MALE
1 « Jamais, dit un écrivain allemand en parlant de cette expédition, jamais la science n’apparut avec un tel éclat, À Bonaparte, à ses généraux Berthier, Desaix, Kléber, Davos t, s’adjoignaient les mathématiciens et les archéologues Monge, Denon, Berthollet, Jomard, Dolomieu, Pouqueville.
« Le voile des antiques mystères devait être enlevé. A travers les bandes de mamelouks, quarante mille héroïques soldats frayaient aux savants le chemin jusqu'à Philé. Ce que ni Hérodote, ni Strabon, ni
nilliers d’ane connaissait eurs diverses
, Speke, Bure, l'immortel et décrit des indre notion.
ommerce sont and Vaz, où, ncore posé le yer, où périt allant compa-
l'Afrique, aux -ore un effort, doutes seront et des fleuves ment ouvertes, couronnera Îles tive depuis un
uvre hardie et part. Au nord plus vaste que s services à la la conauèête et
le cette expédition, naparte, à ses généent les mathémati- Jomard, Dolomieu,
levé. À travers les pldats frayaient aux ote, ni Strabon, ni
4 toutes les prodigieuses constructions de la vallée du ?
A l’ouest, des Français, des marins de Dieppe, ont atteint avant les Portugais le golfe de Guinée. C’est un Français, le noble Bethencourt, qui a découvert et conquis les Canaries ; c’est un Français, un enfant du peuple, René Caillé, qui le premier est entré à Timboctou ; c’est un Français, M. Caillaud, qui le premier a campé dans les plaines de Sennaar. Un autre Français, M. Couraud, s’est avancé à l’est jusqu'aux 4° degré de latitude. Le royaume de Choa, l'ancien royaume abyssin, à été pleinement exploré par un Franc-Comtois, M. Rochet d'Héricourt ; la plus grande partie de l’Abyssinie par MM. Lefebvre et Dillon, par MM. Abbadie, Ferret, Galinier, Tamisier. Tout le monde sait ce qui a été fait pour la révélation de l'antique terre des Pha raons par nos Champollion et nos Mariette.
Voici encore deux Français, M. le marquis de Compiègne et M. Marche, qui ont eu l’idée de s’aventurer sur l'Ogôoué, un grand fleuve de l'Afrique équatoriale. Ses eaux arrivent à l'Océan à travers des marais et des forêts de palétuviers. Son embouchure a plus de 30 lieues de large, et, 11 y a vingt ans, pas un géographe de France, d’ Allemagne, d’ Angleterre ne le connaissait. M. Duchaillu en parle dans son livre, mais seulement par ouidire, sans l'avoir vu. Deux belliqueuses tribus en gardaient rigoureusement l’entrée pour conserver leur privilège d’intermédiaire dans le négoce des blancs avec les nègres de l'intérieur.
Par [à, nos zélés voyageurs entrevoient une attrayante perspective. En s’embarquant sur un fleuve dont l'accès est si difficile et la source complètement ignore, ils
d'autres n'avaient connu se montra alors avec une merveilleuse grandeur,
best celte époque, on ne connaissait que les pyramides. On vit alors
1, » (Lœwenberg, Geschichte der Geographie.)
esperent faire d’ importantes découvertes, arriver à des régions où nul Européen n’a pu encore pénétrer.
E t comment vont-ils se hasarder en une telle entre prise? Sont- ils les élus d’une Société biblique qui paye en beaux chèques les pérégrinations de ses missionnaires? Non. Sont-ils patronnés par quelque gouvernement qui, en {ous pays, les place sous la protection des agents diplomatiques ? Nou. Ont:ils des capitaux qui leur donnent la faculté d’équiper des bâtiments et de soudoyer des escortes? Non. Leur protection est dans leur courage, leur richesse dans leur intelligence. Tous deux ont déjà voyagé au lom : M. Marche en Cochinchine et en Sénégambie ; M. de Compiègne dans la Floride et l'Amérique centrale. Tous deux ont en diverses circonstances expérimenté leurs forces. On ne peut aisément les effrayer.
