‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 73 sur 92 · LE LOGIS · texte numérisé non relu

LE LOGIS

GRAND-DOUZILLE

XVlie SIECLE

A Jules BOURRON

Sur la route d'Angers au bourg de Sainte-Gemmes, Dans l'entrecroisement de chemins sinueux, Abrité par deux grands platanes onctueux, Dont les feuilles au vent ont des babils de femmes :

Avec son toit bizarre où l'aube met des flammes : Son puits ancien, son vieux portail majestueux ; Ses murs ridés où maints pierrots délictueux Piaillent, causent d'amour, légers comme des âmes :

Avec ses âtres creux à faire cuire un bœuf.

Il reste jeune encor, bien qu'il ne soit plus neuf.

Cet asile habité jadis par deux chanoines !

— Oh ! dans un tel logis, quand le ciel est cruel. Entouré d'amis vrais, rieurs comme des moines. Lire tout haut, près d'un bon feu, Pantagruel '.

WM

ANGERS

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