II. CORÉE
525. Royaume tributaire de la Chine, divisé en 8 provinces, situé entre la Mantchourie, la Mer du Japon et la Mer-Jaune.—Climat froid, quoique sous la latitude de l’Italie, à cause des montagnes que.renferme cette presqu’ile.—Sol très-fertile et très-bien cultivé. —Les montagnes ne produisent que l'orge et le ginseng ; les provinces méridionales abondent en riz, en millet et en anis (espèce de blé duquel on tire une liqueur vineuse), en chanvre, en tabac, en citrons et en soie. On y rouve un arbre semblable au palmier, dont la gomme donne au vernis un air de dorure.—Diverses mines précieuses, topazes, sel fossile, animaux à fourrures, gwaucoup de pêche, etc.—Ce pays, dont la capital est Han-yang, a 201 villes et 6 millions d’habitants, la plupart bouddhistes—Le gouvernement est très-despolique. - |
Ohône Propre. 288
526, Les Coréens fabriquent du papier de coton excellent, des éventails, des toiles très-fines, que les Chinois achètent des thés et des soieries. Les Japonais leur apportent du poivre, du bois odoriférant, de l’alun et des cornes de buffle. Les Coréens leur donnent en échange du plomb, du coton, du la soie brute, des racines de ginseng. Les Chinois ont porté en Corée leurs arts, leurs sciences et leur langue, très-différente de la
coréenne vulgaire. Les lettrés forment un ordre d’état à part, et se distinguent par deux plumes attachées à leur bonnet.
On accuse les Coréens d’être fort adonnés aux plaisirs, trèslâches, grands menteurs et si accoutumés à tromper que les Chinois mêmes on sont les dupes. Les malheureux navigateurs, que des tempêtes jettent sur leurs côtes, y sont réduits en esclavage.