SCENE IL
par une mère remplie de tatens et de vertus, nétait certainement pas un sujet embarrassant.
M. S*-HTSUirT.
Vous venez de dire vous-même qu'il n'avait rien.
La belle vocation que de ue rien avoir pour entrer dans un séminaire !
M. S*-UTSDIfT.
Madame Laroche, brisons là -dessus, je vous prie.
MADAME LAROCHE
Oh ! mais , moi , je ne suis pas une madame Hébert ; je ne brise que quand je le veux bien. Il y a trois semaines que Raymond est venu nous voir; nous en avons tous été très-contens. Pourquoi arrivez-vous tout exprès pour le brouiller avec sa protectrice?
M. S'-DTSUNT.
., Si VOUS aimez, madame Hébert, comme je me plais à le supposer, ne devez-vous pas désirer qu'on lui ouvre les yeux sur le compte d'un jeune homme qui peut lui donner un jour beaucoup de chagrin?
MADAME LAROCHE
n suffit que madame Hébert montre de la bienveillance à quelqu'un , pour que vous preniez ce quelqu'un-là en déplaisance.
36 LE SEMINARISTE.
M. S'-UTSUNT.
Voulez-vous bien m'écouter ?
MADAME LAROCHE
J'aime Raymond, je vous le répète; et quand une fois j'aime quelqu'un , c'est séçieux : il est vrai que quand je déteste
M. S-CTSUNT.
Faites-moi la grâce de m'entendre. Vous savez qu'à l'âge de seize ans , Jacqueline Grivel n'était encore qu'une simple paysanne.
MADAME I^AROGHE.
Un M. Hébert, fournisseur, qui l'avait vue à une fête de village , et qui l'avait trouvée fort jolie, ne lui en avait pas demandé davantage pour l'emmener à Paris. Eh bien ?
M. S*-UTSIÎNT.
Ce ne fut que d'après mes instances qu'il l'épousa.
MADAME LAROCHE
Je n'ai pas entendu parler de vos instances ; ce que je sais, c'est qu'à sa mort, ce M. Hébert lui a assuré tout son bien par un testament dans^ lequel il déclarait que sa^ femme avait fait le bonheur fie sa vie, déclaration assez rare pour qu'on la remarque. Mais qu'est-ce que cela peut avoir de commun avec ce que nous disions?