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on les croirait à jamais endormis sous leurs rideaux de fleurs, comme l’Iécla d'Islande sous son manteau de neige. Il en est qui s'élèvent dans la régularité de leur forme conique jusqu'à 12000 pieds de hauteur. A travers une vaste forêt, on monte à leur cime, et de là, par un temps clair, on peut contempler le plus grandiose, le plus admirable spectacle, un spectacle unique.
A l’est et à l’ouest, on peut voir à la fois m'roiter les océans de deux hémisphères, l'Atlantique et le Pacifique. Cependant tout à coup le paisible cratère se réveille et mugit. La lave bouillonne dans ses flanes et monte à son orifice, 1l faut fuir et le plus tôt sera le mieux. Près de l’ancienne capitale de Guatemala, au milieu d’un ravissant paysage, s'élèvent deux volcans également redoutés quoique bien dissemblables. L'un est le volcano de fuego dont les flammes font trembler ; l’autre, le volcano de agua qui vomit des torrents d’eau. Des profondeurs d’un autre cratère, dans une autre province, on à vu jaillir une pluie de cendres noires qui se répandit sur un espace de plusieurs centaines de lieues.
Très fréquents aussi dans les divers États de l’Amérique centrale, et très désastreux parfois sont les tremblements de terre. En 1854, la ville de San-Salvador fut presque entièrement anéantie par une de ces horribles commotions.
Avec tous ces périls, l'Amérique centrale n’en est pas moins le plus attrayant, le plus délicieux pays. C'est un microcosme, un petit monde où sont réunis les phénomènes, es beautés et les principales productions du monde entier.
Avec ses plaines et ses plateaux, elle se divise, comme le Mexique, en trois zones : Tierras calientes, hierras
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