PREMIERE LETTRE
Il n'est temple si saint , des anges respecté, Qui soit contre leur rage un lieu de sûreté.
Enfin , sauve qui peut ; et quatre fois heureux
Qui connaît, pour les fuir, quelque antre ignoré d'eux!
« A Paris , chaque année a ses modes , ses chansons , ses bons mots , ses plaisirs , ses vertus et ses vices, sa sagesse et ses ridicules. La bienfaisance elle-même a ses caprices et ses époques; elle a commencé par adopter la mémoire des grands hommes : puis sont venus les enfans pau\Tes, ensuite les prisonniers : les incendiés ont eu leur tour; aujourd'hui ce sont les Grecs , qu'on laissera peut-être l'année prochaine pour d'autres infortunes.
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« Ainsi , on peut dire , en thèse générale , que le Parisien est généreux et compatissant ; mais il faut ajouter qu'il ne l'est pas toujours de la même manière , et qu'il est aussi fantasque à cet égard qu'il Test pour la forme des vétemens et des meubles. De même on doit convenir qu'il a été de tout tems accueillant et hospitalier envers les étrangers ; mais j'y mettrai pour amendement qu'en général il gâte cette excellente (|ualité par quelque manie dont ses hôtes sont trop souvent les victiiîies. Une des plus invétérées, et qui menace de s'enraciner profondément, quoiqu'elle se modifie de loin en loin, selon le cours des événcmens , est celle qui s'est emparée de presque tous les rangs de la société , et fait que la politique occupe la première et la plus grande place dans les relations sociales. On ne saurait faire un oas sans la rencontrer. Les salons , les antichambres , les églises et les promenades , les cafés et les restaurans , les théâtres et les boutiques, la mansarde de la couturière et la loge du portier sont envahis par la politique , et il n'est pas jusqu'à la sellette du décroteur installé sur le Pont-Neuf qui ne vous présente des traits d'éloquence libérale sur les jésuites et les con-
grégations. Torturé de toutes les manières par ceux qui prétendent faire aller le inonde à leur guise , excédé des sottises que je suis obligé d'entendre chaque jour, je m'adresse aux habitans de la capitale pour leur faire connaître combien il est inhospitalier, j'oserai mêm.e dire barbare , de faire subir un pareil supplice à ceux qui ne viennent visiter la métropole de la France que pour leurs affaires particulières , ou pour leur instruction et leur plaisir. Les sauvages de la Chersonnèse-Taurique avaient une déesse à laquelle ils sacrifiaient les étrangers qui abordaient chez eux : les Parisiens voudraient-ils faire revivre cet usage en immolant des victimes humaines à la politique ?
» Il y a environ deux mois que je suis venu dans la capitale pour solliciter, en raison de mon indemnité , dont la liquidation n^avance pas par le motif, m'a-t-on dit, que dans les bureaux et dans les comités on s'occupe presque autant d"Ibrahim-Pacha et de M. de Montlosier que des émigrés et de leurs décom.ptes. Je me suis logé dans un des hôtels de la rue de Rivoli , pour être plus près du ministère. II est bon de vous dire que, dans ma petite ville, excepté le I. 10
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sous-préfet et le procureur du Roi , personne ne s'occupe de politique. Nous lisons à peine le journal du département, qui paraît deux fois par semaine , et encore les nouvelles qui nous intéressent le plus sont le cours du blé au marché régulateur , et le bulletin de la société d'agriculture. Nous passons ainsi le tems dans un calme que rien ne vient troubler , et , vivant en paix avec tout Funivers , nous laissons faire celui que le ciel nous a donné pour roi , et les hommes que nous envoyons auprès de lui pour réclairer de leurs conseils. Vous jugez qu'avec de telles dispositions, un provincial se trouve fort désorienté dans cette ville, où poîiiiquer semble être devenu un besoin universel , où une foule d'ennuyeux et d'importuns s'attachent à vos pas dans les rues et dans les promenades , \'iolent votre domicile si vous restez chez vous , ou bien vous assiègent dans les cercles que cette funeste manie a transformés en autant de clubs. Vous en jugerez mieux par le récit d'une de mes journées , qui donnera une idée de toutes les autres. Elles ne diffèrent entre elles que par les détails.
