‹ Nouvel abrégé de géographie moderne à l'usage de la jeunesse [microforme]Chapitre 190 sur 269 · rique; la qui joign de Corée entre l’Ir · texte numérisé non relu

rique; la qui joign de Corée entre l’Ir

golfe d’O

(a) Voir,

ASIE

connaît d'autre frein que la force—excepté les peuples nomades du

centre et de l'occident, qui suivent une espèce de régime féodal (a). On peut dire des natione asiastiques, surtout des habitants de la

Chine et de l'Inde, que l’immutabilité est de’enue leur caractère.

monde, DIVISIONS PRINCIPALES DE L'ASIE.

l'océan

, par la | ——

rchipel,

er Cas- 545. L’Asie peut se diviser en douze grandes contrées, e Kara. savoir : au nord, la Sibérie ; au centre et à l’est, l'empire l'entrée Chinois et celui du Japon; au sud, l’Indo-Chine ou {a e 2,500 presqu'île au-delà du Gange, et l'Hindoustan ou l’Inde, ou trémité presqu'île en-deça du Gange ; à l’ouest, le Béloutchistan, le dans la | Caboul ou Afghanistan, la Tartarie Indépendante, la Perse,

l'Arabie, les pays Caucasiens et ia Turquie d'Asie,

la plus 546. Mers extérieures : L'océan Glacial arctique ; le là que Grand océan ou la mer Pacifique, qui forme à l’est de ches et l'Asie plusieurs mers déjà indiquées (page IX) ; la mer des mèrent Indes. La mer de la Chine et le détroit de Malaca sépales atts À rent l’Asie de l'Océanie.

Le SOrtI- Mers intérieures : La mer Caspienne, la mer Noire, la frique, mer de Marmara, la Méditerrannée, y compris l’Archipel, et sie ue la mer Rouge appelée aussi golfe Arabique. Lui ; 547. Golfes : Ceux de Kara et d’Obi à l’embouchure des é fleuves de même nom; celui d'Anadyr, formé par la mer admira- de Behring; celui de Petcheli, formé par la mer Jaune; es de la ceux de Tonquin et de Siam, formés par la mer de la ertilité Chine; ceux de Bengale et &’Oman, formés par la mer des presque Indes; le golfe Persique, ou la mer Verte, et le golfe plaines Arabique, ou la mer Rouge, formés par le golfe d'Oman, &e. 548. Détroits : Celui de Behring, entre l’Asié et l’Améié de la rique; la Manche de T'artario et le détroit de la Peyrouse, Le igno- qui joignent la mer d'Ochotsk à celle du Japon ; le détroit Had de Corée, entre la Chine et le Japon; celui de Malaca, É ]

entre l’Indo-Chine et-l’Océanie ; celui d'Ormus, entre le golfe d'Ormus et le volfe Persique ; celui de Bab-el-Mandeb,

souvent uverne- , quine

(a) Voir, pour le gouvernement chinois, No, 591.

| 914 ASIE, | A

entre la mer d'Oman et la mer Rouge; ceux des Darda- : nelles, de Constantinople, &o.

549. Iles : Les îles Liaikoff, ou la Nouvelle-Sibérie, dans la mer Glaciale; les Kouriles, entre la mer d’ Orchotsk et le Grand océan ; l’île de Seghalien ou Tarrakaï, séparée du continent, par la Manche de Tartarie; les îles du Japon, entre le Grand océan et la mer du Japon: les îles Lieou- Kieou, au sud des précédentes ; l’île Formose, séparée de la Chine par le canal Formose ; l’île Haïnan, à l’entrée du golfe de T'onquin ; les îles Merghi, Andaman et Nicobar, dans le golfe de Bengale ; l'île de Ceylan, séparée de l Inde

ar le golfe de Manar; les Maldives et les Laquedives, à Det de la précédente ; l'île de Chypre, dans la Méditerranée ; les îles de Rhodes, de Cos, de Samos, de Socio, de Mételin (ancienne Lesbos), &e., dans l’Archipel, &e., &e.

