‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 185 sur 248 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

LE COLONEI. , EMMA , madame D'YYARI , M. DUFLOS, MADEMOISELLE MODESTE

DANS LE FOND DÛ TH^Af RE.

MADAME d'tVARÎ.

Nos opérations sont terminées, monsieur le colonel ; l'acte est tout prêt ; il ne s^agit plus que d'en prendre lecture et de le signer.

LE COLONEL

Déjà?

M. DUPLOSi

Comment n'aurions-nous pas terminé prompte^ ment? Nous n'avions qu'un même intérêt, et nous avons souvent oublié laquelle des deux parties adverses nous étions chargés de défendre. Madame la baronne a quelquefois plaidé pour mademoiselle Emma, tandis que moi je soutenais votre cause.

LE COLONEL

Vous êtes trop obligeant.

M. IHJFLOS.

Voulez-vous que je vous fesse connaître le contenu de l'acte?

LE COLONEL

C'est à mademoiselle Emma qu'il faut le demander.

EMMA

J'aimerais mieux signer sans lire.

LE COLONEL

Moi de même II y a quelque chose de si triste dans le fond de cette affaire ! D'ailleurs une marque absolue de confiance n'est pas trop pour acquitter ce que nous devons aux soins obligeans de Madame.

MADAME d'yVAKI.

Vous ne me devez rien , Monsieur, et mon cœur suffit pour payer tout ce que j'ai fait pour cette aimable enfant, (a mademoiselle Modeste.) Mademoiselle , faites demander ma. voiture^ s'il vous plaît.

(Mademoiselle Modeste sort. ) M. DUFLOS, présentant la plume à Emma.

Signez, Mademoiselle.

EMMA , refusant de prendre tk plume.

Je ne sais si ce que Jq vais faire est bien ; mais ^ Madame, il me semble que c'est le moment de parler de cette lettre.

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