M. --*- Tète d'homme à gauche; en face» deux
grands S perlés, posés verticalement, fun au4efl6U8 de l'autire^ en Mcolade.
H:. Deux hippocampes adossés au miltea du champ : celui de dfoite tient avec l'extré* mité de sa queue le symbole S par le milieu, celai de gaudie saisit de la même manière un autre symbole ; à droite.
tHangle très-aigu, semblable à un fer de flèche ; à gauche, un signe en forme de cornes de Bélier; au-dessus des hippocampes, double ligne ondulée (serpent ?).
(Q)ll. Drouet.)
Le cheval do premier revers nous offre un nouvel exemple d'hybridation. Sa tête est apoinlie en manière de bec de Cygne et ses pieds sont palmés, à partir du genou; dans cette bizarrerie il n'y a rien d'exceptionnel, car nous aurons à signaler d'autres hybridations encore plus singulières qui établiront que cet usage est l*nn des modes les plus usités du symbolisme celtique.
On se demande, naturellement, pourquoi le cheval emprunterait, dans cette circonstance, une partie de ses formes au genre oiseau : nous en trouvons la raison dans ce fait que lorsque le Capricorne se lève, en seplembre, vers Téquinoxe d'automne, la constellation du Cygne est au zénith ; cela nous explique le cheval aux pieds palmés et à bec de cygne ; à cette même époque de l'année, se lèvent, le soir, les jEqtiorea signa de Manilius : le Capricorne, le Verseau, les Poissons.
UHippocampe, placé sous le cheval, à son tour^ prend ici la place du Capricorne dont il reproduit presque Tapparence biforme. Cette transposition se manifeste d'ailleurs dans toute rioonographie antique oîi le cheval marin est représenté avec des pieds de devant, comme Tanimal des zodiaques ; ces points de ressemblance furent cause qu'on vit simultanément dans ces
deux images des symboles de rimmorlalité et de la transmigration des âmes ; en outre, il y a un rapport très-étroit entre ces croyaDces et les Cables astrologiques d'iSgipan et de Typhon.
On concevra d'autant mieux, dé la part du graveur , gaulois, la pensée d'assimiler le Cheval solaire au Cygne et l'Hippocampe au Capricorne, ^si on veut bien ne pas oublier que ces deux astérismes concordent, à l'équinoxe d'automne, par leur aspect dans le ciel.
L'Hippocampe du second revers» placé au-dessous du cheval androcéphale, conrirme notre hypothèse en ce qu'il est manifestement cornu.
Le troisième revers est emprunté à un bronze qui> par le style, se rapproche des monnaies armoricaines, mais appartient à une époque de transition; ce point n'oiTré qu un médiocre intérêt ; mais nous en trouverons un très- grand dans le groupe des hippocampes adossés; leur caractère biforme est mis en évidence; ils n'ont point de pieds, mais leurs queues sont prenantes ; sauf les ailes qui leur manquent, ils ne diffèrent guère des véritables syngnates qui vivent dans la mer.
L'hippocampe placé à droite saisit avec sa queue le symbole S par le milieu ; celui de gauche tient, de la même manière, un autre symbole, dont la signification nous échappe» mais l'ensemble du groupe principal nous paraît devoir désigner les deux équinoxes, et nous croyons trouver la confirmation de celte conjecture dans le lait même de l'hippocampe tenant, avec sa
queue, le symbole S par le milieu. L'hippocampe placé à gauche a, près de lui, un signe ayant la forme déd cora^ du Bélier. L'hippocampe placé à droite a^ prèd de lui, un triangle très-aigu, as^2 semblable à un fer de lance; au-dessus du groupe, un serpent. Ces différente emblèmes ont rapport am oontêllatioos soivanteat le Délier^ le Capricorne, le Triangle ei le Serpent qui apparaissent ensemble le soir, en septembre, et conrti^ tuent un des aspects du ciel à l'époque de Téquinoxe^
Les considérations que nous avons développées au sujet des hippocampes et du rôle essentiel qu'ils jouent dans le symbolisme armoricain, seront complétées par l'eittnëii de la médaille suitante qui nous parattétre la plus ctifieuse de tontes celles que nous avons ren* contrées daas cette période :
AV« — îéte imberbe tournée à droite ; au-dessus, un hippocampe à la bouche et à la nuque éaquel s'adaptent des rinceaux formés par des grenetts et se terminant é leur extrémité par de petites têtes de profiL
9r. -^ AurigA sur un char, conduisant on ohevnl à tète humaine; au stimulus de l'Auriga qui est une branche divisée en trois rameaux et chargée de trois baies> est suspendu 1« guidon carréqui flotte en avant du chevaL (Cab«imp4 de Paris et Mfonnet, inc^ des Gaules, 1120
Voilà diosko Thippocauipe substitué à la tète humaine idéale et prenant» à son tour, les attributs et les fonctions du dieu, comme pour nous faire sentir qu'ils accomplissent une œuvre commune; après le soin que nous avons pris de préciser par des exemples topiques» d'une part» le caractère religieux» de l'autre^ la valeur astrologique de l'Hippocampe, il nous semble qu*il n'y a plus de doute possible à élever sur la signification dé ce statère qui nous initie à la connaissance de l'un des mythes les plus importants de la théologie des Celtes.
Les types armoricains où le symbolisme s'épanouit sous tant de formes, sont très-nombreux; quand ils seront mieux connus, ils constitueront la période la plus intéressante de la numismatique gauloise. Pour le moment, noussuouterons à la liste des monnaies qu'il nous a été possible de détermiuer, toutes celles dont les descriptions vont suivre ;
1. EL. — Tété virile^ à gauche, coiffée d'ornements perlés et de grosses touffes de cheveux qui affectent la forme d*un casque avec un triangle pour cimier, et derrière lequel s'adapte une petite tête à couronne radiée; le cou est orné d'un collier ou d'un commencement d'armure; en face du dieu» le symbole x privé de son encadrement ordinaire.
Br. -^^ Cheval à tète humaine gakqpant à gauche ; un oiseau placé au-dessus, lui becquetant le
garrol ; au-dessous, animal cornu sous le ven« tre duquel on voit un triangle; en face du cheval, le même x appendu par le milieu à un ornement perlé en forme de gatne. (Cab.
des antiq, de Normandie.) Ce statére a son quart àam la même collection.