CCE
nr ds
de.
Ra
RARE APTE ECS
pics
autour d'Albazin une colonie considérable, des champs cultivés, des villages prospères, et les indigènes des environs lui payaient chaque année un impôt en fourrures.
A la Chine, appartenait la Mandchourie, le cours de l'Amour et de ses principaux affluents. Elle protestait contre les envahissements continus de son territoire, et n'ayant pu y mettre fin par ses réclamations, elle reprit les armes. Chinois et Mandehoux de nouveau détruisirent le fort de Khabaroff, puis les autres forts construits sur divers points, à l'exception de celui d'Albazin, plus difficile à prendre. Une armée de dixhuit mille hommes s’assembla devant ces redoutables remparts, et il n’y avait là que quatre cent cinquante Cosaques très résolus, 1l est vrai, et commandés par un chef très-habile. Mais dans les premiers jours du bombardement, cent dix d’entre eux furent tués. La petite garnison attendait les renforts qui n’arrivaient pas, et malgré toute son ardeur belliqueuse, elle fut obligée de capituler.
Les Chinois démolirent la citadelle, puis se retirèrent satisfaits de leurs opérations. Six mois après, cinq cents Cosaques se réunissaient sur le terrain dévasté et reconstruisaient plus solidement que jamais bastions et remparts.
L'armée chinoise se remit en campagne. Devant les palissades à peine finies, on vit arriver par terre trois mille cavaliers; par le fleuve cent cinquante barques portant chacune quarante hommes, six barques étaient chargées de munitions,et deux autres remplies de flèches. Les Chinois avaient en outre quarante canons manœuvrés par des Européens.
La citadelle fut bloquée, et les assiégeants, après y avoir lancé leurs plus gros projectiles, essayèrent à di-
mm æ
r 4 ; ; ne | # Ë La
Va
D'OXES Le
PU MIT user Te
verses reprises de la prendre d'assaut. [ls furent vigoureusement repoussés et poursuivis jusque dans leur camp. Mais le scorbut éelata dans lhumide caserne des Pusses, En quelques semaines plus de la moitié d’entre eux périrent, Réduits à un si petit nombre ils ne pouvaient en réalité pas lutter encore longtemps, et ils voyaient avec douleur approcher le jour où ils seraient oblivés de se rendre; quand soudain le canon, braqué sur eux, cessa de tonner; les ennemis levèrent leurs tentes et se retirèrent à plusieurs werstes de distance. Cette retraite inopinée était le premier résultat d'un commencement de négociations engagées entre là Russie et la Chine pour la déliaitation des frontières !. Mais quelles longues négociations!
Dans les deux vastes empires, 11 n’y avait alors ni chemins de fer, nt bateaux à vapeur, ni rontes macadamisées, ni les assemblées politiques, ni les journaux qui accélèrent et souvent précipitent fatalement les choses.
En 1685, les messagers russes s’en vont à Pékin annoncer une ambassade solennelle et demander la levée du siège d’Albazin.
Au mois de janvier 1686, lambassadeur Golovin part de Moscou pour les régions voisines de l'Amour, passe la fin de l'hiver dans une petite ville, se remet en route au printemps.
Au mois de mai 1688, l'ambassade chinoise, composée de soixante-quinze mandarins, s’'achemine vers la Sibérie avec deux jésuites qui doivent être ses interprètes.
On ne sait encore de part ni d’autre où l’on se réunira. Après un lent échange de minutieuses et céré-
1G. P. Muller, Histoire du fleuve Amour, p 154.
RD RU Ar
DORA ed
LE ct a
à, Es Re AR TRES ve 5 tE