550. Presqu'îles : Il y en a quatre grandes, l’Indo-Chine, l'Hindoustan, sons l’Anatolie (ancienne Asie-Mineure) : et quatre petites, le Kamtchatka, à l'est de la Sibérie; la Corée, au nord-est de la Chine; la presqu'île de Malaca, entre le détroit de ce nom et le golfe de Siam ; le Guzurate, à l’ouest de l’Hindoustan. ‘

551. Lacs: La mer Caspienne ; le lac d’Aral, dans la Tartarie Indépendante; le lac Baïkal (ou ac bleu), en ‘Sibérie ; les lacs Palkati où Balkachi, Saïsan, Kokonor, Terkiri, Palté, &o., dans l'empire Chinois : le lac Zereh, dans le Caboul : le lac Ourmia, en Perse ; le lac Van, en Turquie ; le lac Asphaltite, ou ‘la mer Morte, entre la Tur- “quie et l'Arabio, &e. Il y a une infinité d’autres lacs d’une moindre étendue, En général, les lacs de l'Asie se distinguent par leurs eaux solées, saumâtres ou sulfureuses. Excepté ceux de la Sibérie, de la cn et des Indes, la plupart sont sans écoulement.

552. La mer Caspienne couvre une surface de près de 17,000 lieues carrées : c’est le plus grand lac 5onnu. Le superflu des eaux du Wolga, de l’Oural et des nombreuses rivières qu’elle reçoit, se perd par l'évaporation, comme celui de l'océan. Cette mer est peu profonde, si ce n’est vers l’extrémité méridionale. Les côtes n’offrent que peu de bons ports. Les eaux, qui à l'embouchure des rivières

sont douces, deviennent salées au large. Beaucoup de poissons s’y propagent ; l'éturgeon est le principal objet de la pèche. Le husson devient d’une grosseur énorme; il y en a que trois chevaux peuvent

8 Darda-

érie, dans chotsk et éparée du lu Japon, les Lieouéparée de entrée du

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ASIE

à peine trainer. On retrouve ce poisson dans le lac d’Aral, la mer Noire, le Danube, et dans les grands fleuves de la Sibérie. La mer Caspienne, ainsi que l’Aral et le Baïkal, uourrit beaucoup de phoques (b).

Le lac d'Aral a 1,280 lieues carrées. Il est sans écoulement, quoiqu’il reçoive les eaux de deux fleuves, le Gihon et le Sihon, qui arrosent la Tartarie-Indépendante. Le lac Baïkal a 130 lieues de long sur 13 à 18 de large; sa profondeur varie de 23 à 230 brasse; les eaux sont douces et d’une transparence extraordinaire ; elles bouillon nent quelquefois intérieurement, et alors les vaisseaux éprouvent des secousses très-incommodes, quoique la surface du lac reste unie comme une glace.

Le lac Asphaltite, ou la mer morte, a une étendue de 60 à 70 lieues en superficie. Les eaux sont imprégnées de sel, de souffre, de chaux, de magnésie et de soude. L’asphalte ou bitume de Judée s'élève, de temps à autre, du fond du lac et flotte sur sa surface ; on le recueille sur ses rivages. Il ne vit dans ce lac ni poissons ni coquillages ; une vapeur malsaine s'en exhale; ses bords affreusement stériles ne retentissent des chants d'aucun oiseau, La géologie, comme l’Ecriture Sainte, prouve que le bassin de la Mer-Morte était autrefois une vallée fertile.

