‹ Nouveaux tableaux de Paris, ou, observations sur les moeurs et usages des parisiens au commencement du XIXe siècleChapitre 2 sur 22 · LETTRE · texte numérisé non relu

LETTRE

Et partout des passans, enchaînant les brigadec , Au milieu de la paix font voir les Larricadej.

BolLEAC.

« Monsieur,

» Je lisais dernièrement , dans je ne sais quel journal, que les embarras de Paris se multipliaient tellement, que bientôt il faudrait apprendre l'art de marcher à travers tant d'obstacles, et de se garantir des accidens dont on est menacé presque à chaque pas. Récemment arrivé des Grandes-Indes, après une pénible traversée, je regardais cette remarque comme une exagération , de même que les tempêtes décrites dans les romans, Mais , arrivé depuis plusieurs jours à Paris , où je suis venu régler tout ce qui est

relatif à une expédiiion que je vais faire pour le ?.Iexique , je me suis convaincu qu'il n'y avait rien que d'exact. Vous saurez, Monsieur, que je suis marin , et que, depuis trente ans que je navigue sur Teau salée , j'ai fait deux fois le tour du. monde , quatre voyages au golfe du Bengale , six à la côte de Guinée et dix en Amérique. Eh bien! je vous proteste que , dans les occasions les plus critiques , au milieu des écueils et des rochers de FArchipel indien, des brouillards épais du banc de Tcrre-jNeuve , et de la multilude des petites îles qui composent les Moluques et les Philippines, j'ai éprouvé moins d'embarras pour diriger mon vaisseau, d'inquiétudes d'esprit, de soins , et même couru moins de dangers , rue je n'en ai rencontré dans les rues de Paris, en me rendant de la rive gauche de la Seine à la rive droite. On ne peut faire un pas dans cette maudite ville sans être plus ou moins rudement accosté par des gens empressés , qui ressemblent à un paquebot chassé par àes for- ];ans. A chaque instant , il me faut courir des bordées dans les rues pour éviter de chavirer ou d'être coulé bas par ]es voilures de toutes les sortes qui se sont emparées du pavé. Je ne puis ,

Monsieur , vous donner une idée des tribulations que j'éprouve joarneliement, qu'en vous racontant uii voyage que j'ai fait de la rue du Bac , où je demeure , jusque chez un de mes amis , logé rue Grange-Batelière. Invité à diner chez lui, l'envie de faire de l'exercice m'engagea à m'y rendre à pied. Je devais être arrivé à six heures , et je pensai que soixante minutes me suffiraient pour la traversée. Avant de sortir, je me mis à la fenêtre pour m'orienter etm'assurer du tems. Je crus voir à l'horizon l'apparence d'un grain, et mon hôtesse , à qui je fis part de mon observation, me força d'accepter son parapluie à canne , que je ne pris qu'avec répugnance. J'ai cependant reconnu depuis que rien n'est plus utile que ce meuble à quiconque est forcé de circuler dans cette vaste capitale. D'abord , il lui sert de prélart contre la pluie ; il peut ensuite le porter en guise de mât de beaupré pour se garantir des chocs qui le menacent , ou de gaffe pour pousser au large ce qui gêne son passage. De plus , c'est une arme offensive et défensive; celui de ses bouts qui est recourbé pourrait même au besoin servir pour accrocher l'ennemi et venir à l'abordage.

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» Je descendis donc au coup de cinq heures ^ et, au moment où j'allais débouquer de l'hôtel par la porte cochère , une berline de poste y entra avec fracas , et s'arrêta sous le vestibule , devant le grand escalier, de manière à me mettre dans un véritable état de blocus. J'eus beau jurer , les postillons , qui étaient restés sur leurs chevaux, ne bougèrent pas plus qu'un cabestan. Il me fallut attendre que milord Boxingbroug eût descendu ses trois quintaux de graisse , que milady et ses femmes eussent mis pied à terre , ce qui ne se fit pas sans avoir acquis la certitude que les appartemens étaient confortables et à bon marché. Enfin la voiture avance au milieu de la cour , et me voilà libre , après avoir perdu un quart-d'heure que je comptais bien regagner en portant un peu plus de voiles dehors.

» Je mis le cap sur le Pont- Royal , qu'il me fallait traverser , et aucun événement remar- ^quable ne m'amva jusqu'à la rue de l'Université. Parvenu à cette hauteur, des ouvriers occupés à creuser une tranchée, afin d'y placer uti conduit pour le gaz, s'étaient emparés de la moitié de la chaussée. L'autre côté était totalement intercepté par un embarras de voitures.

