‹ Nouveaux mémoires secretChapitre 6 sur 16 · I0 NOUVEAUX · texte numérisé non relu

I0 NOUVEAUX

H roQS SOUS les yeux de M* Feu trier lui-même^ K à Is). conditioB que les noms de nos pieux eor«- (I respondants resteront comme sacrés;. L'épis^ u copaty dit^elle encore ^ fidèle à son honneur, (c a*-t*-il censuré nos gémissements ? Concluez cf donc de cet assentiment , que M. Feutrier flc s^est séparé par ses actes ministériels de la tf cause des chrétiens* » Voilà > il en faut con« venir, une ccmclusion bien légitime^ Les gétnissements de la Quotidienne I Si l'on pouvait produire au grand jour les rédacteurs de ces gémissements , bien fourrés ^ gros et gras; pénétrer dansi Fasile de leurs touchantes élucubrationSy pour être témoin de la manière dont ils gémissent, on verrait celle dont ils se moquent de nous.

L'afchevéque de Paris met de la prudence dans son opposition. Il voudrait être cardinal. U a bien mérité 1q chapeau aux yeux des jésuites qui le. font donner à Rome , mais , pour l'obtenir, il faut être- présenté par le gouvernemenjt français;- de Jià, nécessité de ne pas rompre en visière pour les ordonnances rendues par c^ gouvernement. Grand embarras ! comment feron»-nous? tout s'arrangera, n'ayez pas d'inquiétudes»

Le MémcMTe des évéques, indifféremment appelé manifeste ou protestation , a^ paru par

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fragments ^ dans la GazeUe. Messeigneurs per^ mettent an roi de surveiller les écoles ecclésiastiques f en qualité à!évêque du dehors ^ qua« lité tout- à -fait nouvelle; mais ils ne . veulent pas que le prince ait la témérité (c'est le mot dont ils se servent) de soumettre leurs établissentents aux règles qui régissent tous les autres, ni qu'il ait \!l prétention d'accorder son autorisation à leurs écoles. « Illi se sont interrogés pour savoir ce qu'ils devaient à Gésar comme ce qu'ils devaient à Dieu ^ et leur conscience leur a répondu quil valait mieitûc obéir à Dieu qu'aux liommes. » En conséquence, ils s'écrient : non possumusl Cette protestation n'ayant rien moins que produit l'effet attendu , la Quoti^ dienne, digne sœur de la Gazette y fut chargée de désavouer celle-ci. Elle s'exprime dam ces termes sur le manifeste épiscopal. <c C'était une pièce que l'histoire devait plus tôt ou plus tard revendiquer; mais puisqu'elle avait été remise au roi sans solennité , il ne convenait pas que le public en reçût la confidence par une indiscrétion* Aussi les évèques ont-ils été surpris dé le retrouver dans la Gazette , et nous sommes au^ torisés* à déclarer que c'est à leur insu et contre leur gré qu'elle a été publiée. » Assertion qu'il est d'autant moins permis.de croire que deux jours avant l'insertion du premier de ces frag-

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menu , la Gazette avait annoncé qu'elle les pu-* blierait : ce qu'elle n'eût point fait si les évéques avertis eussent exprim^ la moindre contrariété. La vérité est, que les prélats s'apercevant du mauvais effet de leur protestation, -n'ont rien trouvé de. mieux qu'un démenti. Mais comme il était possible qqe cette seconde démarche eût encore des inconvénients , les agents du corps épiscopal pensèrent )avec raison que ce qe serait qu'une affaire de journaliste à journaliste, et que tous les deux pourraient être désavoués sans conséquence. CSe qui prouve combien cette conjecture est fondée, ce sont les peines que se donnèrent les évéques ou leurs ayant-causes, pour triompher des scrupules.de ceux d'entre leurs collègues qui n'avaient point adhéré à la protestation. Le nombre des dissidents varia notablement : de' quinze il fut ré^ duit à dix , puis à sept , endn à trois. Ce sont messieurs le duc de Rohan , le cardinal Isoard. et l'évêque d'Hermopqlis.

i8 août,^^ Ménagements envers le corps épis- CQpal. — Les évèques avec leurs protestations, leurs lettres ^ leur Gazette j leur Quotidienne y faisaient trop de bruit pour que l'autorité continuât de garder le silence. Le Moniteur, à la fin, l'a rompu, mais avec beaucoup de

