‹ Nouveaux poèmes et balladesChapitre 39 sur 46 · A LOUIS KOSSUTH · texte numérisé non relu

A LOUIS KOSSUTH

Lumière des yeux de nos pères, et pour nos yeux étoile d'un soir de soleil qui ne se couche pas, toi qui fus une flamme au front de midi, dans la grande nuit passée depuis près de trente ans,

quand tous les cieux de l'Europe s'ébranlèrent et resplendirent de vent orageux et d'éclairs, toi qui en préserves la gloire, et lui rends un témoignage constant chaque jour, tu n'es point oublié en tes jours passés et tes grandes actions,

Kossuth, nous te louons comme te loua notre Landor, mais en outre, maintenant nous aussi nous savons que se lève ta voix, ta voix, trompette de la vérité divine,

que se lève ta main, celle d'un porteur de tonnerre, pour frapper comme avec l'éclair céleste pour épée et pour verge les têtes des hommes vautrés devant le Moscovite.

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