553. Montagnes: Les principales sont les monts Ourals qui séparent l'Asie de l'Europe ; la chaîne des monts Altaï. Sayaniens, Yablonnoï ou Stanovoï, &c., qui, sous divers noms, s'étendent de l’oucst à l’est depuis le gouvernement d'Orenbourg (en Russie) jusqu’à la mer d'Ochotsk, et de là, jusqu’au détroit de Behring—elle sépare la Sibérie de la Tartarie-Indépendante et de l'empire Chinois; les monts Belours, entre la Tartarie-[ndépendante et l'empire Chinois —ils se prolongent, vers le sud, jusqu’au golfe d'Oman ; les monts Himalaya, les plus élevés du globe, qui séparent le Thibet du Caboul, de l’Hindoustan et de la Chine propre— diverses ramifications de ceux-ci se prolongent dans l’Hindoustan et dans l'Indo-Chine jusqu’à la mer; les monts Célestes et les monts Koueu-loua ou monts Neigeux, dans l'empire Chinois; le Caucase, entre la mer Noire et la mer Caspieune ; le Taurus, qui traverse la Turquie asiatique de l'ouest à l’est—il se joint vers le nord au Caucase, et vers l'est aux montagnes de la Perse—celles-ci forment deux: chaînes, l’une au nord, l’autre au sud, quise prolongent jusqu'aux monts Belours, &e., &c. *

Les monts Ourals ont une élévation de 6,000 à 6,500 pieds ; il y

(b) Animaux amphibies, dont il y a plusieurs espèces d loups-marins, chiens-marins, EE MOT, &c. DO00R AUDE

ASIE

a des mines d’or el d'argent, surtout d'immenses dépôts de fer et de de cuivre. Les monts Altaï, dont la hauteur est quelquefois de 10,000 viel pieds, renferment des richesses métalliques encore plus abondantes asi: et plus variées. Les monts Belours sont couverts de neiges éternelles, comme toutes les hautes montagnes de l’Asie centrale et septentrionale. 5 Dans la vaste chaîne de l'Himalaya, on connaît 25 pics, qui surpas- la S sent en hauteur le Chimboracço; le plus élevé de tous, le Dawalada ou jiri est à 4,390 toises (a), c’est-à-dire, à près de 2 lieues au-dessus du C h niveau de la mer. Quelques sommets du Caucase conservent toute hi l’année des neiges et des glaces. On y remarque deux passages ou ho c défilés fameux, connus chez les auciens sous le noms de Portes Cau. qui casiennes et Albaniennes. Il y a des mines d’or, de platine, d'argent Jau et de fer.—Le Taurus a des sommets de 9 à 10 mille pieds d’éléva- yivi tion ; entre les nombreuses chaînes qui le composent, en trouve beau- : * .coup de lacs salés et de rivières sans écoulement—le lac Tazla, qui Col a 10 ou 12 lieues de long, présente une vaste plaine couverte de qui : cristaux de sel ; c’est au mont Taurus qu'appartient le mont Ararat, Sian en Arménie, sur lequel l'Arche se reposa lors du déluge universel. | dans 554. Parmi les autres montagnes de l’Asie, on peut signaler: lo Thil Ja chaîne du Liban, qui traverse une partie de la Syrie et de la Pales- Gan, tine. On y voit le Thabor, couvert d’oliviers et de sycomores ; du se Je sommet, la vue plonge sur le Jourdain, le lac Tibérias, et la Méditer- l' Eu

ranée ; c’est là que l’évangile place la scène de la Transfiguration de N. S. Jésus-Christ. Plus loin est le mont Carmel, où le prophète

Elie opérs plusieurs miracles, et où des milliers de religieux habi- la V1 taient autrefois des grottes taillées dans le roc. 20. Le mont Sinaï qui dans l'Arabie, où Dieu donna sa loi à Moïse. Au pied est le couvent nie grec de Sainte-Catherine, très-bien fortifié contre les incursions des ou d

Arabes de ce vaste désert. Le mont Horeb fait partie de la même to chaîne ; on y voit, ainsi que sur le mont Sinaï, plusieurs vallées éle- us vées, fertiles en vignes, en dattiers, en poiriers et en d’autres fruits excellents. 30 Le pic d'Adam, dans l’île de Ceylan, montagne de forme conique, visible à 30 et quelques lieues. On y monte au moyen d’escaliers taillés dans le roc, ou, selon d'autres, par des échelles suspendues dans des chaînes de fer. Au sommet, une plaine de 150 pieds sur 110 entôure un étang d’eau limpide, source d’une rivière qui, de cascade en cascade, précipite ses eaux, réputées sacrées par les indigènes. On voit encore sur le sommet une pierre qui porte l'empreinte d’un pied gigantesque ; c'est, selon quelques-uns, celui d'Adam ; selon d’autres, celui de St. Thomas ; les bouddhistes croient

* que c’est un vestige de leur divinité Bouddha, qui après 999 métamorphoses, s’élança de ce lieu vers les demeures célestes ! Û

555. Volcans: Les plus remarquables sont ceux du Kamtchatka, des Kouriles et des îles du Japon. On trouve encore quelques traces volcaniques sur les côtes méridionales de l’Asie, et près de la mer Caspienne. Les tremblements

(a) Le Tchamoulari, dans le Boutan, a 4,400 toises ?

