ACTE II, SCÈNE IL 3a
Cést^our celâ^ Madame^ que j'di quitté la table y afin de donner dea .ordres à mon domestr»' que. Ne voulaqt pa& qu'on pjuisse m'aecuser d'aroir décidé avec trop de promptitude des intérêts qui ne sont pas seulempnit les niiens, ne pouvàqit supporter ridée qu'on puisse conclure ^e mon arrivée le départ de la personne qui a bien, voulu me faire un aussi bon accueil , je vais me rendre à la ville, QÎi je coucherai. Je d^m^iiderai à Mademoiselle la permission de me .présenter deniain.
M. DUFLOS
Cette affairç est si simple, monsieur le colonel.
LE COLONEL
Il mè ^mble que le testame^t m'accorde vingtquatre heures à compter de mon arrivée.
M. DUFLOS
On ne prétend pas le nier.
' LE COLONEL. '
Eh bien ! Monsieur, pourquoi voulez -vous que je n'en profite pas? Le temps porte conseil.
MADAME d'y VA.RI. -
Je croyais , monsieùir le colonel , que vous ne prendriez conseil que de l'équit'é , et que vous feriez entrer dans vo^ considérations la démarche que j'ai faite en venant chercher Emma. Qu'il vous
3o4 i;ORPHELlNE.
plaise <l'aller à la ville, nous ne nous y opposons pas ; mais il est impossible <{u'elle resie plus longtemps dans cette maison , dès que vous y ayez paru.
n. ]>tmx)s.
Doucement, Madame. Monsieur peut avoir à exprimer des volontés qu^il ne voudrait confier qu'à un homme qui , j'ose ledire, s'est acquis une réputation de conciliateur.
LE COLONEL , à part.
L'ouverture est excellente pour gagner du temps, (^aut k Emma. ) Accepte2 - vous j Mademoiselle, M. Duflos pour vous représenter?
Sans nulle difficulté, Monsieur. Plus il entrera dans vos intentions et plus il acquerra de droits à ma reconnaissance.
LE COLONEL
Si j'en abusais ? ,
£HMA.,
Peot-étre ai-je tort de le dire ; c'est tout ce que je crains et ce que je ne supporterais pas.
UkDAME d'tvari.
L'expression est menaçante; mais j'aime à voir que vous commenciez à sentir qu'il y a du positif
ACtË II, 9CÈNE II. 3o5
daûs la vie Nous Vous laissous ^ Messieurs, et nous ne douions pas de votre priideûoé.. ,
Vous pouveÉ être très-rasstir^. ( M«iam« eTfvmi et Emna sortent.)
S€ÈNE III.