‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 74 sur 92 · LE SOIR · texte numérisé non relu

LE SOIR

A H an RYNER

Le soir triste s'étend sur la ville lointaine... Une brume légère enveloppe ses tours, Estompe ses clochers, témoins des anciens jours, Adoucit le miroir morose de la Maine.

La ville ainsi voilée apparaît incertaine. S'imprègne d'au-delà, fait songer à Toujours : Aucun bruit ne vient d'elle, aucun de ses entours. Nul écho ne trahit sa multitude humaine.

2îb AU HASARD DE LA ROUTE

Une fumée exhale au ciel ses flocons vains : Et la ville et l'espace et l'instant sont divins, Comme idéalisés en une douce extase...

Et dans ce demi-jour à peine nuancé.

Cette ville imprécise au fond de cette gaze. Semble prendre, là-bas, la route du Passé.

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