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ASIE

de terre se font sentir fréquemment dans les lieux qu’on vient de nommer, dans l’île Formose et dans la Turquie asiatique,

556. Fleuves : l'Obi, l'Ienisseï, et la Lena, qui arrosent la Sibérie et se jettent dans la mer Glaciale ; le Seghalien où Amour, qui arrose la Mongolie et la Mantchourie ÉOOPITE Chinois), et se jette dans la mer d'Ochotsk ; le Houangho ou rivière Jaune, et le Yang-l'sé-Kiang ou rivière Bleue, qui arrosent la Chine et se jettent, le premier dans la mer Jaune, et le second dans la mer Bleue; le Mé-kong, ou rivière de Cambodje, qui arrose l'Annam, le Cambodje, la Cochinchiné, et se jette dans la mer de la Chine ; le Mé-nam, qui arrose le royaume de Siam et se jette dans le golfe de Siam ; l'Iraouaddy, qui arrose l'empire Birman et se jette dans le golfe de Bengale ; le Bramapoutrar, qui arrose le Thibet, l’Hindoustan, et se jette dans le même golfe; le Gange et l’Indus ou Sind, qui arrosent l’Hindoustan—l’un se jette dans le golfe de Bengale, l’autre dans celui d'Oran ; l'Euphrate et le Tigre, qui arrosent la Turquie orientale et se rendent dans le golfe Persique après s'être réunis près de la ville de Bassorah, &c. A l'exception des deux derniers, qui prennent leurs sources dans les montagnes de l’Arménie, tous ses fleuves naissent sur le plateau de l’Asie centrale ou dans les montagnes qui le couronnent. Le plus long de tous est le Yang-Tsé-Kiang ; l’Ienisseï est le plus grand de l'ancien monde. :

557. L’Obi reçoit par l’Irtych, son principal affluent, les eaux du lac Saïsan; et l’Ienisseï celles du lac Baïkal, par l’Angara, qui le surpasse en longueur et en importance. Le lit de la Lena est trèslarge et embrasse beaucoup d’iles. Ces fleuves du nord de l'Asie, navigables pendant la courte durée de l'été sibérien, sont peu connus et peu fréquentés, ‘ Une vaste nappe d’eau que borde tantôt ‘“ une sombre forêt, tantôt un triste marécage ; quelques ossements ‘ de mammouth (a) mis à découvert par les hautes eaux ; quelques # canots de pêcheurs, errants à côté d'innombrables oiseaux aquati- “ ques ; ou le paisible castor, élevant sa bâtisse industrieuse sans “ craindre les poursuites de l'homme : voilà tout ce qu’un fleuve de « Sibérie peut offrir de remarquable.” La marée ne se fait point sentir vers leur embouchure, puisqu'elle est à peu près nulle sous la zône glaciale.

* Le Seghalien est un fleuve vaste, profond et tranquille ; ses rives

(a) Grands animaux antédiluviens.

ASIE

sont bordées d'arbres magnifiques. Des herbes marine: cachent en quelque sorte son embouchure.

Les fleuves de la Chine et des Indes embrassent dans leurs cours majestueux, les pays les plus beaux, les plus fertiles et les mieux civilisés de l'Asie. Ils sont constamment couverts d’une multitude de barques chargées de toutes sortes de provisions ; on pourrait croire, surtout en Chine, que l’eau porte autant d'habitants que la terre. Des canaux sans nombre font communiquer ces fleuves entre eux et avec leurs principaux affluents.