Une charrette de blanchisseuse avait accroché un fiacre: et un cabriolet, qui s'était trompé d'un pouce dans son estime , se trouvait engagé entre la charrette et la muraille. Pendant qu'on se disputait pour savoir qui avancerait ou reculerait , des équipages , des diligences et des voitures de toute espèce étaient arrêtés au vent et sous le vent du lieu de la scène. Je ne vous dirai pas , Monsieur , tous les juremens , reniemens et blasphèmes que j'ai entendus dans cette occasion; il ne s'en prononce pas autant parmi l'équipage d'un vaisseau de ligne en trois mois de traversée. Enfin la voiture du blanchisseur termina la dispute en brisant deux rayons de la roue de bâbord du fiacre ; toutes les machines roulantes s'ébranlèrent à la fois et marchèrent sur deux files opposées. Il était cinq heures et demie ; je pouvais encore arriver en me pressant ; mais je n'étais pas au bout de mes tribulations et de mes avaries.

» Parvenu au coin de la rue de Verneuil , j'apercevais déjà l'extrémité du Pont Royal avec autant de satisfaction qu'un navigateur qui est sur le point d'entrer dans les vents alises. 3Iais je suis bientôt arrêté par un grand rassemble-

Ib LES EMBARRAS DE PARIS.

ment formé en cercle , et qui occupe tout le côté de la rue où je me trouve. L'autre côté est embarrassé par un énorme char de tapissier sur lequel on place des meubles. Ce groupe se composait de servantes appuyées sur leurs balais , de garçons bouchers, le bonnet de coton sur l'oreille , et le couteau , en guise de sabre , au côté; des garçons boulangers en jupon court, et , du reste , costumés à peu près comme les sauvages de TOrénoque ; d'ouvriers et d'ouvrières qui avaient quitté leurs boutiques pour entendre la romance de la Dame blanche , chantée d'une voix fausse, avec accompagnement d'orgue de Barbarie. J'aitends le passage de la première voiture , espérant qu'elle fera dans ce bastion une brèche par laquelle je pourrai passer. Un rapide tilbury arrive en effet, traverse comme par enchantement ; mais la foule se referme aussitôt derrière lui , et me voilà comme une vieille gabare échouée sur un banc de sable. J'essaie en vain de me faire jour ; enfin je ne sais combien de tems je serais resté là, sans deux commissionnaires portant sur un brancard des cristaux et des porcelaines. Au cri de gare/ les dilettanti du coin se rangent en haie ; je me

place en arrière-garde à la suite du convoi , et je défile, l'arme ou le parapluie au bras, sur Tair de la Cara^^anne , que Torgue venait de commencer.

» A peine débarrassé, je me mets à courir pour réparer le tems perdu. Je heurte , en passant devant Goujon, marchand de cartes de géographie , un amateur qui cherchait la position des républiques de Colombie et de Rio de la Plata ; je pousse contre une borne le mendiant aveugle qui se jette au devant de moi , et dont le caniche entortille sa corde autour de mes jambes ; enfin , au coin de la rue du Bac , je trébuche , mais sans me faire du mal , contre la hotte du marchand de melons , dont l'étalage forme comme une espèce de promontoire ou d'écueil à Tentrée d'une rade.

« Me voilà sur le trottoir du pont! Quel magnifique coup d'oeil ! Mais je n'ai le tems d'admirer ni le bateau à vapeur qui démarre pour aller à Saint- Cloud , ni la manière dont un nageur fait la planche, ni l'adresse d'un monsieur qui pêche à la ligne auprès des bains Vigier , toutes choses qui sont en possession de captiver les bons Parisiens lorsqu'ils traversent la Seine.

l8 LES EMBARRAS DE PARIS.

Les trois quarts viennent de sonner au château , hâtons-nous. Je double le pas ; mais bientôt je suis arrêté par toute une famille qui va faire sa promenade quotidienne aux Tuileries. Rangée sur une même file , comme une escadre disposée en ligne d'embossage, elle occupe toute la largeur du trottoir , tandis qu'un bataillon de Suisses et les voitures qui transportent au faubourg Saint- Germain les convives de quatre ministères remplissent le milieu du pont. Me voilà à la suite d'une bonne et de trois enfans, flanqués du père , de la mère et de leur grand'maman , marchant tous comme un vaisseau démâté. J'enrageais, je l'avoue; mais je repris patience en apercevant à peu de distance de moi la grille du jardin. Là , du moins, point de voitures , de paveurs , d'orgue de Barbarie , de curieux et de marchands en plein vent. Débarrassé des trois générations qui m'avaient fait employer dix minutes pour une centaine de pas , j'eus à essuyer les importunités des marchands de gâteaux de Nanterre, de ballons et de cerceaux; cependant j'entrai après avoir répondu par un salut au port d'armes du factionnaire. Je le lui rendis d'autant plus volontiers, que je fus

étoimé de trouver enfin un homme qui ne ralentissait point ma marche et me permettait de passer mon chemin.

