‹ Nouveaux mélangesChapitre 78 sur 107 · ÉDUCATION · texte numérisé non relu

ÉDUCATION

on parvient quelquefois* à ôter aux élèves jusqu'à la possibilité de remplir leurs devoirs re-ligieux. Ainsi le chef d*uû' collège avoit régie le nombre d'enfants que Taumônier devoit confesser dans une heure. Un d'eux ayant dépassé le temps fixé, et voulant achever sa confession^ fut enlevé de force du confessionnal par un des maîtres d*étude.

Monseigneur , je lis dans TEvangile que le^' disciples de Jésus-Christ éloignant dé lui des enfants qu'on lui présentoit, îî fut ému d*îndignation, et il leur dit : « Laissez les petits en- »fants venir à moi, et ne les empêchez pas â/^'approcher ; car c'est à ceux4à qu'est le- » royaume de Dieu. »

Ne pouvons-nous pas adresser à l'Oniversîté les mêmes paroles? Ne pouvons-nous pas luidire : « Laissez les petits enfants qui vous sont )' confiés veuir à Dieu, à Jésus-Cbrist, et ne les » empêchez pas d'approcher; ne leur fermez » point la voie du salut ; ne souffrez pas que* iTon corrompe, pat des leçons d'impiété et des • exemples de libertinage, la pureté de leur foi »et Tinnocéâce de leurs mœurs. Un compte » terrible vous sera demandé de ces jeunes âmes »que Dieu appelle à son royaume: malheur à »quî les dépouille de ce céleste héritage^ ou

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»qui permet qu on le leur ravisse! Trop long- » temps OB les a séparés de leur père; lalssez- • les revenir à lui : que vos écoles cessent en- »fin d'être leç séminaires de l'athéisme et le «vestibule de l'enfer! •

Monseigneur, la France a les yeux sur vous; elle vous demande, après tant d'orages, la sécurité de l'avenir. Peut-être vous faudra-t-il , pour réaliser ses vœux, surmonter des obstacles; elle le sait, mais elle sait aussi qu'il n'est point de difficultés que ne vainque une conscience courageuse. Votre amour pour le bien, vos vertus , voilà le fondement de ses espérances ; il est impossible qu'elles soient trompées.

J'ai l'honneur d'être avec un profond rcs- ' .pect, Monseigneur, etc.

La conscience de monseigneur d'HermopoIis avoit été émue. Il nous fit demander par des amis commiuns des renseignements que* nous nous empressâmes de donner , et dont l'exactitude n'a pas^ été contestée , que nous sachions. Au bout de huit jours , une note insé- ' rée dans U Moniteur informa le public du résultat des réflexions de M. le Grî^nd-Maître.

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Cette note courte et substantielle mérite d'être

conservée.

«Uûe espèce de manifeste a. été lancé dans lepublic contre rUniversîté, dont j'ai l'hbnnear d'être le chef. Des raisons de convenance m'empêchent de m'expliquer; je le ferai quand le moment en ^sera venu. Je déclare, en. attendant, que je ne changerai rien au système d'administration que j'ai adopté, et que je tâcherai toujours de marcher avec force et mesure entre les cris de ceux qui trouvent qtie je fais trop et de ceux qui trouvent* que je ne

fais pas assez-

Le Graw-Maître. »

3 septembre i8a5.

Ees cris de ceux qui irouvoient que Monsei-gneur faisait trop, c'étoient, il faut bien le ' dîr€ï les cris des révolutionnaires et des impies, les cris du Constitutionnel et de sa faction. Ises cris de ceux qui trouvaient que Monseigneur ne faisait pas assez ^ c^étoient les cris de ceux qui demandoîcnt que Tenfance eût des mœurs et de la foi. Monseigneur promit de n'écouter ni les uns ni les autres. Il annonçoît de plus qu'il marcherait avec force et mesure; x-'étoit beaucoup assurément pour quelqu'un qui mar- -

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che entre des cris : peut-être voulolt-il dire*qu*il m^rcheroît selon là mesure de sa force.

Le ministère déploya la sienne en traduisant devant les tribunaux, non pas l'auteur de la lettre qu'il inculpoit dans sa passion aveugle , • jmais l'éditeur responsable du journal où elle avoit été publiée. Cette lâche accusation est le sujet des deux articles qui suivent.

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