DE MARIE-ANTOINETTE
15 octobre 1876.
J'étais, il y a trois ans, à Fontainebleau, dont je me reprochais de n'avoir jamais visité le château et la forêt. J'eus la bonne fortune d*y rencontrer un aimable octogénaire, ancien officier de la Garde royale, dont la verte vieillesse vivait de souvenirs. Comme M. le comte de Reiset, il avait un culte pour la mémoire de Marie-Antoinette, et, depuis longues années, son existence s'était consacrée à une tâche bien douce et bien facile; recueillir tout ce qui pouvait mettre à néant les calomnies amoncelées contre la Reine et tout ce qui pouvait replacer sous son vrai jour cette auguste, charmante et tragique figure.