‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 59 sur 92 · LE MESNIL · texte numérisé non relu

LE MESNIL

A Henri COUTANT

Sur le flanc du coteau qui va, longeant la Loire, Avec son clocher gris, ses faîtes inégaux, Tout rouges, comme aux champs sont les coquelicots, L'humble Mesnil miroite au fond de ma mémoire.

L'aube, quand je le vis, lui faisait une gloire : Ses cloches égrenaient leurs thèmes musicaux Multipliés de tous côtés en longs échos : Elles chantaient le Dieu dans lequel il faut croire !

l82 AU HASARD DE LA ROUTE

Et j'écoutais ce chant religieux et doux,

Qui fait courber le front et fléchir les genoux,

Et saisit lame humaine en sa large envolée!

Et j'eusse comme vous aimé m'humilier,

Bons paysans pieux, gens de cette vallée,

Dont le cœur, simple et pur, saura toujours prier

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