MADAME LAROCHE, NANETTE, M. S'-UTSUNT
M. 5*-UTSUNT.
De la matinée, je n'ai vu madame Hébert.
Elle ne reste donc plus à présent chez elle, Nanette ?
NANETTE
Elle n'y reste qu'autant que cela lui plaît, Monsieur.
Y Elle sort en courant. ) M. S^-UTSUNT.
Ah ! bonjour , madame I^roche. Je viens de recevoir des notivelles du jeune Raymond, le protégé de madame Hébert ; je suis très-mécontent de sa conduite.
MADAME LAROCHE
Qu'est-ce donc ?
M. S*-CTSUNT.
Je crains qu'il ne réponde pas aux soins qu'on a pris de lui.
MADAME LAROCHE
Il y a long-temps que vous aVez cette crainte-là. Je ne sais pas comment un homme de votre âge VIII. 3
peut s'acharner ainsi contre un enfant. A peine êtes*vous arrivé que vous avez déjà reçu de mauvaises nouvelles sur son compte.
M. S*-UTSUKT.
N'allez- vous pas dire que je les ai fait faire exprès? Sans savoir de quoi il est question , vous commencez par me donner tort.
MAPilME LAROCHE.
C'est que je n'ai pas besoin de savoir de quoi il est question, monsieur $'-Utsunt. J'aime le petit Raynaondj c'est le fiU d'un brave officier qu'on appelait de fortune, positivement parce qu*iln*avait rien. A la mort de ses parens , madame Hébert s'en est chargée; elle voulait le faire élever près d'elle; vous n'avez pas eu de cesse qu'elle ne l'eût placé dans un séminaire. S'il s'y conduit mal , c'est votre foute; il n'était peut-être pas fait pouf être dans un séminaire.
' M^ S*^DTSUWT.
Soyezcdonc juste. Madame Hébert pouvait-elle garder dans sa maison un jeune homme qui avait déjà qu9.torze ans^ aveo mademoiselie Louise, sa nièce, qui n'était qu'un peu plus jeune que lui?
MADAME LAROCHB.
On aurailï vu plus tard. Un beau garçon , fort et robuste comme Raymond, élevé jusqu'alors