‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 75 sur 92 · JUIGNÉ-SUR-LOIRE · texte numérisé non relu

JUIGNÉ-SUR-LOIRE

(XVe SIÈCLE

Au milieu d'un village agreste, en plein soleil. Sur un coteau fécond planté de vieilles vignes, Ses noirs mâchicoulis dressent encor leurs lignes, Et le lierre envahit leur farouche appareil.

Tout change. Il ne voit plus dès le matin vermeil, De nobles Conquessac, empanachés et dignes, Monter leurs destriers, neigeux comme des cygnes, Car tous les Conquessac dorment le grand sommeil.

Car le temps et le sort en ont fait une ferme Dont la cour circulaire et boueuse, renferme Le soc des anciens serfs, arme des paysans :

Car un serf, en effet, sévère, est venu mettre.

Sa rude silhouette et ses sabots pesants.

A la place ancestrale où commanda le Maître.

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