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ménagements. « Deux journaux , a- 1- il dit j ont publié un écrit intitulé , Mémoire adressé au roi par les évéques de France. Us* supposent que ce mémoire a été rédigé par un grand nombre d'évêques. Toutefois^ il n*est revêtu d'aucune signature. La chose est facile à comprendre. Les évêques de France savent que s'ils ont incontestablement le droit individuel de porter au pied du trône leurs réclamations , ils ne peuvent se réunir, ni se concerter sans la permission du roi. Ce que nous savons de notre côté , c'est qu« le roi n'a pas reçu et ne recevrait jamais un mémoire qui serait le ré-* sultat d'une délibération de eette nature y prisé

sans son consentement De pareilles publi-*

cations sont au reste peu propres à servir les intérêts de la religion et assurer, l'obéissance des sujets. Elles ne sauraient émaner des évê-* ques y qui nous ont accoutumés à recevoir d'eux d'autres leçons et d'autres exemples. Le roi » dans sa haute sagesse , a rendu , dans les limites de son autorité , des ordonnances concerdant les écoles ecclésiastiques secondaires, pour procu^ rer l'exécution des lois de son TO^diumev II saura les faire exécuter. La dignité dé sa coùrpnne et le bien de la religion le commanden^t égale-^ ment. *« Cette tournure timide et circonspecte fut

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blâmée dans plusieurs journaux. On y remarquait avec raison qu'on manquait de sincérité en ayant l'air de douter de l'authenticité du mémoire ^ tandis qu'on savait que les évéques s'étaient rassemblés , et l'on désignait même le principal rédacteur de la protestation, La signature fut publiée dans la Quotidienne. C'était M. le cardinal de Clermout^Tonnerre ^ archevêque de Toulouse^ doyen d^s évêques de France , au nom de répi$cf^at. Ainsi l'on ne pouvait plus raisonnablement conserver de doutes. Il n'en e^ pas moins vrai que le blâme n'était point mérité si l'oii songe à la position , du ministère y et s'il e»t vrai ^ comme on l'assujre^ que cet article avait été mis spontanément dans le Moniteui*.

Dans ce Mémoire , connu maintenant, les évêquts^ après avoiv parlé de la douleur que leur causent les ordonnances du i6 juin, ajoutent que cette douleur devient plus vive et plus profonde à mesure qu'ils voyent approcher le terme fatal de leur exécution. « On leur de- 4c mande, disent-ils, de coopérer enx- mêmes « directement à des actes qu'ils ne peuvent i< s'empêcher de regarder comme humiliants <i pour la religion , durs pour le sacerdoce , gé-- (f nants et vexatoires pour l'autorité spirituelle « dont ils ne doivent compte qu^à Dieu , parce

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t< que àu^eul leur en acoitfié l'exercice, d Voilà le mot de Fénigme.

Le lendemain (17 août) la Quotidiens Aomx^ un démen ti formel au Moniteur : ce Le roi a re^^ luidit*-elle| wpifà qui ^HformeL » EUe annonça que le mëmotre allait être imprimé^ tiré à cent mille exemplaires^ et qu'il se vendrait Un sou. Â cette occasion on conseilla aux évéques de le distribuer grcUis , parce qu'ils auraient encore assez de peine à trouver des lecteurs (i).

Dans leur manifeste , les évéques déclaraient accepter le martyre comme taie grâce du Ciel, pourvu qu'on ne touchât point à leur traitement : ce qu'on n'aurait pas droit de faire puisque les chambres ont voté leurs revenUs^ et qu'on ne peut être autorisé à les suspendre.

C'est à peu près comme si l'on prétendait que le roi n'a pas le droit de mettre un conseiller d'État en service extraordinaire ^ un officier à la réforme y un préfet à la retraite, panée que les traitements qui leur^sont alloués sont pré-

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(i) L'événement a ju^tî^&é eeUe prédiction , le Mélûelre tomba bleatôt datis ToubU ; il n« servit d*i^illeurs qu'à constater l'instabilité de ceux qui étaient censés l'avoir fait ou adopté, puisque insensiblement , tous finirent par obéir à ces ordonnances qui leur ptescritaient des actes liuniiliâïits, jgênàtits, vexatoireS, etc.

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levés sur des. fonds votés par les. chambres.

