‹ Nouveaux mémoires secretChapitre 3 sur 16 · NOUYEÀtlX · texte numérisé non relu

NOUYEÀtlX

inaniére on évitail de frapper nos amis dans le combat.

ce Blonde! d'Auber a parlé dans le même sens^ et a fait sentir que nou3 étions plus que jamais dans la nécessité de ne pas effarouchep nos timides amis de la droite , qui flottent en-* core^ incertains s'il ne se rangeront pas san^ réserve sous notre bannière..'

<c La Bourdonnaye ne perdant pas de vue le but détourné de son attaque contre le. ministère j se récria à propos de cet avis de Blondel d'Auber, et nous dit qu'au contraire, si l'on veut réussir à recruter des prosélytes, il faut insensiblement, par des attaques ménagées, détacher peu à peu la droite de Villèle et Corbière, en faisant sentir tout le mal qu'ils font aux royalistes en paralysant leur marcher

« Donnadieu revenant une seconde fois sur la politique extérieure , nous £t sentir que le ministère, d'après les intentions bien connues de la Russie , ne pouvait se jeter vers la gauche ; et qu^ c'était une niaiserie de le craindre, el une tactique du ministère d'en inspirer la crainte, afin d'animer sans cesse la droite contre^la gauche, et de détourner par. ce moyen, d'eux-mêmes, les coups que nous pourrions leur porter.

«fr Le résultat de notre conférence fut de dire

M ÉMOI AÏS SfiCRfiTS. lOt

partout qu'on n'avait nullement Tintention de «e diviser d'avec nos amis

Mars 1821.. — ...^.. « Le ministère, disaiton alors, fut sur le point.de quitter la partie, ou plutôt il eut le talent d'en inspirer la peur au roi ^ qui venait de renouer d'unç manière inquiétante avec le duc du i5 février (i). Ayant donc assuré le roi que son intinaité avec M. Decazes jetait une espèce de défaveur subies conseillers de la couronne , Louis XVIIl écrivit à son favori : « Vous êtes le maître de ircster à a Paris si bon vous semble; mais alors isie pa-* <c raissez plus au château. » Cette coQduitedu roi ne rappelle- 1- elle pas celle de Le^uî&XV.^ écrivant au maréchal de Broglie : << Je vous» a exile, mon cher ami; plaignez -ni|(H» ib.le « veulent* d

ff Au momen t où le ministère obtenait du roi le renvoi du moderne Conçini (2), les libéraux faisaient courir le bruit que lestAutrichiens avaient été battus et repousses jusqu'à Rome; etLafiiie, pour rassurer ses amis sur toutes les poUvellQS qui se répandaient, et qui n'étaient pas favorables au parti libéral , forgea je ne sais plus

(i) G*est ainsi que ce parti appelait M. le duc Decazes. (2) C'est encore un nom donné à M. le duc Decazcs..

lOa NOUVEAUX

quelle défaite de$ Autrichiens près (TJquila f ce qui lui fit donner le sUrnomde Comte (conte) d^Acfwlan

a En effet y les nouvelles n'avaient aucun fondement; et bientôt on apprit que tout était terminé à Naples , et que la seule présence des Autrichiens avait suffi pour y comprimer enfin Tétan révolutionnaire.

« L'abbé de Fradt se trouvait chez uue amie (du duc de Richelieu, au moment où cette nouvelle arriva y et s'écria : Ce n'était pas la peine de commencer ! Les événements de Naples qui arracbérent cette exclamation à l'abbé de Pradt, causèrent une allégresse générale dans tous les salons royalistes, et c'était une véritable curiosité de voir la joie de chacun ; mais surtout des ministériels qui criaient victoire encore plus haut que nous autres. Mais quelle pitié ne doivent pas inspirer nos hommes du pouvoir, quand on pense qu'il a fallu le succès d'une armée étrangère à trois cents lieues de Paris ^ pour rassurer la monarchie française sur ses bases !.....»

On peut juger, par cet extrait, du genre et de la nature des réunions du parti qui crie si Jbaut aujourd'hui contre les assemblées qu'ont tenues les électeurs de Paris. Le seul but de ceux-ci était d'examiner les titres des différents

MEMOIVS8 DECRETS. lo5

candidats qui se pr^seniaieqt pour être élus* C'était une épeuve qu'il fallait subir. Elle fut fatale à plusieurs , en rappelant de fâcheux sou- ▼eniva, et l'eu ne trouva point , par «cerople^ que le dévouement^ sans bonnes aux volontés de Napoléon fût une garantie de constHutùmnaiiîéé Ainsi, MM. Boolay de la Meurtbe et de Fer« mont furent obligés de se retirer pour éviter ULàonie d^un rejet. Quand on n^ d'autres titres qu'une obéissance serviie au pouvoir absolu ^ on ne se. présente point à ceux qui cherchent les défenseurs des libertés légales.

ig avril» — M. de JBuUj- père^ et M. de BuUjr JUs. — Dans la séance du ig, M. de BuUy fut l'objet d'une discussion peu agréable pour ce député. On trouva que les méines con-* tribu lions avaient servi au père et au fils; au. premier^ pour être éligible^ au second pour être député; et qu'elles passaient alternativement sur la tête de l'un et de Fautre , suivant les besoins du moment. La manière dont se justifia M. de BuUy, ne mit pas les rieurs de son côté. Le cens Rectoral exigé se composait de plusieurs fractions de somme appartenant au fils, au père, à la sœur, $ans que l'élu pût Caire voir qu'une portion n'avait pas servi à deux fins; tandis qu'on lui prouvait officielle-

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