Ainsi ils partent, avee des fusils, des barils de poudre, des sacs de plomb de divers calibres. Chemin faisant, ils vont chasser. Par leurs chasses, 1ls acquerront ce que la fortune, cette fantasque et folle aveugle, ne leur a point gardé. Gà et là, 1ls poursuivront l'hippopotame, l'éléphant, le gorille, terrible singe sisnalé comme une femme velue dans le périple d'Hannon: çà et là, de petites antilopes d’une espèce particulière, qu'un naluraliste se réjouira d'adjoindre à sa collection; çà et là des oiseaux dont on fera de jolies parures : le bengali, le guëpier bleu et le guëpier rose, le foliotocole sont et brillant comme l’émeraude, le souimanga, d’une beauté sans pareille, et le merle métallique, dont les plumes se vendent dans nos magasins de modes 12 francs fa pièce. Les belles élégantes, qui se plaisent à mettre cet ornement dans leur coiffure, savent-elles ce qu'il : fallu faire pour le leur procurer? Quel long vaprgs E à travers quels périls !
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L'AFRIQUE EQUATORIALE
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ans la contrée où M. d . Al. de C 16 Sas si bravement, de Sant et M. Marche se éau : en pleine € côté est le péri marais re campagne les sables AVE es délivrer, . en iels, les moustiques, dont ps jou araignées en de termites qui dévorent { ee aut 0 les el me qui tissent des toiles si Ru hs n Es la morsure are y sont pris; les centipèdes La les bêtes fauve : ss fièvre ardente; dans le . Lis rene las eue » bois est mortelle: sur le a dont la moindre piqü k sur ses Ti e fleuve, les écueils et les du Le ne cs, Le one babes s cascades ; : les confins Fn.
voir les Fans ; du Gabon, nos deux voyageurs : s Fans, qui contin ES yageurs ont été A uent à faire des festins de chai . Ces cannibales s ENT SHUY Ne nee . généralement de belle CARTE ÿ nais eniolivés d’ équ qui nature pas “ A eg che d'une fi ER pas le « shakehand ». À leurs pi 1 façon uros anneaux; sur leurs fl | Pie SERA ss < leurs flancs deux peaux Ue L deux tume. Avec | KA eb osselets humains : voilà | ne pe a noire chevelure, ils se font FR oi € ôle SRE : , ; sur et ils se AN cornes pareilles à celles d | Fe es dents en pointe, comme le q :
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rnalé comme une r on: çà et là, de AE de la mâchoire du requi : ière, qu'un natu- tien se composait de sagaies de leur js Hection; çà et là : GRO mortel. Maintenant ils èches trempées LS ures : le bengali , à Le de fabrique anglaise, lé pe DES fusil à foliotocole vert et M ee eurs qu'ils forgent mes os . diverses ÿ ia, d’une beauté 4 Res le corps en rouge ou en jaune Saut: femmes se Le . dont les plumes 3 44 ri deux tabliers en peau réunis Ha tent à leur : ART 19 francs la 4 ton, Si à 6 entrelacent leurs ane Se nn. de cu. ent à mettre cet hs, ss ; 1 à cela elles peuvent joindre da je es fils de me u en grains de verre, rien ne aa en fe À 1e à leur Lu
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Fans, mais ils ne valent en réalité guère mieux. Leurs rapports avec les blancs leur ont donné de funestes habitudes et pas un bon enseignement. Ils sont d’abord naturellement vaniteux et fourbes, rapaces et gloutons, lâches, s'ils ne peuvent être impunément cruels.
