‹ Nouveaux samedisChapitre 7 sur 38 · X. DOUDAN · texte numérisé non relu

X. DOUDAN

ciélé qui se meurt et qui s'était faite complice de son agonie. Eh bien I tout est pour le mieux ; il aura contre lui, comme de juste, la jeunesse tout entière, laquelle ne pourrait,sans manquer à ses attributions les plus élevées, à sa religion de l'idéal, ne pas faire une opposition violente au gouvernement; mais il s'arrangera avec le resle *.»

Non, il n'est jamais trop tôt pour être du parti de l'ordre, de la raison et de la justice. Le bon sens, c'est l'expérience devinée. Le jeune homme sage comprend d'instinct ce que les épreuves de la vie enseigneront à ses compagnons moins raisonnables. La plupart des malheurs et des folies de la France s'expliquent par ce vice d'éducation ou cette erreur d'optique qui prodigue aux réminiscences républicaines, aux mirages révolutionnaires, aux malentendus et aux sophismes d'une liberté mal définie, les séductions, les ardeurs, les enthousiasmes de la vingtième année. On assimile les situations les plus différentes ou les plus contraires; on confond le légitime effort d'un peuple luttant contre la domination étrangère avec les complots d'une poignée de factieux essayant d'ameuter la foule contre un pouvoir national et régulier. L'étudiant qui sort du collège se croit un Gaton ou un Brutus, un Décius ou un Trasybule, s'il glisse quelques syllabes de sa prose dans une feuille incendiaire, prend sa part d'une cérémonie radicale ou montre le poing aux ser-*

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