n Jeudi dernier, la portière de l'hôtel entre le
ET LES POLITIQUES. ^fc)
matin dans ma chambre ; elle m'apportait m,es habits et des lettres que j'attendais avec impatience. Après avoir déposé les habits sur une chaise et les lettres sur la cheminée , elle s'approche de moi et me dit : « Si Monsieur veut voir le journal , je lui monterai la Quotidienne , qui est bien intéressante aujourd'hui. Je la lis tous les matins , avant qu'on ne soit levé dans la maison. Ah ! dame , c'est que nous sommes royalistes , voyez-vous. Mon mari était frotteur au château avant la révolution , et il a conservé son opinion. Entre nous, le maître de la maison est un peu libéral -, il a fait sa fortune on ne sait comment, et il reçoit toutes sortes de gens dans son hôtel. Nous ne sommes pas à notre place , et puis cela compromet ; nous devrions avoir au moins une conciergerie à Fontainebleau ou à Rambouillet. » Je me débarrassai de cette bavarde en lui demandant de m'envoyer le barbier. Je lus mes lettres , et bientôt l'homme de la savonnette arriva. En province , ce que nous appelons encore un perniquier est une espèce d'observatoire vivant, de baromètre et de thermomètre que l'on consulte pour savoir le tems qu'il fait et celui qu'il fera dans la journée ; on
n'a guère avec lui d'autre conversation , à moins que Ton ne veuille savoir la situation de l'état civil de la petite ville , c'est-à-dire les naissances , les mariages et les décès survenus depuis vingt-quatre heures. Par suite d'une vieille habitude , j'eus le malheur de demander au barbier, pendant qu'il passait son rasoir sur le cuir, comment était le tems. « Superbe ! me répondit-il avec un accent moitié parisien et moitié gascon; magnifique ! jMonsieur ira peut-être voir la revue du Champ-de-Mars? Quelle troupe que cette garde royale! Pourtant c'est encore jeune. Tel que vous me voyez, j'ai été dix ans frater dans les grenadiers à pied de Napoléon ; j'ai fait plus d'une moustache à Austerlitz , à Wagram et à Moscou. Leurs cadets promettent; mais, sandis ! quel dommage! M. le comte de Montlosier , qui est une de mes pratiques à Ihôtel de Nantes , tout près dïci , a imprimé , dans son fameux livre , que les soldats , infanterie et cavalerie , étaient enrôlés dans les jésuites. Les jésuites! Un député que je rase tous les ans, pendant la session , prétend que la France est perdue si on ne les renvoie pas. » Et voilà que , tout en jouant du rasoir , mon homme passe avec la plus grande
volubilité, et tout le feu d'un orateur, des jésuites aux Portugais , des Portugais à la Bibliothèque populaire ^ des in-32 Touquet aux Grecs , des Grecs à Bolivar, de Bolivar aux janissaires. J\lais en me parlant des soldats de cette milice qui ont eu la tête tranchée par ordre de Mahmoud, le bourreau me fit une entaille profonde au menton. La honte et la surprise mirent fin à sa dissertation. Il ne put s'empêcher, cependant , enra'offrant un morceau de taffetas d'Angleterre , de dire quelques mots sur la prochaine arrivée de M. Canning à Paris. Je souris intérieurement en pensant à la liaison et au rapport de nos idées.