« Dans le Gabon, dit M. de Compiègne, ils sont entièrement adonnés à la débauche. L’eau-de-vie, ou plutôt l’alcool que les blanes leur vendent en quantités énormes, achève de les abrutir. Les femmes valent encore moins que les hommes. lei les femmes sont des marchandises qui s’achètent ou se louent à volonté. Elles boivent autant et plus que les hommes et sont la ruine du petit nombre de ceux qui ont quelque envie de travailler. Les hommes mesurent leurs richesses par le nombre de leurs femmes, dont la plupart font un trafic honteux. Celui qui n'a qu'une femme est regardé comme un pauvre!. Or, passer pour riche est la suprême ambition de ces gens qui achètent des coffres dans lesquels ils n’ont rien à mettre, afin de circuler avec beaucoup de bagages. Quelquefois ils achètent seulement un gros trousseau de clefs pour faire croire qu’ils ont une quanlité de coffres. »
Chacune de ces misérables peuplades a un roi, et tous ces rois sont bien les êtres les plus grotesques et les plus vicieux qu'on puisse imaginer, souvent même les plus féroces. |
Un de leurs privilèges est d’être les premiers au débar- | quement d'une cargaison d'eau-de-vie dans une factorerie et d’y gagner quelque bonne libation?. Les premiers
1 « Comment, disait à M. Mollien un chef de Jolofs, le roi des blancs n'a qu’une femme et tu me vantes ses richesses ! » (Voyage dans l’intérieur de l'Afrique, t. I, p. 201.)
2 Ce goût des nègres pour les boissons alcooliques date de loin. Sur une des rives du Sénégal, à la fin du dix-septième siècle, les indigènes
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aussi à tous les marchés, ils font l'office de courtiers de commerce entre leurs sujets et les étrangers, n'ayant qu'une idée, celle d'obtenir pour eux-mêmes en toute occasion, par ruse ou par force, la part du lion.
Un de ces affreux petits despotes avec lesquels MM. de Compiègne et Marche ont eu de fréquents rapports, s'appelle le « Roi-Soleil », tout simplement. Dans ses jours de cérémonie, ce Louis XIV africain apparaît vêtu d'une longue robe de chambre en popeline d'Irlande, ouverte sur le devant, pour laisser voir une chemise ornée d’une broche en chrysocale, et de trois gros diamants fabriqués à Hambourg, à raison d’un franc la douzaine. À son col flotte une ample cravate taillée dans un vieux rideau. Ni pantalon ni chaussure, mais à la main une canne de tambour-major, et sur sa tête un de nos chapeaux noirs sur lequel brille un soleil d’or emblème de sa dignité, aimable présent d’une maison de commerce allemande.
Ainsi paré, 1l s’en va disant, dans le jargon qu'il a appris de quelques négriers : « Moi N'Combé rey pass todos rey, sobre todos, roi, king kingsman. » Mais lorsqu'il se trouve en face d'une bouteille de rhum, il ôte son magnifique chapeau et s’écrie : « Rhum, seul roi pass todos. »
Nos deux compatriotes avaient promis de lui donner chaque matin un verre de cette douce liqueur. Il venait avec empressement le chercher dans leur case, et, tout en le buvant avec délices, les accusait d’y avoir mis de l'eau. Un } jour, fatigués de ses plaintes et désireux de savoir Jusqu'où pouvait aller sa faculté de dégustation, ils lui servirent de l’eau-de-vie qu'ils employaient ? à di-
donnaient à Bruce, le directeur de notre Compagnie africaine, un bœuf pour une pinte d’eau-de-vie.
verses préparations d'histoire naturelle, de l'eau-de-vie à 94 degrés. N’Combé, après en avoir savouré quelques gouttes, Ôla respectueusement son royal chapeau et s’écria d’une voix attendrie : @& Oh! mes blancs, vous aviez un pareil trésor et vous êtes restés si longtemps sans en donner à votre vieux roi qui vous aime tant! »
Une telle liqueur était pour lui trop séduisante. Il aspirait à en boire plus qu’on ne voulait lui en accorder. Un matin, M, Marche le surprit en train de vider un des précieux flacons et lui allongea un vigoureux coups de pied, Le roi se sauva en protestant par son ert de perroquet : « Moi, rey, moi king pass todos. »
En écrivant sa relation de voyage, M. de Compiègne n'a point eu l'idée de faire un livre de polémique. I raconte simplement et sincèrement ce qu’il a vu; mais ses observations, jointes à celles de plusieurs autres graves écrivains, ramènent l'esprit des lecteurs à des questions qui ont été vivement discutées et violemment résolues.
