SCÈNE XXII
MABAHIE HUBERT.
M. S*-Utsunt peas^ très -bieQ, vous ne pouvez pas dire ie.CQntraiFe.
MADAME LAROCHli.
U ne s*agit pas de penser. Croit-il un mot de ce qu'il penset ?
MADAME HÉBERT
Madame Laroche , nous ne valons rien ni l'uhe ni l'autre pour nous mâler du sort d'un jeune homme; moi, parce qué je suis trop faible; vous, parœ que vous avez l'esprit trop gai. Nous avons gâte Raymond. Je riais des plaisanteries que vous faisiez sur sa robe.;' nous avions tort toutes les deux. Il s'est accoutume à croire que nous ne mettions pas d'importance à l'état qu'il apprenait , de sorte qu'il a tourné ses idées tout de travers. 11 s'est mis à aimer les femmes; il n'a pas rougi de 8*en vanter à ses camarades et chez les personnes les plus recommandables dé ce village. J'ai vu ce matin deux dames que je ne yous nommerai pas , et qui en étaient scandalisées.
C'est la femme du notaire et celle du percepteur, chez qt^i M. S^-Utsunt a passé hier toute là journée. • *
MADAME HÉBERT
On assure que mon devoir est d'exiger qu'il
9q LE SÉMINARISTE.
retourne à son séniinaîre , et de lui défendre de rciQ^Cittre le&^pÂeda chez moi, jusqu'à ce qu'il se soit engagé par des vœux; autrement je serais I>ïâmée par tout le monde*
( Elle s'esstii^ les yeux. ) MADAME lÂROGHÉ.
Voilà ce qu'on vous a dit. Je suis sûre que vous ne ^e \e répète? avec tant de Tivacité ^ipie parce que vous n'avez^ pas voulu prendre la peine d'^é* fléchir. ,
Je sais que j'y mets un peu 4c v^va^ité; npi^is c'est que cela me coûte tant I-lt VU s'iipa|[iper qu^^ parcç que je lui ai rendu quelques ^eryioe^ Jç me crois en droH de lui confimander. Çop^tfiandei* l Jie f^'ai jamais su commander à perspime, ÇependpRtt lorsqu'il s'a^t dq choi^és ^usi^f sé^^iises, on eât bien çmbat'ra^sé. Qu'est-ce que j'ai vwlu ?/ Km» pêcher qu'il nç devint ce quiQ malih^ur^M^emiepl il est d^vçnu. . '
MADAME LAHpÇ^E.
Mais qu'egt-ce'dopc qu'il est devenu ? et s'il est si perverti, qu'on veut vous h ùfir^ croife, pourquoi , au liçu d'être ravi 4'eu ô^e débarriiissé, mo».tre-t-on tant d'empressement à te faire rentreir au séminaire? En le tmirm^itant, a-t-on l'espoir de lé faire changer? Prenez-y garde ^ madame Hébert,