» Je m'habillai et sortis pour me rendre chez Laiter, au coin de la rue Castiglione , afin de déjeuner et savoir quels étaient les spectacles du jour. En passant le long de la grille qui sépare la rue de Rivoli du jardin des Tuileries , je vis sous les marroniers une foule de promeneurs profondément absorbés par la lecture des journaux et la méditation des intérêts politiques des quatres parties du monde. Même tableau dans le salon du café-restaurant, oii l'on se réconfortait l'estomac avec le beefteack, la côtelette et
la volaille du Mans, en même tems qu'on se nourrissait Tesprit de la sagesse du Constitutionnel et du Journal des Débats. Je priai mon voisin de me prêter, lorsquMl Faurait lue, la feuille qu'il tenait à !a main. Je ne voulais y voir que rannonce des divers théâtres; mais le voisin me répondit qu'elle était déjà retenue par quatre personnes. Je payai et sortis , me proposant de lire les affiches au coin de quelque me. « Je trouvai ce que je cherchais dans la rue de la Paix , et me voilà lisant les placards jaunes , bleus et rouges , qui offrent chaque matin aux aiïiateurs le choix entre douze spectacles différens. Des jeunes gens étaient également occupés à étudier cette nomenclature de quarante à cinquante pièces , et à commenter les titres. « Cet opéra, dit l'un, est du libéral Jony; détestable ! On dit que la musique est belle , mais ie poëme ne vaut rien. Cette comédie est de Duval ; encore du libéralisme! Comment peuton jouer cela sur un théâtre royal? Allons plutôt à r Opéra-Comique-, l'auteur, le compositeur , le directeur et les auteurs pensent bien ; ce sont de très-bons royalistes. Pour le théâtre Italien, on ne sait de quel parti sont tous ces
gens-là. » Ces derniers mots furent décisifs pour moi; je vis sur l'afficlie Roméo et Juliette^ et mon choix fut fixé. J'allais me retirer, lorsqu'un de ces jeunes gens me regarda avec cet air de doute que l'on prend malgré soi lorsque l'on croît reconnaître quelqu'un. Je vis, moi, au premier coup-d'ceil , que cet Aristarque était le fils d'un de mes voisins de campagne , venu à Paris pour entrer dans les gardes -du- corps. Craignant d'être engagé dans quelque discussion politico-dramatique , je feignis de ne pas l'avoir vu , et gagnai le boulevart à toutes jambes , sans regarder derrière moi.
» Je m'acheminais du côté de la rue Grai\?€- Batelière , oii je me proposais d'arrêter une stalle au bureau de location de l'Opéra. Là du moins , me disais-je , les accords d'une musique déhcieuse, la voix ravissante et les accens pathétiques de madame Pasta me feront oublier les tortures de la politique. J'aurai bien du malheur si les Russes et les indépendans d'Amérique , les Portugais et les Turcs viennent m'assaillir et troubler tout le plaisir que je me promets. Je passais, en faisant ces réflexions, devant le café Tortoni. Tout à coup un homme
qui lisait le Bloniteur dans la pièce d'entrée m'aperçoit , quitte sa lecture et s'élance sur moi comme le vautour sur sa proie. C'était Saint-Léon , un de mes parens éloignés , devenu homme d'affaires , coulissier , et le plus intrépide habitué de la Bourse. Il passe son bras dans le mien de manière à me convaincre que son intention était que je ne pusse lui échapper de sitôt. « Où allez-vous , me dit-il , sans doute dans quelque cabinet de lecture , faire provision de nouvelles? — Non , lui répondis- je, je vais louer une place pour le théâtre Italien. — Comment, répliqua Saint - Léon , avec tout votre esprit et voire caractère indépendant , vous donnez dans cette niaiserie anti-nationale , au moyen de laquelle la Sainte Alliance amuse de grands enfans pour les empêcher de crier ! Rossini avec ses motifs et cavatines , David et madame Pasta, Donzelli et madame Pisaroni , Yelluti et mademoiselle Sontag, Curioni et mademoiselle Cinli, sont les principaux agens de ce complot contre les libertés des peuples , et je sais de bonne part qu'ils reçoivent de fortes pensions de M. de Mettemich. C'est ainsi que l'on endort les pauvres Napolitains sur l'occupation autrichienne , qu'à