35 oiHit. •^— La Gazette et Varcheuêque. — La 6ra2e£^e. avait été dénoncée aux tribunaux pour un article injucieiix aux ministres y qui ont eu grand tort de laisser poursuivre. Le tribanal de i'*^ histance ay^ft jugé qu'Jl nV avait pas lieu à Wcusation. Appel du iniakière public. La-cour royale a'renvoyé le journal en police corréclîoûnclle. On 'prétend que le roi, à cette occasion,, a dit que c'était 'bien peu y faisant entendre qu'elle méritait d'être traitée criminellement. Cest à cause de ce mot que nous parlons de ce procès. La Gazette vuènie tant et si souvent d*étre incriminée^ qu'il serait nécessaire de la mettre ea causé tous les jours ou de la supprimer, si toutes, ses injures ne portaient lin correctif en elles-mêmes, par la fréquence de leur retour et leiir monotonie.

Notre archevêqve , jésuite in petto et in mo^ ribus, vient d'avoir une conférence avec M. Feutrier. Il lui a ilit qu'il ferait exécuter l'ordonnance, mâiis qu'il le priait de le dispenser d'un accusé dé réception, ^i l'évêque de Beauvais rendait compte hier de ce fait devant M. de Martiguac, qui, s'emparant du non possiimus ^ formule des évêques récalcitrants , et lui (jon-

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riant une application comique, s'écria : non passumus accusare i^ceptionem.

M. de La Fanouze , beau-*frère de M. de Yil^ lèle^ se lamentait hier chez une dame sur le changement de Charles X ; exprimant la crain (e qu'il ne devint facobm : expression qui prouve que ce banquier n'a ni tact, ni sentiment des convenances. .

L'archevêque de Paris à dit au roi, le 1 5 de ce mois , pendant que te prince était à la métropole, qu'il était étranger à la protestation des évéqués. On sait maintenant , à n'en pouvoir douter, qu'il en est le principal auteur, et tellement ménie qu'on peut, à bon droit, le ccmsidérer comme le seul. C'est l'archêvéque de Toulouse qui l'a signée. Ainsi ce dernier laissé croire, par. sa signature, qu'il est l'auteur du factum; et le premier qu'il ne l'est pas.

5o août. ^— - Association pour la défense de la religion (non attaquée). — Afin de mieux faire croire au danger dans lequel l'ordonnance met la religion catholique , les opposants viennent de se former en association pour la défense de la religion catholique; c'est-à-dire delà siiprématie du clergé et de la théocratie ro« maine.

Cette association publie ses statuts, dés bre-

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vets y des circulaires j enfin la liste de ses mem-bres. C'est un véritable pouvoir politique constitué , arec sa direction , ses affiliatioss^ ses impôts y sa hiérarchieé

Dans l'organisation il est dit (r que l'associa* ic tion embrasse toute la France ^ et qu'elle se ce Compose : i^ d'un conseil général , dont le H nombre des membres titulaires n'excédera n p&s cinquante y qui pourra cependant s^ada joindre un nombre illimité de membres ho^ «c Horaires ayaiit droit d'assister aux réunions;

(c n"" d'associés correspondants trésoriers de « l'œuvre; 5'' de simples associés. »

« Le conseil général y c<Mnpoâé d'ecciésiasti* ques et de laïques > pourvoit à l'adminîstraiion de la société par une directioa générale de cinq membres pris dans son seiti ^ savoir : lix>is ecclésiastiques et deux laïques. Ce^conseâ nomme son président, ses vices-présidents et ses secrétaires, sur une liste triple présentée par la direction.

(C Le capital de radsociatioa sera formé au moyen d'abonnements annuels ouverts dans chaque département : chaque abonnement est de dix francs. Les membres titulaires et honoraires devront prendre au moins deux abonnements; les autres associés au moins un. Tous les trois mois la direction générale rendra compte de l'état de l'association et de l'emploi des fonds ,

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et tous les ans , des travaux de rànnée , dans une séance générale.

fc L'association prend pour patrons la Sainte- Vierge et saint Pierre. Elle fera célébrer chaque année y à Paris ^ une messe le jour de la fête de la chaire de Saint-Pierre a Rome. Les associés sont invités à réciter chaque jour un j^i^e Maria, suivi de cette prière : Saint ^Pierre , intercédez pour V Eglise et pour la France, w

La prière n'est pas longue : on peut facile-^ ment la retenir.

Voici maintenant la liste des membres du conseil général :

Président, M. le duc d'Havre et de Groî, pair de France.

P^ice-présidents.

S. A. le maréchal prince de Hdbeulohe, pair de FratKîe. MM. le vicomte Emmanuel Dambray, paûr de France. Dixplessis-Grenedaa , membre de la chambre des

députes.

Le comte de La Roche^aquelein ^ maréchal de camp.

Membres du Conseil.

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