DÉDICACE
Il y a quelque neuf ans, comme nous habitions ensemble dans la douce et silencieuse chaleur d'un climat du sud, en France, avant que l'automne descendît sur les collines où s'entrelacent les vignes, avant que la saison eût laissé tomber une plume de, rouge rose,
Ami dont la renommée est une flamme qui remplit tous les yeux qu'elle éclaire, et les coeurs qu'elle fait battre de joie, d'être nés du sang puisé dans une terre qu'enceint la mer grise et qu'elle glace
Le cœur, et l'esprit, et la main, et la tête, dont la puissance est comme une lumière versée sur un jour sombre, sur le jour sombre maintenant comme le déclin d'un pays, où tous vos pairs en gloire sont morts.
Dans un pays et une saison de blé et de vin, je vous portai une santé dans une coupe qui était de
moi, mais à peine à demi pleine jusqu'au bord des lèvres, d'espoir pour le miel, et de chant pour le vin.
Neuf ans se sont levés, huit ans se sont couchés, depuis qu'en ce lieu, près de la source, nos mains s'y unirent. Et cet engagement que je devais tenir dans mes vers futurs je ne pouvais m'étonner, ami, qu'il fût oublié même par un ami.
Car le gouvernail de la vie oscille entre bâbord et tribord, et le temps est comme le vent, nous sommes comme les vagues, le chant est comme l'écume que tourmentent les vents de mer, eût-il en 3on cœur une pensée profonde comme la mer.