Les négrophiles, qui ont tant vociféré contre l’esclavage des noirs en Amérique, n’ont point parlé de l’esclavage d'Afrique, un solide esclavage! Leur philanthropie pourrait s’en émouvoir,
« Heureux comme un nègre de Gallifet! » disait-on autrefois à Saint-Domingue. Je ne pense pas que d'aucun nègre capüf, en Afrique, on ait jamais pu dire rien de semblable !,
{« L'esclavage des nègres dans les colonies n'est pas un malheur, mais un bonheur pour l'humanité, parce que les nègres sont esclaves dans leur pays, et parce qu’ils massacreraient leurs prisonniers s'ils n’avaient l'espoir de les vendre, »
Qui a dit cela ? Mungo Park, le célèbre voyageur anglais qui deux fois essaya de pénétrer dans l’intérieur de l'Afrique et périt à sa seconde tentative.
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Dans nos colonies, le nègre appartenait à une famille chrétienne; 11 était protégé par une loi spéciale; il avait la faculté de se racheter avec des économies qu'il pouvait aisément faire !.
Le nègre esclave du nègre n'a aucune perspective de hhération, nul soutien et nul adoucissement dans sa servitude, C’est un animal livré à un autre animal, qui en dispose à son gré, sans restriction et sans miséricorde.
Le roi de Dahomey s’avise un matin dans sa stupidité d'envoyer un message à lun de ses parents dans l’autre monde. Il appelle un esclave, lui murmure à loreille quelques mots, puis lui fait couper la tête, et l'on pense que ce malheureux s’en va ainsi accomplir l’ordre de son redouté souverain, Aux fêtes annuelles du Dahomey, on immole des milliers d’esclaves, de même à la mort d’un prince ou d’une de ses noires favorites. Le plus simple Africain peut, sans le moindre inconvénient, tuer son esclave. S'il lui plait de tuer celui de son voisin, 1l sera seulement obligé d'en payer la valeur. Mais si un pauvre esclave tente seulement de s'échapper, quelle terrible affaire !
M. de Compiègne a vu le soulèvement produit par une de ces désertions.
Un soir, un grand et fort garçon, acheté dans la tribu des Okandas pour le neveu du roi des fuengas, est poussé
{ « Dansl’ile de Cuba, dit Mme Merlin, par un rescril royal, le maître est obligé non seulement de nourrir et de bien traiter son esclave, mais encore de lui donner une certaine instruction primaire, de le soigner S'il devient vieux ou infirme, et d'entretenir sa femme et ses enfants, quand même ces derniers seraient devenns libres,
« Le nègre a, dans chaque habitation, le droit d'élever de la volaille et des bestiaux qu'il vend à son profit, ainsi que les légumes qu'il eullive en abondance dans son jardin. C’est ainsi qu'il peut graduellement amasser la somme nécessaire pour son rachat. Il en est bien peu qui
rudement et rudement bâillonné vers le village de son nouveau maitre. On le jette dans une hutte, après lui avoir de vive force enfoncé le pied dans une énorme büche pour qu'il ne puisse s'échapper. La nuit, éclate un orage dont ses gardiens superstitieux sont épouvantés. Il se traine hors de sa cabane, parvient à s'emparer d’une: hachette, coupe, brise ses entraves et :o sauve,
Le lendemain matin seulement on s’aperçut de son évasion. Alors des cris de colère et des imprécations effroyables. Une bande d'Inengas s'élance à la poursuite du fugitif, et, après une longue course, revient furieux de n'avoir pu le découvrir. Les Okandas, qui l'ont vendu, les Okandas, parmi lesquels il a sans doute trouvé un refuge, doivent le livrer. Le roi de la peuplade outragée par celte désertion les menace d’une guerre d’extermination. Leurs chefs effrayés demandent un « palabre », c'est-à-dire une conférence. Pendant trois jours et trois nuits on discute, on s'irrite, on boit de l’eaude-vie, on s’emporte, puis, avec plus de calme, on discute de nouveau. Enfin, les Okandas, ne voulant pas ou ne pouvant pas rendre le déserteur, s'engagent à donner pour son évasion douze régimes de bananes, six poules, une chèvre et une femme avec son enfant à la mamelle.
