‹ Nouvel abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 127 sur 192 · LA ES · texte numérisé non relu

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affaires politiques et de finances, civiles, judiciaires, militaires et commerciales de la Compagnie, tant en Angleterre qu’aux Indes. Leur pouvoir est néanmoins borné par des actes du parlement-impérial et par la surintendance d’un bureau de contrôle dont les membres sont nommés par le ministère britannique.

Dans la ire presidence il y a un gouverneur général et un commandant en chef de toutes les troupes, tant de la Compagnie que de Sa Majesté dans les Indes ; ces deux grands fonctionnaires forment avec deux autres le conseil suprême du Bengale. A Madras et à Bombay (a), les conseils se composent pareillement de quatre mémbres, dont les deux premiers sont le gouverneur et le commandant en chef de chaque présidence. Il y a des cours suprêmes de judicature établies à Calcutta, à Madras et à Bombay ; des cours de circuit et un grand nombre de cours inférieures dans les différentes parties de l’Indoustan.

Le gouverneur général des Indes, élu par le bureau des directeurs, doit recevoir du era de Sa Majesté, qui peut le M ex en Angleterre. Le roi seul nomme le commandant en chef du Bengale. Le président du bureau des propriétaires, celui du bureau des directeurs, les gouverneurs et les membres des trois conseils sont choisis par le bureau des directeurs et confirmés par le roi. La nomination des trois juges qui composent chacune des cours suprêmes appartient à la couronne ; celles des autres juges et officiers de justice a été I2::86e jusqu’à présent à la compagnie. :

565. bis. Le montant des ‘nids de la compagnie est de £6 000,000 sterling, possédés par 3,57 propriétaires. Tous ceux dont la mise est de 40 ont vuic délibérative dans l’assemblée ou bureau de pronrriétaires. Jls donnent un vote à l’élection d’un directeur, si iexr mise est de £1,000 ; deux, si elle est de £3,000 ; trois, si elle st de £6,000 ; et quatre, si elle est de £10,000 à 100,000. La mise d’un directeur doit être d’au moins £2,000.

L’armée, dans les possessions Anglaises, est de 66,729.

Revenu, £36,060,788.— Dépenses, £43,590,794 ; Importations, £34,545.650 ; Exportations, £30,532,298 ; Dette Publique, £75,000,000, ster.

@ On désigne souvent Calcutta sous le uoin de Fort Wüäliam, et Madras sous celui de Fort St, George.

Inde ou Hindoustax.

Pour. mieux s'assurer la confiance des Indiens, la Comnie leur laisse en général la libre exercice. de leurs cultés religieux et leur administre la jnstice stivant leurs propres lois. Les Européens obéissent aux lois de leurs nations respectives. Dans les trois villes de Calcutta, de Madras et de Bombay, tous les procès criminels se décideiit d’après le code de l’Angleterre.

Cette espèce de souveraineté et ces priviléges ‘de commerce, sources de profits immenses, dont jouit la Compagnie des Indes, lui sont assurés par une charte qui a été souvent renouvelée depuis 1600, époque où elle fut accordée d’abord, et par des actes du Parlemeut Impérial, qui ne sont en vigueur que pour un certain nombre d’années. A l’expiration de ve terme, le Parlement peut à son gré confirmer, modifier on anéantir tous les avantages commercianx et toute l'autorité politique de la Compagnie (a). Dans ce dernier cas, l’Hindoustau, avec ses dépendances, serait régi comme les autres colonies britanniques, qui relèvent immédiatement de la couronne. es

566. Les peuples alliés où tributaires de la Compagnie et ceux qui ont conservé leur indépendance, se divisent en une foule de petits états gouvernés par des ck..fS ou rajahs ou nababs, qui exercent pour l’ordinaire sur leurs sujets un ponvoir très-despotique.

567. Education : La Compagnie des Indes a, en Angleterre, deux colléges, celui de Haileybury, où l’on enseigne les sciences et surtout les langues orientales, et celui d’Addiscombe, destiné aux étudis militaires ; ces deux établissements fournissent des candidats pour les divers emplois civils de la Compagnie et des cadets pour le service militaire de PHindoustan. A Calcutta, outre Dr a à il y a un collége

ui n’est fréquenté que par des tlindous, et un autre à l’usage

es musulmans. La compagnie maintient encore un collége

à Madras. Les natifs du pays ont aussi quelques séminaires ; celui de Benarès est le plus remarquable. Les écoles élémentaires chrétiennes sont soutenues par plusieurs sociétés religieuses.

568. Mœurs, nourriture, vélements, etc: On accuse les Hindous d’une extrême indolence, qu’il faudrait peut-être

(a) L’acte de 53 Geo. IIf., ce. 155, spécifiait que ces priviléges pourraient être révoqués en aucun temps après le 10 Avril, 1831, une simple notice ayant été donnée trois années d’avance par le Parlement à la Compagnie. Cette révocation n en lieu depuis, de sorte que tous les sujets britanniques jouissent maintenant de la liberté du commerce avec les {ndes-Orientales,

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attribuer à la douceur du climat et à la facilité avec laquelle ik se pourvoient detout ce qui est nécessaire à la vie. Leur nourriture commune est composée de riz, de quelques légumes, d’épices et de poisson ; les pauvres se contentent de riz et de sel. Dans les provinces du nord, le riz est remplacé par le froment, le millet et divérses céréales. Les musulmans y ajoutent. les volailles et les autres viandes. Les Indiens du nord et de l’ouest se construisent des cabanes de pieux revêtues de boue ; ailleurs elles sont faites de bambous et d’autres roseaux et recouvertes en paille. Les maisons des riches sont bâties en briques cimentées de chaux. Le vêtement des Hindous du nord est.un turban, une simple étoffe de coton qui Jeur couvre le haut du corps avec une seconde étroitement serrée autour des reins, qui leur tombe jusqu’aux genoux. Ailleurs ils vont tête nue, et la pièce d’étoffe inférieure descend jusque vers les talons ; mais les pauvres ne

rtent qu’une large ceinture qui leur cache le milieu du corps.

es musulmans partont portent le turban et sont mieux habillés. Chez les rajahs et les nababs on trouve le luxe des princes orientaux ; de nombreux esclaves, des habits brillants d’or, d’argent et de broderies ; des appartements peints et dorés, des parfums et des essences précieuses, de superbes salles de bain, etc.

Toutes les classes de la société ont l’usage de fumer du tabac et de mâcher du bêtel ; c’est pour elles une affaire aussi importante que je boire et le manger. Pour voyager, les personnes considérables se servent de palanquins, sorte de chaises portatives, qui sont souvent très-richement ornées. Les brahmines placent l’hospitalité parmi les vertus les plus agréables aux dieux de PHindonstan.

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