Asie
miracles, et où des miliers de ges habitaient autrefois des grottes taillées dans le roc. 2° Le mont Sinaï, dans l’Arabie, où Dieu donna sa loi à Moïse. Au pied est le couvent grec de Ste. Catherine, très-bien fortifié contre les incursions des Arabes de ce vaste désert Le mont Horeb fait partie de la même chaîne ; on y voit, ainsi que sur le mont Sinaï, plusieurs vallées élevées, fertiles en vignes, en dattiers, en poiriers et en d’autres fruits excellents. 3° Le pic d’Adam, dans l’île de Ceylan, montagne de forme conique, visible à 30 et quelques lieues. On y monte au moyen d’escaliers taillés dans le roc, ou, selon d’autres, par des échelles suspendues dans des chaînes de fer, Au sommet, une plaine de 150 pieds sur 110 entoure un tra d’eau limpide, source d’une rivière qui, de cascade en cascade, précipite ses eaux, réputées sacrées par les indiènes. On voit encore sur le sommet une pierre qui porte empreinte d’un pied gigantesque ; c’est, selon quelques-uns, celui d’Adam ; selon d’autres celui de St. Thomas ; les bouddhistes croient que c’est un vestige de leur divinité Bouddhs, ui, après 999 métamorphoses, s’élança de ce lieu vers les emeures célestes !
501. Volcans : Les plus remarquables sont ceux du Kamtchatka, ‘le: Kouriles et des îles du Japon. On trouve encor: quelques traces volcaniques sur les côtes méridionales de l’Asie et près de la mer Caspienne. Les tremblements de terre se font sentir fréquemment dans les lieux qu’on vient de nommer, dans l’île Formose et dans la Turquie asiatique.
502. Fleuves : L’Obi, l’Ieniseï et la Lena, qui arrosent la Sibérie et se jettent dans la Mer-Glaciale ; le Saghalien ou Amour, qui arrose la Mongolie et la Mantchourie (empire Chinois,) et se jette dans la Mer d’Ochotsk ; le Houang-ho ou Rivière-Jaune et le Yang- Tseu-Kiang ou Rivière-Bleue, qui arrosent la Chine et se jettent, le premier dans la Mer-Jaune, et le second dans la Mer-Bleue ; le Mei-Kong, ou Rivière de Cambodje, qui arrose l’empire d’Annam .et se jette dans la Mer de la Chine ; le Mei-Nam, qui arrose le royaume de Siam et se jette dans le golfe de Siam ; l’Iraouaddy, composé de deux branches, l’orientale ou fleuve d’Ava, et l’occidentale ou fleuve de Pégu, qui arrosent l’empe Birman et se jettent dans le golfe de Bengale ; e Bramapoutra, qui arrose le Thibet et se jette dans
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le même golfe; le Gange et l’Indus ou Sind, qui arrosent l’Hindoustan—l’un se jette dans le golfe de Bengale, l’autre dans celui d’Oman; l’Euphrat: et le Tigre, qui arrosent la Turquie orientale et se rendent dans le golfe Persique après s’être réunis près de la ville de Bassora, etc. A l’exception des deux derniers, qui prennent leurs sources dans les montagnes de l’Arménie, tous ces fleuves naissent sur le plateau de l'Asie centrale ou dans les montagnes qui le couronnent. Le plus long de tous est le Yang-Tseu-Kiang, dont le cours F1 « 840 lieues ; l’Ienisseï est le plus grand de l’ancien onde.
503. L’Obi, reçoit par l’irtyche, son principal affluent, les eaux du lac Salièn, à l’Ieniseï celles du lac Baïkal, par PAngara, qui le surpasse en longueur et en importance, Le lit de la Lena est très-large et embrasse beaucoup d’îles. Ces fleuves du nord de l’Asie, navigables pendant la courte durée de l’été sibérien, sont peu connus et peu fréquentés. ‘“ Une ‘{ vaste nappe d’eau que borde tantôt une sombre forêt, tantôt ‘“ un triste marécage; quelques ossements de mammouth Gù “ mis à découvert par les hautes eaux ; quelques canots de pêcheurs, errants à côté d’innombrables oiseaux aquatiques, “où le paisible castor, élevant sa bâtisse industrieuse sans “ craindre les poursuites de l’homme: voilà tout ce qu’un € fleuve de Sibérie peut offrir de remarquable.” La m ne se fait point sentir vers leur embouchure, puisqu’elle est à peu près nulle sous la zone glaciale.
Le Saghalien est un fleuve vaste, profond et tranquille, ses rives sont bordées d’arbres magnifiques. Des herbes marines cachent en quelque sorte son embouchure.
