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d'Okhotsk pour faciliter aux Russes le moyen de s'associer là à la pêche de la baleine pratiquée par des navires de France, d'Angleterre et d'Amérique.
En 1850, le licuterrant de marine Orloff s’en allaï, chercher à l'extrémité de l'Amour un endroit favorabie pour y établir une station de commerce. L'année suivante s’élevaient les premières maisons de Nikolaiersk et de Mariinsk.
Enfin, au mois de mai 41854, l'habile gouverneur général descendait, sans en demander la permission aux Chinois, tout le cours de l'Amour avec un bateau à vapeur, cinquante barques, de nombreux radeaux, un millier de soldats, et des batteries de canons. Jamais le fleuve n'avait vu tournoyer sur ses flots limpides la fumée des machines modernes, et jamais dans sa majestueuse solitule, il n'avait entendu tant de bruit, ni porté tant d'armes,
La guerre de Crimée venait d'éclater et 11 y avait alors dans les eaux de l'océan Pacifique des navires russes qui pouvaient être poursuivis, qui furent en effet poursuivis par des bâtiments français et anglais. En prévision de ce péril, le gouverneur allait les ravitailler. À cette combinaison militaire, 1l joignait une idée scientifique. Il emmenait avec des naturalistes et des géographes qui ont publié le récit de leur voyage avec de très intéressantes observations.
À la fin de la guerre de Crimée, la Russie avait dans les parages du Bas-Amour trois bateaux à vapeurs, trois colonies agricoles, deux bourgades : Nikolaiersk et Marünsk, reliées l’une à l’autre par une belle route et un service postal.
Le comte Muravielf ayant ainsi commencé son œuvre voulait l’achever. En 1856, 1l allait à Saint-Pétersbourg, exposer de nouveau ses plans de colonisation, et ül
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