Les bananes d’abord, la femme et l'enfant complément du marché. Par là on peut juger du sentiment de famille des nègres.
Leurs avocats ont souvent gémi sur l’él es esclave dans les colonies. Ne savent-ils pu ou ne v ulentils pas se rappeler celui qui lui est infligé dans son propre pays?
Là, à qui veut l’épouser, elle est vendue par ses parents 25 à 90 piastres. Le nègre qui l’achète fait une spéculation, expose un capital que la mort peut lui
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L'AVRIQUE ÉQUATORIALE 249
enlever et dont le temps en tout cas amoindrit la valeur ; ar à quatorze ans cette femme peut être mère, et à vingt ans elle est vicille.
«€ Au Cama, dit M. de Compiègne, et dans presque toutes les peuplades de l'Afrique équatoriale, la femme est considérée comme un être intermédiaire entre l’homme et l’esclave ; mais ses charmes doivent rapporter autant et plus que le travail de l'eselave. Aussi les maris sont toujours disposés à céder et mème à offrir leurs femmes au premier venu, S'il est riche, 11 payera; s'il ne peut payer, il deviendra l’esclave du mari. Les femmes servent aussi comme instruments de crédit dans le commerce. S'agit-11 de contracter une dette, on donne une ou plusieurs femmes en garantie. Quelquefois le gage s'enfuit, et 1l en résulte des palabres interminables. »
Que si ces femmes manquent à leurs devoirs, c'està-dire essayent de s’approprier la verroterie ou le rhum qu'elles ont gagné par leur obligeance, le maitre, justement indigné d’un tel vol, leur fait sur le dos, avec la pointe d’un fer aigu, une entaille dont la trace ne s’effacera jamais. Autant de traitrises, autant de sanglantes lacérations. Dans le harem du Roi-Soleil, on en comptait une quantité.
Par le veuvage, ces malheureuses créatures serontelles affranchies? Non; dès que leur mari a cessé de vivre, elles doivent d’abord être rigoureusement fouettées, puis les héritiers en font entre eux le partage, comme des cofires et du bétail.
J'abrège les détails de ces monstruosités.
Un écrivain qui a vu de près les noirs et leur escla-
age en Amérique, M. Van Evrie, a publié après la guerre de sécession un très intéressant livre, où il dit : « Je veux démontrer qu'il y a six races humaines dont cinq
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au-dessous de la caucasienne, et celle des nègres, la dernière de toutes dans l’ordre de la création.
«Je veux démontrer que l'esclavage est l’état normal, la condition naturelle du nègre.
« Je veux démontrer que nulle part, en aucune situation, les nègres n’ont été moralement et matériellement heureux comme ceux qui ont vécu dans l’état de servitude en Amérique. »
Il y a bien des gens éclairés, très humains et fort bons chréliens, qui croient s:ns peine à ces idées.
Les divers peuples n’ont-ils pas leurs diverses aptitudes et leurs diverses destinées ?
Le sort particulier des nègres n'est-il pas déterminé par leur conformation particulière ?
N’est-elle pas vraie la sentence prononcée contre le fils de Cham par Noë : « Servus servorum erit fratribus suis ? »
Je reviens à nos voyageurs.
Après avoir rapidement traversé le Sénégal, ils s’arrètent au Gabon, notre nouvelle colonie.
Il y a trente-trois ans que nous avons acquis ce territoire sur les deux rives d’un estuaire de 25 milles de longueur et de 8 milles de largeur. Nous y avons construit une maison pour le gouverneur, quelques cases pour les employés, un fort et un hôpital. Près de là bientôt se sont élevées les maisons des missionnaires catholiques et des sœurs de charité, les factoreries de quelques négociants français et étrangers, et ainsi s’est fait établissement auquel on donne le nom de « Libreville ».
À quelque distance de notre cité naissante sont les villages des habitants primitifs du pays : les Mpongwe, qu'on appelle sur la côte « les Gabonais » plus loin sont les Bouloux, puis les Bakalais et les Pahouins,race
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