HS NOUVEL ATLAS CÉLESTE
Dans le cas de groupes bien définis qui sont situés audelà des limites du système sidéral, ou qui, tout en restant dans ces limites, sont encore séparés des autres régions du système et entourés de tous côtés d'étendues relativement vides, on a généralement supposé que le pouvoir optique des instruments nécessaires pour en efiectuer la résolution fournissait un moyen de se faire une idée de leurs distances.
Je me propose d'indiquer ici quelques considérations qui conduisent dans ces deux cas à des conclusions opposées.
S'il nous fallait accepter comme établi que partout où une partie de la Voie Lactée reste irrésoluble, malgré l'emploi d'un puissant télescope, le système sidéral a dans cette direction plus d'extension que dans toute autre, la petitesse des surfaces que présentent la plupart de ces portions irrésolubles de la Voie Lactée nous forcerait à conclure que le système s'étendrait en longues pointes exactement dirigées à l'opposé du système solaire.
Quand Sir W^illiam Herschel, par exemple, parle d'une région de cette sorte, de dimensions limitées, et qu'avec son grand télescope de 4o pieds il était impuissant à résoudre, il faudrait admettre que nous sommes en présence d'une de ces projections en pointe s'étendant, suivant l'estimation de Sir William Herschel lui-même, sur une longueur d'au moins 2,800 fois la distance du Soleil à Sirius. Or il n'est pas seulement contraire à toute loi de probabilité que tel soit l'état réel des choses ; mais encore, si nous pouvions supposer que dans cette circonstance et dans d'autres semblables de telles projections en forme de pointes puissent, par pur accident, s'étendre suivant des directions rayonnant du Soleil, si nous pouvions, en un mot, laisser de côté l'argument tiré des lois de la probabilité, il nous resterait encore des objections mécaniques qui nous empêcheraient de cï?oire à une pareille disposition. Convaincus comme nous le sommes que toutes les étoiles sont en mouvement sous l'influence de leurs at-