Les fleuves de la Chine et des Indes embrassent dans leurs cours majestueux Îles pays les fee beaux, les plus fertiles, et les mieux civilisés de l'Asie. Ils sont constamment couverts d’une multitude de barques chargées de toutes sortes de provisions; on pourrait croire, surtont en Chine, que l’eau porte autant d’habitants que la terre. Des canaux sans nombre font Le ces fleuves entre eux et avec leurs principaux
uents.
Le Gange est révéré comme une divinité par les Hindous, qui jurent par ses eaux et s’y baignent dévotement. Sa source
(a) Grands animaux antédiluviens.
n’est gui æu ciel, .quoiqu’en disent les Bramines, mais au mont Kentalsse, dans le. Grand Thibet, En passant les monts Himalare il se jette entre deux rochers d’une hauteur de 6 ‘pieds, dans un grand bassin qu’il a creusé et qu’on appelle La Fucte he dela Vache. Cet endroit et: visité par beaucoup de | ne Les inondations du Gange, semblables à celles du Nil, portent la fécondité et l’abondance dans les campagnes qu’il arrose, jusqu’à la distance de 100 milles; elles durent dotés la fin d’avril jusqu’au mois d’octobre. Le Gange, Pindus et l’Iraouaddy se divisent, vers leur embouchure, en
lusieurs branches très-larges, maïs peu navigables. Tous les leuves dé i’asie méridionale éprouvent des crues périodiques, mais à des époques qui varient suivant la longueur de leur cours et la position des pays par rapport aux montagnes. contrées entières sont menacées de famine si l’inondation est trop faïble ou si les eaux’ séjournent trop long-temps.
504, Climats et productions: Située en grande partie sous la zone tempérée boréale, mais s’étendant au ‘nord bien au-delà du cercle polaire, et au sud jusqu’à une petite distance de léquateur, l’Asie renferme toutes les variétés possibles des climats et toutes les productions de l’Europe, de l'Afrique et de l’Océanie, à l’exception d’un certain nombre d’animaux et de
lantes indigènes dans chaque partie du monde. Près de la moitié du sol est impropre à l’agriculture, soit par sà nature sablonneuse et stérile, soit par la rigueur excéssivée des climats de lAsié centrale et septentrionale.
Asie.
505. On doit observer qu’en général la température des contrées asiatiques est beaucoup moins élevée que celle de l’Eugope sous les mêmes latitudes. Par exemple, la Kalmoukie, la Mongolie et le Thibet, quoique placés entre le 30e parallèle etle 50e, ont un climat plus froid que la Russie d’Europe. Le Chine, qui s’étend depuis le 40e parallèle jusque sous la æone torride, n’éprouve guère de chaleurs plus fortes que celles de l’Italie. En Sibérie, le froid est infiniment plus intense et
Jus rontinuel que dans la Laponie, même à 560, c.-à.-d. à la Litude de Moscou, de Copenhague et d’Edinbourg, le mercure gèle en hiver et devient malléable. Cette différence est causée par la grande élévation du sol; par le voisinage de ‘cette inrmense barrière de montagnes qui entourent, .ou plutôt,
ui torment l’Asie centrale ; à quoi l’on peut ajouter, pour la ibérie, la proximité de la Mer-Glaciale et Vos brouillards
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épais qui couvrent éternellement les partiés maritimes du nord-est (a). AH (224 Les Indes méridionales et l’Arabie éprouvent des chaleurs souvent insüpportablés ; parce qu’étant situées soûs un ciel brûlant, celles-là sont garanties des vents froids par. les montagnes du Thibet et de la Chine, tandis que celle-ci, sèché elle-même et sablonneuse, reçoit encore des exhalaisons enflammées qui lui viennent de l’Afrique.
506. Langues : Les principales sont l’arabe, le grec, le syriaque, le turc, le persan, le russe, le tartar, le mongol, le mantchou, le japonais, le thibétain, l’indou, le malai, le birman ou braman, Jé siamois, etc.
507. Population : 390 à 400 millions, divisés ainsi par rapport aux croyances religieuses ; bondhistes, environ 170 millions ; bramistes, 112 millions ; mahométans, 70 millions ; chamanistes ou lamistes, fétichistes, confutzéens et autres, 30 millions ; chrétiens, 18 millions ; juifs, 600,000. Les chrétiens et les juifs demeurent principalement dans l’Asie occidentale ; la plupart des Chrétiens sont grecs schismatiques, arméniens, nestoriens et catholiques.
Les peuples de l’Asie appartiennent, pour un quart, à la racè blanche qui habite la Turquie, l’isthme Caucasien et les autres pays de l’occident ; et, pour les trois quarts environ, à la race jaune, qui cceupe le reste de cette grande division du globe ; il se trouve quelques nègres indigènes dans l’île de Ceylan, les iles Andaman et les îles Nicobar.