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Ceux qui étaient chargés de les conduire de station e station les traitaient sans ménagement et souvent 0 plaisaient à leur faire endurer le froid et lu fai En revenant de la capitale septentrionale du Per "y plus d'une fois du Plan de Carpin faillit fr d pu neiges de la Sibérie. “xs Aéhiaé Dans son isolement et son embarras au milieu des hordes farouches, Rubruquis eut un bonheur ines +4 le bonheur de trouver en pleine Tartarie une ea u à Lorraine et un arisien. La femme de Lorraine . dans une invasion, emmenée par delà le Volga, ob épousé un officier et ne se plaignait point de sui et lrès attachée pourtant au souvenir de sa terre mp à elle accueillit avec Joie le bon religieux qui lui mr l’idiome des rives de la Moselle, et elle lui Frs d’utiles renseignements. ch Le Parisien, nommé Guillaume Boucher, était orfèvre qui venait de faire pour le grand her pe œuvre magnifique, un arbre d'argent enlacé de ste ui date; MMITUNS d'un ange qui sonnait de la ont sr A sa base, quatre bassins gardés par quatre lions ; dar sa tige, sous son écorce d'argent, quatre tu aux po versaient dans les bassins quatre liqueurs différentes A ses ingénieux travaux, Boucher n'emplo ait. pe InOÏNs de cinquante ouvriers. Mais de sa riche io (E de lui seul avait inventé le plan, coordonné le é # Ra dessiné les ciselures. dure Je me plais à citer cet épisode du voyage de Rubru
quis, ce souvenir de la France,
enche regar l ante les regards du souverain qui épouventait
l'Europe et l’Asie.
Longtemps auparavant, aux écoles de Paris venaient des jeunes gens de toutes les contrées. Il en venait de la pauvre île d'Islande qui, en rentrant dans leur pays, étaient décorés d’un titre très envié. On les appelait les clercs parisiens.
En Angleterre, au commencement du règne d'Édouard IIE, dans les institutions universitaires on enseignait d’abord le français, ensuite le latin. « Les fils de nos gentishommes, dit un écrivain anglais de cette époque, apprennent le français étant encoreau berceau. »
Notre langue était destinée à devenir la langue diplomatique, la langue des salons, la langue universelle. Marco Polo, l'illustre Vénitien, écrit en français sa relation de voyage. Brunetto Latini, le maître de Dante, écrit aussi : Li livres dou Trésor en francais, et dit : « Se aulcun demandoit par quoi c’est livres est escritz en roman selon le langage des François puisque nous somes Îtaliens, je dirois que ce est pour deux raisons : l’une, car nous somes en France, et l’autre parce que la parleure est plus délitable et plus commune à toutes gens. Maundeville dit aussi : «Et sachiès que je eusse mis ce livre en latin pour plus breifment deviser, mais pour ce que plusieurs entendent mieux roman que latin, lay remis en français. Et pour ce chascun l’entende et que ly seigneur et Îÿ chevaliers et 1y autre noble homme qui ne sceuvent point le latin du jour et qui ont été oultre mer sachent ou entendent ce je dis voir ou non,
Par le renom de la France jusqu'au foud de l'empire de Gengiskan, les deux humbles religieux du treizième siècle étaient protégés. [ls devaient se résigner, et ils se résignaient à la rudesse des plèbes tartares. Mais sans rien abandonner de leur nationalité, ils allaient à leur
‘1 L'Extrême Orient au moyen âge.
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but, et avec leurs pauvres vêtements de frères mineurs, ils assistaient, comme les princes d'Asie, aux solennités de la grande horde.
Du Plan de Carpin, le légat d’Innocent IV, a, dans son long trajet, souffert le froid et la faim. Pendant le carème, il n'avait pour toute nourriture que du millet cuit à l’eau avee un peu de sel, ct pas d'autre boisson que la neige fondue.
À Pâques, dit-il, nous étions si faibles que nous pouvions à peine nous tenir à cheval.
Mais le voilà qui assiste à l'inauguration d’un nouvel empereur, et il se plaît à décrire cette pompeuse cérémonie. Le grand khan occupe une tente en feutre blanc assez large pour contenir deux mille personnes. Elle est entourée d’une palissade en bois revètue de peintures et de divers ornements.
En dehors de cette palissade est rangée une légion de dignitaires : le duc Jaroslaf de Russie, le fils du roi de Géorgie, ies envoyés du calife de Bagdad ct de diverses régions de l'Asie et de l’Europe, en tout plus de quatre mille grands personnages qui venaient offrir des présents au nouveau souverain. L'étiqueite ne leur permettait pas de se présenter deux fois de suite devant lui avec le même vêtement. Le premier jour ils étaient tous habillés en blane, le lendemain en rose, puis en violet, puis en fine pourpre.
Après diverses cérémonies, l’empereur s’asseyait sur un trône d'or dans la magnifique tente qu’on appelait la horde d'or. Les seigneurs réunis autour de lui disaient: « Nous voulons, prions et commandons que vous ayez puissance et domination sur nous tous. » L'empereur répondait : « Si vous voulez que je sois votre souverain, n'êles-vous pas disposés et résolus à faire tout ce que je vous commanderai, à venir quand je