‹ Nouveaux mélangesChapitre 80 sur 107 · SUR LE MÊME SUJET · texte numérisé non relu

SUR LE MÊME SUJET

Le tribunal de police correctioonel s*est oc* cupé de Taffalre du Drapeau blanc. îioas attendons avec confiaDcè le jugement qui sera rendu. Gomment pourrions-nous conecToir le plus léger doute sur Tissue d'un procès où nous paroissons comme accusés pour avoir plaidé la cause de la religion et de la société » la cause des familles et de la France entière? Quelle que soit, après tout, la décision de la Cour, la nature de l'action intentée contre nous donnera lieu à des réflexions graves. .• «Par quelle fatalité, a dit M. l'avocat du »Roi, sommes-nous appelés à poursuivre des » hommes qui, si souvent, ont prouvé leur lamourpour le bien, qui ont montré de si

• nobles et de bi beaux talents? Us étoient nos

• amis. Com'me nous, mieux que nous , sans » doute, ils ont cent fois foudroyé de leurs voix

• éloquentes l'allicisme et l'esprit révolution- » nuire. »

Nous concevons à merveille l'honorable élonuement de M. l'avocat du Roi. Certes, il ne devoit pas s'attendre que , sous un ministère

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sorti des rangs des royalistes , on robligeroit defoursuivre comme criminels des hommes qui ont constamment combattu l'athéisme et /'esjirit révolutionnaire^ et de les poursuivre précjcisément parccqu'ils continuent de combattre l'esprit révolatiofinaire et l'athéisme. Une pareille contradiction dans les ministres , une si solennelle abjuration de leurs anciens principes, étoit au-dessus de toute prévoyance humaine. Personne au monde n'auroit pu imaginer, qu'un homme seroitpar eux déféré aux tribunaux , pour avoir répété leurs propres paroles, pour avoir dit que l'enfance devoit croire en Dieu , avoir des mœurs et respecter le Roi.

Telle est l'action que M. Tavocat du Roi a dit qu'il s*agissoit d'examiner^ pour que la France sût si» légalement, elle est ou n'est pas un crime.

Ce n'est pas tout ; parmi les faits aussi nom- . breux que certains qui montrent combien il est nécessaire d'opérer une grande réforme dans l'éducation pubUque , et d'accorder par conséquent à M. le Grand-Maitre de l'Université toute l'autorité dont il a «besoin, nous ayons cité ceux qui nous paroissoient les plus propres à frapper les esprits , à émouvoir les

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coDSciences» et à faire sentir rétendue du mal auquel il est si pressant de remédier, Qu'a*t-<m fait? Au lieu de prendre les moyens qui s'of<froient naturellement peur s'assurer de leur vérité) on ne s'occupe que d'une seule chose, d'en atténuer l'impression. On nous accuse de diffamer le corps enseignant, comme ai le corps enseignant était diffaoié » parcequ'il existe do mauvais pensionnats et de mauvais collège : comme si nous n'avions pas établi bous-mëmes une )uste distinction . entre s^s membres; comme si, élèves et maîtres, touis étoient solidaires; comme si, enfin, c'étoit diffamer la France que de dire que les minis^ très qui nous poursuivent pour avoir rempli un devoir rigoureux sont Françms.

Et voyet jusqu'à quel point ils poussent l'in^ conséquence, et dévoilent leurs passions A tous les yeux. Us demandent des preuves de ce que iious avons avancé ; et à qui le demandentils? est-ce, à nous , qui pourrions seuls les donner? Ils s'en garderont bien. Us s'adresseront i un éditeurrêsponsable , qui ne répond point, «qui ne sauroit répondre d'une lettre signée par son auteur, qui n'a ni ne peut avoir au«oune connoissance des faits qu'on y cite. Qu'on nous dise'si c'est là chercher la vérité?

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Hx néanmoiDs ces faits, ou des faits sembla* blés 9 sont connus de tant de personnes » que M. l'avocat du Roi» obéissant au sentiment de l'honneur, en même temps qu'il étoit forcé de remplir les fonctions de sa charge, s'est vu con«* traint de soutenir que, quand même les profa« nations que nous avons signalées auroient eu lieu dans deux ou trois collèges, on ne seroit pas excusable pour cela d'en faire un reproche à l'universalité du corps enseignant ; ce que nous confessons sans difficulté : mais aussi, qu'on nous montre le passage de notre lettre où nous en faisons un reproche à l'universalité du corps enseignant? Avant qu'un homme fût publiquement reconnu pour insensé , il faudroit dés preuves bien fortes pour lui attribuer une pareille folie.

Au fond , il s'agit de savoir s'il est permis de signaler les vices d'une administration quel«conque» ou si, quels que soient les abus qui peuvent exister, les lois nous condamnent au silence; s'il est permis d'avertir les pères de famille, au nom du salut de leurs enfants, qu'ils doivent apporter un soin scrupuleux dans le choix des instituteurs auxquels ils confient un dépôt si chei:. Il s'agit de savoir si l'on peut encore, dans le royaume très chrétien,

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éleyer la Toix en faveur de la religion «t de la morale, en faTeur de Dieu et du Roi. 11 n*y a point d'autre question; c'est là -dessus que Dous sommons les ministres de s'expliquer. Quelle que soit, au surplus, leur réponse, nous savons quel est notre devoir, et nous le remplirons.

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