‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 58 sur 92 · LA ROSEE · texte numérisé non relu

LA ROSEE

A Gustave, DROUX.

Sur les prés et les fleurs, sur les champs assoupis Qu'une brise légère et fraîche effleure à peine, La nuit a laissé choir de son écrin d "ébène, Perles et diamants, corindons et rubis.

Et les champs où l'été fait mûrir les épis, Les bons guérets féconds cultivés à grand'peine, Et les prés et les fleurs que la printemps ramène. Offrent le riche aspect d'un lumineux tapis.

Sous le soleil riant qui rayonne et ruisselle,

Prés, fleurs, guérets, halliers, tout flamboie, étincelle.

Tandis qu'un angélus chante dans le lointain!...

O vision du ciel ! adorable féerie !

O ce rêve éclairé par les feux du matin.

Avec, là-bas. au loin, cette cloche qui prie !

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