Le Gange est révéré comme une divinité par les Hindous qui jurent par ses eaux et s’y baignent dévotement. Sa source n’est point au ciel, quoiqu’en disent les Bramines, mais au mont Kentaïsse, dans le Grand Thibet. En passant les monts Himalaya, il se jette entre deux rochers d’une hauteur de 6 pieds dans un grand bassin qu'il a creusé, et qu’on appelle Za bouche de la Vache. Cet endroit est visité par beaucoup de pélerins. Les inondations du Gange, sembla- « “bles à celles du Nil, portent la fécondité et l'abondance dans les campagnes qu’il arrose, jusqu’à la distance de 100 milles ; elles durent depuis la fin d'avril jusqu’au mois d'octobre. Le Gange, l’'Indus et l’Iraouaddy se divisent vers leur embouchure en plusieurs branches très-larges, maïs peu navigables. Tous les fleuves de l'Asie méridionale éprouvent des crues périodiques, mais à des époques qui varient suivant la longueur de leurs cours et la position des pays par rapport aux montagnes. Des contrées entières sont menacées de famine, si l’inondation est trop faible ou si les eaux séjournent trop long-

temps.

558. Longueur des principaux fleuves de l'Asie —Le Yang-Tsé- Kiang a 3,000 milles de longeur; le Hoang-ho, 2,700 ; l'Obi, 2,500 ; la Léna, 2,300 ; l’Iénisseï, 2,300; l'Amour, 2,200 ; l’Indus, 1,700 ; le Gange, 1,600 ; l'Euphrate 1,406 ; le Tigre 800,

559. Climats et productions : Située en grande partie sous la zône tempérée boréale, mais s'étendant au nord bien au-delà du cercle polaire, et au sud jusqu'à une petite distance de l'équateur, l’Asie renfermé toutes les variétés possibles des climats, et toutes les productions de l'Europe, de l'Afrique et de l'Océanie, à l'exception d’un certain nombre d'animaux et de plantes indigènes dans chaque partie du monde. Près de la inoitié du sol est impropre à l’agriculture, soit par sa nature sablonneuse et stérile, soit par la rigueur excessive des climats de l’Asie centrale et septentrionale.

Les Indes méridionales et l'Arabie éprouvent des chaleurs souvent insupportables ; parce qu’étant situées sous un ciel brûlant, celles- 1à sont garanties des vents froids par les montagnes du Thibet et de la Chine, tandis que celle-ci, sèche elle-même et sablonneuse, reçoit encore des-exhalaisons enflammées qui lui viennent de l'Afrique.

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SIBÉRIE

560. Langues : Les principales sont l'arabe, le syriaque, le turc, le persan, le russe, le tatar, le mongol, le mantchou, le japonais, le thibétain, l’hindou, le malai, le birman ou braman, le siamois, &c.

061. Population : La population totale de l'Asie peut être évaluée à 720,000,000 d'habitants.

Les peuples de l'Asie ‘appartiennent, pour un quart, à la race blanche qui habite la Turquie, l’isthme Caucasien et les autres pays de l'Occident ; et, pour les trois quarts environ, à la race jaune, qui: gecupe, le reste de cette grande division du globe ; il se trouve quelques nègres indigènes dans l'ile de Ceylan, les îles Andaman et les îles Nicobar.

5ü2. Religions —Les différentes religions de l’Asie sont : le bouddhisme et la religion de Confucius, à l’est ; le brahmanisme, au sud ; le lamaïsme, au centre ; l’islamisme, à l’ouest et au sud-ouest; la religion de sinto ou culte des aïeux, au japon ; le christianisme, répandu partout, mais surtout dans le nord et l’ouest. Le catholicisime, qui est la religion des Maronites et d’une partie des Grecs et des Arméniens, compte de nombreuses missions en Chine, dans la Cochinchine et le Tonkin, dans l'Inde et la Turquie d'Asie,

L’Asie a vu naitre les quatre plus grandes religions qui se parta-

gent le monde: le judaïsme, le christianisme, le mahométisme et le brahmanisme.

SIBÉRIE (a).

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