SCENE I. i^2i
corriger, et qu'il a encore- dépensé dix écus ce mois^i, sans vouloir me dire à quoi. G)inn)çnl ça finirait-il? car enfin, il n'aura.pos toujours dix écus à dépenser dans un mois.
Alors il ne J^s dépensei*a plus. Jusqu'ici , c'est de son argent.
MAÎTRJ^SSE XÎIBAUD.
Il fera donc des dettes?
MERE MEDARD.
Il $V<*^°g^i^3* Du temps. que j^étais meunière, j'avais aussi un garçon qui était un panier percé; tant qu'il ne m'a pas foit de tort, je n'ai rien dit. -VoU& avez trois autres valets de ferme , sav^r-vous seulement s'ils ne sont pas dans le même a» ? * •
/ MAÎTRESSE QIRAUIK
Cest toujours bien dur,^ ma voisine, après toutes les attentions que j'ai eues pour cet homme-là. Il ne savait où dônner.de la tête quand jeJ'ai pins j dans lès fermes on n'aime pas à employer des nit«^ litaires, surtout au moment qu'ils sortent du régiment; ça a perdu l'habitude du. travail; on ne sait pas s'ils pourront jamais s'y remettre. Qui est-ce qui a la patience d'attendre ? Personne. Je l'ai pourtant eue, moi , cette patience-là; voyez comme j'en suis récompensée.
222 LlîTSOUaANT.
TSkKE MÈDARD.
Je vous ai connu des querelleurs ; je vous ai connu des fripons ; il n'est ni Tun , ni- l'autre.
maîtbessï: giraub.
Fripon , je ne dis pas ;'mais pour querelleur, il ne ^udrait pas lui chercher noise. TJn jour que j'allais à la ville avec lui , il s'est emporté contre un roulier; si je n'avais pas été là /il le tuait sur la place.
MÈRE UnsdARD.
Vous le garderez; je vois d'ici que vous le garderez.
haIthesse , GiRAun.^
V<ms' voyez mal , mère Mëdard. Je lui raids jusîtice ; mais je n'en veux plus. Il me toumientetrop; il me donoe trop de tbagrins^ J'ai d'autres choses à ftiire que de penser cofilinuellethent à un garçon de ferme. Qu'il deviepne cfe qu'il youdra; jeveUx être trauquille* ( a Pwrre <^ entre.) Qu'esb«e que vous voulez, Pierre?-