» Je vous avouerai , Monsieur , qu'un navigateur qui a passé le Sund sans encombre, qui se voit heureusement sorti de la Manche , ou qui a doublé le cap Finistère , n'est pas plus satisfait que je ne Tétais en me voyant dans ce beau jardin des Tuileries , otj je n'avais plus à souffrir de tous les obstacles par lesquels ma patience avait été mise à une si rude épreuve. On m'a dit cependant depuis , que , si je m'y étais trouvé dans un de ces momens otj la présence du Roi est attendue, j'aurais bien pu voir ma marche retardée par un embarras encore plus grand que tous ceux que j'avais rencontrés. Cela se conçoit ; mais ici , du moins , se présente un dédommagement, et, en cas pareil, je me sentirais capable d'oublier le meilleur dîner et de me joindre à l'attroupement. Six heures sonnaient comme je passais devant l'horloge du château ; il ne me restait plus que le quart- d'heure de grâce , et je me mis presque à courir du côté de la rue de RivoH. Tout à coup quelques gouttes de pluie m'avertirent que j'avais bien jugé le

tems , et , en effet , un grain venant du sud-ouest avec des raffales de vent, fit évacuer le jardin à tout le monde.

Je larguai mon parapluie , et je me réfugiai à toutes jambes dans le passage Delorme , qui était déjà encombré de monde. Ce ne fut pas-, il faut le dire , sans avoir eu à démêler avec quantité d'abris portatifs comme le mien. Je ne dois pas oublier que , voulant passer entre deux dames portant d'énormes chapeaux qui ressemblent plutôt à une voile de civadière qu'à la coiffure d'une créature humaine, la première faillit à me crever l'œil droit avec l'une des ailes de cet immense parasol , tandis que le mouvement que je fis vers la gauche, pour éviter ce nouveau danger , endommagea considérablement à tribord le chapeau de l'autre dame. Pendant qu'elle réparait cette avarie devant une des petites glaces qui décorent le passage , je me trouvai dans la rue Saint -Honoré. La pluie avait déjà cessé, mais les gouttières versaient encore des torrens d'eau , et le ruisseau était tellement grossi , qu'il occupait à peu près la moitié de la rue. Je gagnai comme je pus l'extrémité de la rue de Richelieu , où des commis-

sionnaires avaient établi un pont volant d'un pied de large. Toute peine mérite salaire, et j'aurais été honteux de passer sans payer, comme beaucoup de gens bien mis que je voyais. Pourtant , changer une pièce de 5 fr. , et attendre qu'on m'eût rendu mes 4 fr- 19 sous , c'eût été perdre mon tems pour peu de chose. Je suis encore leste , et je me rappelai que j'avais plus d'une fois sauté à l'abordage. Je mesurai donc

la distance et m'élançai Mais, avant que

d'être arrivé de l'autre côté , mon corps rencontra celui d'un monsieur qui , ayant eu la même intention , avait sauté au même instant que moi. D'après les lois de la statique , ma masse à moi étant plus considérable , et mon poids étant multiplié par la vitesse, le monsieur fut heurté si violemment, qu'il s'écarta du centre de gravité et tomba au milieu du ruisseau , ce qui excita une allégresse générale parmi les porte-faix, les commères et une douzaine de petits polissons (|ui barbottaient dans Teau. J'en fus quitte pour avoir les pieds mouillés , et , sans regarder derrière moi , je poursuivis mon chemin.

» On jouait au Théâtre-Français V Agiotage; sous le péristyle il y avait encombrement et

cohue , malgré un double bastingage qui partageait les curieux en deux colonnes serrées. Au dehors, les voitures qui amenaient des spectateurs , les gendarmes à pied et à cheval , la foule des personnes qui cherchaient à approcher des portes ou des bureaux, les commissionnaires et les spéculateurs sur les billets , formaient un chaos confus que Tonne peut se figurer que lorsqu'on l'a vu. Il n'y a pas plus de désordre sur le pont d'une frégate après un combat meurtrier. Cependant les cabriolets, et les gendarmes , le sabre à la main, couraient au milieu de ces rassemblemens sans que personne en parût effrayé. On dit que les Parisiens sont habitués à cela , comme je le suis à me tenir debout, sur mon banc de quart parie plus fort roulis. J'étais parvenu à fendre la presse , et j'alLis enfin me trouver en liberté , lorsque un individu se jeta au devant de moi en m' offrant un orchestre à bon marché ; un autre me prit par le bras et rae proposa un parterre ,, et bientôt cinq ou six marchands de même espèce m'entourèrent ^ criant tous à la fois et me nommant toutes les places comprises entre le rez-de-chaussée et le paradis. Hors de moî , comme vous pouvez le

penser , j'imitai la manœuvre que j'avais vu pratiquer à Trafalgar : faisant jouer mon parapluie , je rompis la ligne à Fendroit le plus faible et gagnai au large.

