‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 61 sur 92 · SEICHES · texte numérisé non relu

SEICHES

Vraiment les yeux sont ébahis, Lorsqu'ils te voient, riant pays, Car, au temps où l'herbe est fleurie, Tes prés s'étalent en féerie, Pleins de gras troupeaux réjouis.

Mêmement ils sont éblouis, Devant ton Loir aux flots bleuis :

Rivière de joaillerie Vraiment.

Alors, parmi tes joyeux cris, A l'ombre de ton moulin gris.

Dans ta solitude chérie, Le poète ravi s'écrie :

C'est ici le séjour des Rib Vraiment !

VILLEVEQUE

Villevêque ! vieux bourg des évêques d'Angers ! Site dont le chàtel épiscopal regarde L.a vallée et l'eau bleue et fier, monte la garde, Comme un pasteur qui craint pour les siens, les dangers.

Villevêque! senteurs des foins et des vergers ! Moulins poudreux et gais que la farine farde! Bords fleuris où l'Amour sans se lasser bavarde Mieux encor qu'aux pays riants des oraneers !

Villevêque! prés verts, joncs où la libellule Meut éphémèrement ses deux ailes de tulle! Villevêque! plaisir de l'ouïe et des yeux.

Chant des léards, reflets de l'eau, folle verdure, Avec la profondeur magnifique des cieux, Ajoutant leur féerie à ce coin de nature!

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