Madrid on fait crier m'e le roi absolu , qu'à Vienne et à Berlin la Gazza et /'/ Barbiere tiennent lieu des constitutions toujours annoncées et toujours retardées, et qu'à Paris , enfin, on occupe nos fortes têtes , qui comploteraient contre le ministère sans Otello^ Tancredi t\ Semiramide , Voyez don Pedro ! il n'a pas trouvé de meilleur moyen, pour se maintenir sur le trône du Brésil , que la présence à Rio-Janeiro d'une troupe italienne. A propos , nous avons des nouvelles de Buenos- Ayres ; tout va au mieux, et les fonds américains reprennent faveur. »
» En parlant ainsi , Saint-Léon avait quitté mon bras, mais il s'était saisi d'un des boutons de mon habit , et il le tenait avec tant de force , que cet accessoire de mon vêtement devait céder avant que je pusse m'échapper. J'ai remarqué que la plupart des politiques qui vous arrêtent dans la rue , ou vous attaquent dans un salon , ont chacun un tic plus ou moins fâcheux pour leur interlocuteur. Les uns , comme Saint-Léon , s'emparent de votre personne , soit en vous prenant au collet, soit en vous serrant, comme on dit, le bouton , ou bien, si vous êtes dans un appartement , en vous mettant en état de blocus
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dans un coin ou dans une embrasure de fenêtre. On pourrait presque leur faire un procès pour délit d'arrestation arbitraire. D'autres , au lieu d'endommager votre babit, prennent à tâche d'en réparer le plus léger désordre. Tout en discourant, ils redressent le collet de votre gilet , donnent une attitude régulière à votre chaîne de mont-e , ou , transformés en valets de chambre , ils enlèvent le duvet qui a pu s'attacher à vos vêtemens , et font disparaître la poussière ou le plâtre que vous avez amassés en passant trop près d'une muraille. Mais ceux que je ne puis souffrir, et que l'on devrait exclure de toute société élégante et polie , ce sont ces frénétiques qui , dans la chaleur de ïa discussion , croient ne pouvoir donner de la force à leurs argumens qu'en vous présentant le poing sous le nez , en vous donnant de grands coups du revers de la main sur la poitrine , ou bien , si vous «tes assis, en vous frappant violemment sur le bras ou sur les genoux. Au commencement de mon séjour à Paris , je sortis un soir tout moulu des mains d'un de ces enragés , zélé Philhellène , qui me raconta le siège de MissoloDghi, et me prît apparemment pour un Turc.
» Pour en revenir à Saint-L-éon, je fis une vaine tentative pour ma délivrance , après une longue dissertation par laquelle il voulut me prouver que la constitution de Portugal était le plus bel ouvrage sorti de la main des hommes depuis Numa , Lycurgue et Solon. Des Grecs et des Romains, le cruel passa en Amérique , et me démontra, par vingt raisons, que l'insurrection de Paez ne pouvait pas réussir; enfin, le pauvre bouton , tiraillé depuis une heure , sauta avec la flotte du capitan-pacha , complètement détruite par les bâtimens à vapeur de lord Cochrane. Je laissai dans les mains de mon homme ce trophée de sa victoire , et je m'enfuis au moment où il commençait une dissertation sur l'abolition du corps des janissaires.
