‹ Nouveaux profils de musiciensChapitre 4 sur 43 · VIOLONCELLE · texte numérisé non relu

VIOLONCELLE

EEE *"

H71 ' i Jij

est très énergique. La construction générale en est excellente. Nous passerons sur les œuvres suivantes pour nous arrêter au sextuor en si b (op. 43), pour piano, deux violons, alto, violoncelle et contrebasse.

11 est divisé en quatre parties : allegro deciso, scherzo, andante et final.

L'entrée en matière, d'une très agréable tonalité, se présente sous cette forme de récitatifs avec point d'orgue, que nous avons signalée déjà comme familière à l'auteur. Il y a lieu de distinguer tout spécialement la charmante phrase en sourdine, dite d'abord par le violon et reprise tour à tour par le violoncelle et l'alto: c'est un gracieux lied pour les instruments.

Rien de plus vif et de plus pimpant que le scherzo avec le dessin de piano sur lequel viennent s'enlever les staccati et les pizzicati des instruments à cordes. Le trio

n'est pas moins réussi. Nous préférons de beaucoup cette partie du sextuor à celle qui suit (Yandante), sorte d'élégie plaintive un peu trop emphatique et manquant de naturel. C'est un long plaidoyer funèbre, qui ressemble plus à une romance qu'à un andante de musique concertante (i). Le final, au contraire, est fort gai; on dirait une véritable kermesse, avec ses franches allures et ses ébats pleins d'entrain, excités par des refrains populaires.

Bien qu'elle ne figure pas dans le catalogue des œuvres publiées, nous ne devons pas passer sous silence la Pastorale pour orchestre, exécutée au concert Pasdeloup, en avril 1880, sous la direction de l'auteur luimême, et qui reçut du public un accueil très sympathique.

Rappelons enfin qu'en 1883, l'Académie des Beaux- Arts a décerné à René de Boisdeffre, pour l'ensemble de ses œuvres, le prix Chartîer, fondé en faveur des meilleures œuvres de musique de chambre.

Page 1