SCENE XI. 2o
pense et plus cette explication me paraît difficile à cette heure.. Vous res^terez là au moins.
M. DU ROSNAT.
Ce ne serait pas convenable.
MkDXUE GARRIS.
Vous me laisserez seuje dans une circonstance
aussi embarrassante ? ■
M. DU ROSNAY
L'amitié que vous avez pour moi vous fait iftusion;mais je ne suis qu'un étranger pour votre famille.
Madame carré.
Vous un étranger !
M. DU ROSNÂ Y.
Entre nous c'est comme un blasphème; mais pour votre famille c'est la vérité.
MADAME CARRÉ
Si je m'en rapportais à quelques mots que j'ai entendus ce soir, aux prévenances dpnt vous avez été l'objet, aux offres de services qu'oA Yous a faites, je parierais qu'il y a. da^s le salon de ma fille plus d'une personne qui. jurerait..^..
(Elle rit.) M. DU ROSWAY.
Qui jurerait quoi?
m6 la bonne maman.
tiMDkMv! CàAKÉ, foùjours riant.
Que vam ne m'êl^ pâs $i étranger que vous le dîtes. ^
M. ou ftOSNAT.
ËxpUquez-vous.
MADABIfi CARRE.
Je mettrais ma main au feu que beaucoup de ces gens-là s'imaginent que nous sommes mariés en«(emble^ par exemple.
M. DO ROSNAY
Mariés F
MADAME CARRÉ
Oui, mariés; et que sHls en avaient la certitude peut-être seraient-ils moins pressés de conclure. ( Elle regarde dans la coulisse. ) Monsieur du Rosnay, mon cher monsieur du Rosnay , j'aperçois madame de Crédicourt et son protégé qui viennent par ici. Voule55-vous me laisser faire ? Soyez sûr que c'est une inspiration.