , et il 7 eut . dans le monde un pays où les gendarnies de* vinrent les instituteurs nécessaires do leo» fance.

Lorsque le maHut ainsi parvenu à son comble, on parut commencer à s'en effrayer. Une* troupe de séditieux imberbes, jugeant et chassant leurs maîtres en vertu de la souveraineté du nombre et de Tautorité de leur raison , of^ froit un spectacle nouveau et propre à faire nai^e des réflexions graves. On sentit qu'il ■ étoit convenable de tempérer ce sentiment précoce des droits de l'homme^ et tous les Français attachés au trône, à la religion, h la patrie, applaudirent au choix qu*ou fit de vous pour assurer,' en réformant l'éducation publique, le bonheur, la paix et Vexistence même de la société.

Par quel triste enchaînement de cîrconstances a-t-on si peu fait encore pour atteindre ce but important? quels obstacles arrêtent votre zèle? De qui dépendent donc les changements qu'il est si pressant d'opérer? Quelle force inconnue vous lie les mains? N'a-t-on voulu que

placer le désordre sous la proteetioa d'un uom respecté? Lorsqu'on atteadoit de vous de si , grands biens, lorsque vous pensiez pouvoir réà^ User toutes les espérances » comment se fait-ih que vous ayez à gémit en secret de l'inefficacité de vos désirs , et de l'état déplorable des écoles ?

* Car il faut bien, Monseigneur, apprendre aux familles ce que votre position ne vous permet pas de leur dire , et ce que , sans doute • plus que personne, vous souhaitez qu'elles sa*chent. Le salut des âmes vous est cher; les travaux qui vous ont acquis une si haute considération n'eurent jamais d'autre objet: délivrer la jeunesse de la double servitude de Terreur et du vice, étendre le règne de Jésus-Christ, voilà ce^ que vous vous proposiez dans vos célèbres conférences, ce que vous vous proposez encore aujourd'hui ; et c'est pourquoi nous croyons coQcourii' à vos vues en donnant à cette lettre la publicité qui seule peut la reùdre utile.

Ici cependant nous confesserons l'embarras extrême où nous jette la nature des maux que nous avons a révéler. Comment peindre, comment indiquer môme ce qu'on voudroit effacer de sa pensée? Mais aussi comment se taire lorsque le crime, dev(\nçrtnt l'âge des passions^

3^4 ÉDtCATION

lïe laisse plus de place ù rinnocence dans b vie humaine; lorsque souvent^ le remords lui-même s'éteîgnant avec la foi, on cherche en vain 9 dans ce qui reste f quelqi|e chose de rhomn^el^Nous aimons aie déclarer, plusieurs membres du corps enseignant s'acquittent de leurs fonctions avec un zèle qui porte son fruit, et le bien qu'ils opèrent accuse les autres de tout le bien qui ne se fait pas. En beaucoup d'établissements, et nous en avons les preuves, non seulement on ferme les yeux sur les plus énormes excès, mais on les excuse, on les jUstiiie, ou au moins on les tolère comme inévitablés. L'autorité civile est plus d'une fois intervenue pour les réprimer, tant le scandale étoît publir^. Tout récemment encore, en un cheflieu de département, le maire, dont la fermeté devroit servir de modèle en de semblables circonstance^, força le proviseur etl^s professeurs du collège de signer la promesse de se retirer, en les menaçant, siir leur refus, de les traduire criminellement; devant les tribunaux.

Ëxagéions-nous, Monseigneur, quand nous disons qu'il existe en France des tuaisons souniiîses d'une manière plus ou moins directe à rUnivcrsité, et où les enfants sont élevés. dans Tathéiscne pratique et dans la haine du cliris-

tianisme^Daas un de ces horribles repaires du • vice et de l'irréligion , on a tu trente élèves aller ensemble à la Table sainte , garder l'hostie consacré^e, et par un sacrilège que les lois auraient autrefois puni ,en cacheter leâ lettres qu'ils éciivoient à leurs parents.

Nous pourrions citer beaucoup d'autres faits qui montrer oient, comme celui-ci, à quels dangers l'éducation pubIique»corrompue dans presque toutes ses sources j expose l'avenir. Une race impie, dépravée , révolutionnaire, se forme sous l'influence de l'Université. Déjà, dans ises pensées aveugles et ses espérances sinistres, cette jeunesse tu rbuleate médite des boulever^ ôements; elle sait que le monde lui appartiendra, et le monde, dans uu temps peu éloigné, apprendra, si rien ne change, ce que c'est que d'être livré à des hommes qui, dès l'enfance, ont vécu sans loi, sans religion, sans. Dieu.

Une sorte de régularité extérieure, des actes de culte exigés par les règlements , trompent encore sur letat réel des écoles quelques personnes confiantes, qui ignorent que ces actes ^ dérisoires ne sont, lé plus souvent, qu'une pro* fanation de plus. Mais ce qui pourroit paroitre incroyable, et n'estcependant que trop certain» c est que» malgré ces apparences commandées»

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