» Au large! on ne saurait guère s'exprimer ainsi .en désignant des rues de trente pieds douverture oii circulent et oij stationnent une foule d'obstacles et d'embarras qui font qu'un piéton ne peut se promettre de faire dix pas de suite sans se voir arrêté. Aussi, jusrpfau boulevart, ne fis-je que louvoyer et courir des bordées comme un navire qui a le vent au plus près , sautant à chaque instant par dessus le ruisseau , et n'évitant Charybde que pour tomber en wScylla, comme disaient les marins d'autrefois. Je ne vous détaillerai pas tout ce que j'eus à souffrir dans ce long trajet; je me vois, d'ailleurs, forcé d'abréger une relation déjà passablement longue. Je me bornerai donc à vous indiquer rapidement quelques-unes de mes dernières tribulations.

" Un particulier prévoyant et économe , afin de gagner 2 fr. par voie de bois , avait déjà fait sa provision pour l'hiver. Le pavé de la rue , dont le reste était occupé par les scieurs et lej porteurs, en était couvert. Une bûche , roulant

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de dessus les crochets d'un commissionnaire , me tomba sur le pied oii j'ai un cor très-douloureux.

w Un porteur d'eau , qui s'approvisionnait à la fontaine de la rue Traversière, jeta le contenu d'un de ses seaux, quil venait de laver, à travers les jambes des passans, et inonda la robe de soie d'une dame très-bien mise qui marchait devant moi. Je reçus quelques éclaboussures. Que dire et que faire? Il faudrait se fâcher à chaque pas. Et puis il paraît qu'après les chevaux , c'est le menu peuple parisien qui est le maître sur le pavé de la grande ville.

» Au carrefour formé par la rue Neuve-des- Petits-Champs et celle de Richelieu, une voiture de gaz portatif, une des diligences des Petites-Messageries, un bain ambulant et la laiterie de Gentilly, se croisèrent et causèrent quelques encombremens , augmentés par Tégoût et le rétrécissement qu'une place de fiacre occasione dans la rue de Richelieu , devant la Bibliothèque du Roi. J'entendis quelques murmures contre M. le préfet de police. Au risque d'être écrasé, je passai de l'autre côté sain et sauf; mais il me fallut attendre à cause d'un défilé de carrosses et de vingt curieux qui , immobiles

comme une vieille carcasse échouée , regardaient manœuvrer les machines à broyer le cacao de M. Pelletier.

» Plus loin , un des hussards de Vauïchier * , galoppant au milieu du ruisseau , me couvrit de boue de la tête aux pieds. J'avais eu à peine le tems de regarder, qu'il était déjà loin. M. le directeur-général des postes devrait discipliner un peu mieux sa cavalerie légère, et lui défendre d'éclabousser ceux qui paient les ports de lettres.

w Enfm , ]\lonsieur , en entrant à sept heures un quart dans la rue Grange-Batelière , je donnai dans une troupe de maçons qui quittait son atelier. Dès que vous apercevez de loin un gros lourdaud de Limousin tout barbouillé de plâtre et de mortier, marchant en se dandinant, avec huit livres de pain sous le bras , vous amez beau faire , ce sera miracle si vous l'évitez. Prenez le côté ou le milieu de la rue , peu importe ; il viendra droit à vous . comme un navire sans

* On les a appelés d'abord hussards Doudeauville , du nom de l'administrateur auquel on doit ce service , extrêmement utile a ia nombreuse population de la capitale. Ce sont i\t& postillons chargés de porter les lettres avec plus de céiérité aux bureaux d'arrondissement , et vice venâ.

boussole ni gouvernail. Il semble que votre personne et votre habit noir aient pour lui une vertu attractive. Je n'eus pas de précaution à prendre, car c'était une bande de cinquante à soixante enfans de la truelle qu'il me fallait traverser , et il n'était guère possible de passer au milieu de ce bataillon sans être heurté par quelqu'un. J'^n sortis blanc comme neige, et je me réfugiai au passage de l'Opéra, pour réparer chez les artistes les nombreuses avaries de ma toilette.

>> Il était plus de sept heures et demie lorsque j'entrai dans le port, c'est-à-dire chez mon ami. Le concierge me refusa la porte , en me disant que monsieur était sorti. Je forçai la ligne, et je montai. Un domestique voulait aussi que son maître ne fut pas visible. Je mourais de faim , de soif et de lassitude ; j'entrai sans façon dans la salle à manger. On était au dessert ; le vin de Champagne , un pâté que l'on rapporta,, et auquel je fis un énorme sabord , me consolèrent de mes mésaventures. Mais je me promis de partir au plus tôt pour le jlexique , et de ne plus revenir à Paris qu'à mon corps défendant.

i> J'ai l'honneur d'être , etc.

» Le capitaim Duclos. *

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