» Toutes les places pour le théâtre Italien étaient retenues ; on venait de délivrer les derniers billets. Il fallut bien se résigner-, je résolus de rentrer chez moi, de m'y enfermer à double tour, et de ne recevoir ame qui vive. Cependant, que faire seul dans un hôtel garni? ma foi , lire Horace ou Yirgile , IMontaigne ou Racine. Mais je ne possède pas un seul volume. Eh bien ! je trouverai des livres au Palais-Royal ,
ce bazar universel de l'industrie. J'y cours , et porte mes pas vers les galeries de bois, oii trente étalages de libraire arrêtent les amateurs et les curieux. Me voilà devant un grand magasin, où une vingtaine de personnes de tout âge parcourent avidemcHt les titres des volumes , s'en emparent, en lisent quelques pages , les replacent pour en prendre d'autres, et n'abandonnent la place que pour aller faire un peu plus loin la même manœuvre. Je ne doutai point que cet empressement n'eût pour objet les chefsd'œuvre de l'antiquité ou les plus beaux écrits des tems modernes , et que mon clier Horace ne se trouvât parmi tous les livres que je voyais étalés.
» Mais j'étais loin de compte, et je devais encore rencontrer là cette maudite politique que j'avais le projet de fuir. Dénonciation de M. le comte de Montlosier; Réflexions sur les marchés Ouvrard ^ de M. de Salvandy ; Basilidh ^ évêque de Carystos ; Réfutation du Mémoire à consulter , par la comtesse de Brady ; de la Conversion des rentes, par M. Bois -Bertrand; la Villéliade ^ poëme; Biographie des ministres; Napoléon et r Europe , par iM. Doin ; Traité d'Economie politique , par ]\I. Ganiih ; Consultation^ par M. Du-
pin ; Epître à V Europe , par l'abbé Progin ; le Croquemiiaine de M. de Montlosier ^ par M. le vicomte de Saint-Chamans ; la Bàocaiion de redit de Nantes^ par M. Lenoble; Discours sur les libertés de l'Eglise gallicane , par Tabbé Fleury ; Considérations sur les constitutions démocratiques ^ par M. Laurentie : tels sont les ouvrages qui me passèrent devant les yeux, sans compter ceux dont j'ai oublié les litres. Pour Horace et Virgile, je les demandai en vain ; on me dit d'aller , si je voulais les trouver , dans le quartier Saint- Jacques , chez les successeurs des Nyon et des Barbou. Je regagnai mon hôtel en réfléchissant que la rage d'écrire sur les matières politiques et rehgieuses devait nécessairement avoir la même source que celle d'en parler à tout propos, mais que, du moins, il dépendait d'un honnête homme de se soustraire à la politicomanie des faiseurs de brochures , tandis qu'il est à peu près impossible , à Paris , de ne pas être la victime des raisonneurs et des discoureurs qui y fourmillent.
» Je rentrais assez triste , et ne sachant trop ce que je ferais du reste de ma journée , lorsque le portier de l'hôtel me remit un billet de la marquise de C***, parente de ma femme. Elle
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m'invitait pour le jour même à diner sans façon, et à faire une partie d'écarté avec quelques amis. La marquise a été dans sa jeunesse une des femmes les plus intéressantes de notre province ; elle aimait la littérature , les fêtes et la société, dont elle faisait l'ornement. Venue à Paris dans les premiers tems de la restauration avec son mari, pourvu d'une charge à la cour , elle est veuve depuis trois ans , et tient au faubourg Saint-Germain une bonne maison. Je ne l'avais revue qu'une fois, et en visite , depuis mon arrivée , et nous n'avions causé que de nos parens et amis communs. Dîner avec une femme spirituelle et un petit nombre d'intimes, s'occuper ensuite d'un jeu quine captive pas assez pour erapêcber une douce et innocente causerie , il y avait là de quoi me dédommager des tourmens de ma journée. Cette agréable perspective me souriait. Mais , grands dieux! j'étais loin de prévoir que j'allais me foiin'er dans un véritable guêpier. Ce fut vraiment bien autre chose que la portière et le barbier, Saint-Léon et les étalages du Palais-Royal. Suivez-moi, si vous en avez le courage, sur un théâtre plus noble et plus élevé.
ET LES POLITIQUES. 23l
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