SCENE IL
gne, j<B le mets sur moi ben gbntimçnt. Ça fait de Fhonneur dans une ferm#
MAÎTRESSE GIRAIJP.
J'ai quelqu'un en. vue.
PIERRE. '
Ah ! c est autre chose. Si c'e&t comme ça, prenez que je n'ai rien jdit.
(«sort)
Maîtresse GjRi.uD^ Quel ntauvai» caractère que cet adimal-là !
Mi:RÉ MEDARD.
Pas du tout. Il sait que vous renvoyez François parce qu'il est buveur , pareisseux , sans ordre ; il n'a pas ces défauts-là; il croit que qsc suffit pour le remplacer. GW un innocent.
MAÎTRESSE GlRAUD.
Il y a des instans, ma voisine ,^ où , si je m'écou^ tais, je crois , en vérité , que j'enverrais la ferme à tous les diables. A la mort de mon mari, c'est une grande sottise que j'ai faite de continuer le bail. J'aimerais mieux une maisonnette grande comme la main avec un petit jardin que je cultiverais moi-même , que tout cet attirail de garçons qui ne valent pas mieux les uns que les autres.
MÈRE MÉDAKD , mot.
Les gai^çons, les garçons vous donnent bien du VIII. i5
aa6 L'INSOUQANT.
tintoiû 9 à ce qu'il psA-aît. Eh bien , voisine, malgré tous vos dépits , je ne 4lus plains pas. Tâchez de deviner pourquoi. Au revoir.
(EUc.sort.) MAITRESSE.GIRAUD, seule.
Elle ne aie plaint pas! Qui est^^e qui la prie de me plaindre ? Cependant, quand je vas me trouver seule dans cette ferme, je ne vois pas que je serai si heureuse. Je ne peux pas le garder; rien ne lui fait , ni les conseils, ni les reproches, ni la bonne volonté qu'on a pour lui. Il est d'une si grande insouciance!... Insouciance ! Si c'est vrai, comme on le dit, qu'il en conte à toutes les filles... « Je voudrais en être bien sûre; je paierais je ne sais quoi pour ça. lyun autre côté, j'étais accoutumée depuis si long-temps à le vojr aller et venir, à lui donner des ordres , à lui parler dé toutes sortes de choses*... Il aimait à causer avec moi; c'était visible. Il est gai; il n'est pas méchant. Pour mot, en personne,je n'ai rien à lui reprocher. Je le gronde ^quelquefois, ce pauvre garçon, que j'en ai honte moi-même; il m'écoute sans souffler le mot. Un grand diable comme çal Enfin, il avait cet héritage; il pouvait le garder, le dépenser sans me rien dire ; non , il me Ta apporté tout de suite. Il se craint lui-même. Si oii pouvait être sûr^pi'il se