EL. — Même type au droit
IBjc. — Même type; seulement au-dessus de la tête du cheval androcéphale, une couronne perlée.
Quart. ^Coll. Danjou de la Garenne.)
La tête du droit nous paraît être Hesus (le Mars gaulois), le symbole x, ou la croix de Saint-André, c'est r^stérisme, Orion ; la petite tête à couronne radiée, le roi Céphée. Les symboles des revers sont le Corbeau, Orion, le Glaive (la vagina). L'animal cornu est le Bélier naturellement associé à son voisin, le Triangle : ces quatre constellations, en mars, font partie du même aspect du ciel; le Corbeau se lève; le soir, pendant qu'OrioD, le Bélier et le Triangle sont à l'occident. La variante du dernier revers confirme ces diverses attributions en y ajoutant la constellation de la couronne qui, un peu plus tard, paraît à Torient.
1 . /R. — Tête d'homme, à droite, coiffée d'une chevelure à grosses boucles avec cordon de perles, dont l'ensemble a l'apparence d'un casque surmonté d'un sanglier.
Tjc* — Cheval à tète moûslroeude, la bcmehe démesurément ouverte, galopant à droite et conduit par un aoriga dont la tête, ressemble à cdle d*un poisson ; de la main gauche, il Mt flotter en avant do groupe principal leguidoa carré; au-dessous du cheval, une lyre à cinq cordea posée verticalement.
2. AR. — Tête d'homme, à droite ; chevelure av^ grosses boucles et ornements perlés, parmi lesquels on voit le sanglier.
jÇ:. — Cheval androcéphale galopant à droite ; audessus, à la place de l'auriga, et soutenant la bride, un symbole double composé de deux objets de même forme et posés horizontalement, assez semblables à deux poissons; auniessous du cheval, partie supérieure d'une lyre. Quart de la didrachme précédente. (Coll. Dubosc.)
Le revers de la première de ces monnaies nous offre un nouvel exemple d'hybridation y nous avons vu le personnage conducteur du cheval solaire se montrer avec une tête d'oiseau et le cheval lui-même subir une transformation pareille; voici maintenant l'auriga avec une tête de poisson et le cheval avec la gueule béante d'un monstre. Ces types singuliers se raj^ortent évi«demment à deux constellations qui paraissrat ensemble le soir, en octobre, ce sont Fomalhaut et la Baleine; elles se lèvent quand la lyre est à l'occident.
La seMBd nvj&n vient^ avec sotorîté, confirmer Pexaotttade de rexplioati<ta que tiôvm trom donnée du prenior; il n'm diflEèrô d'ailleurs q[u*eA un 9e«l point, iMi» to Mt a «ne gm^ importanoe; ranri^a est remplacé par lé double syndiole des dem Poissons qui pafticipfv lui aussi,* dcr ce même aspect du ciel que nous venons de décrire. En effet, le §nwpe des Poissons apparaît, le soir, avec les aslérismes déjà nommés dans la partie orientale du ciel. Cette détermination prendra tout le caractère d'une certitudjB, si on veut bien ne pas oublier que cette monnaie est le quart de la didrachme précédente»
i. AV. — Tête làurée d'Apollon Bélénus, à droite, sur la joue du dieu, un ornement à trois lobes.
^r ^^ Cheval ailé et à tête humaine, galopant à droile ; au-dessus, un personnage feisant flotter en avant le guidon carré ; au-dessous, figure renversée horizontalement, à droile, elle porte deux groupes de fruits (des raisins et des épis?) fixés aux deux extrémités d*un b&ton appuyé sur ses épaules. (Cab. Drouet.)
^. A^. — tête dliomme, à droite, coifite tfune chevelure à grosses mèches enroulées et de coràoite dé perles parmi lesquels on distingue un ffippooampe; au «dessus du cou, un symbole de forme inc^taine : peut-dtro un arc baudé ou une barque renversée.
1^. — -ChéVàl androcéphale galopant à droite et gniié pftr un figure drapée^ âé la iDaid droite elle tient nn ram^m ôbagé de fruits à TéxtrélUité duquel est radpetidn le g^kidon Carré ; andéssona et rôuvemé à érùii^i nn person&agd ^ tt de» ail^. ifjOlL teb^uolief .) .
i. BILi^^Tète dé femme^ à droite^ eoifiiée d*une êhe^ velnre abondante, di^podée^ au-desfti]K dn ft^Ottt; en trois efiroulementd et entourée de Mdeheb volanied; devant îa bouche, linéaments perlés, en forme des,
^. —Cheval andrô^éf^alé gafopant à droite j il est conduit par une figure chevelue et drapée ' tenant devant elle une courontte posée sur une bâttipe; au-dessous, un personnage renverëé^ à droite ; il tient un lien ondulé qui aboutit à • deu« i^mbôlés en forme de </>, semblant nùn tir de la bouchd do chelvaU (Coll. Lambert:)
Nods avons fait choix de ces trois types, parce qu'tts Otta^tériseni un certain nombrô de monnaies du môm« •tylo dont les revers offrent des différences mmar^ quaUes^ surtont dus tes attributs dès personnage! tMv^rsés bori2ontalem«nt qui sont toujours représentée son* le ventre du obe val.
N* i. -^ La tdte Itiidrôe du dvoit n^ 4, se rapprooke
de celles qu'on voil sur les statères de style arv^ne ; elle ne se recommande à notre attention que par Fornement accessoire à manche trilobé qui s'avance sur le bas de la joue du dieu et dans lequel on a voulu voir, jusqu'à présent, un pendant d'oreiUe : cette explication ne nous parait pas acceptable; nous serions plus porté à reconnaître, après une suite de comparaisons, et à cause de la position horizontale de Tobjet, qu'il représente le manche d'un ornement de tête, en forme de poignard ou d'aiguille, et destiné à fixer la couronne à la chevelure ; probablement, cette aiguille a de plus une signification symbolique, car nous aurons occasion de faire connaître des ornements de tête de ce genre qui sont des emblèmes solaires*
La figure renversée horizontalement sous le pégase du revers nous a ouvert la voie des interprétations qu'il convient de donner à toute la série de ces personnages couchés, dans lesquels on voyait des guerriers vaincus, foulés aux pieds des chevaux ; celte conjecture s'appuyait sur ce fait que plusieurs de ces figures sont armées : mais, il est vrai de dire qu'elles ne le sont pas toutes, par exemple, celles qui sont ailées ou qui portent des attributs. Nous reconnattroos volontiers qu'il y a bien, en elSet, dans ces revers une idée de vio* toire, niais elle a un caractère purement moral, parce qu'elle se rapporte, selon nous, à des astériames qui, pour parler le langage des astrologues, sont censés triompher les uns des autres. Ce phénomène s'acaim-
plit toutes led fois que des astérismes sont en opposi-* tion par leur lever et leur coucher.
La figure placée sous le ventre du pégase et qui porte un double trophée de fruits, c'est la constellation de la Vierge vaincue par Pégase qui se lève en juillet, quand la Vierge se couche.
N"" 2. — Nous retrouvonsdans la tête placée au droit de ce statère , le style purement armoricain et Tun de ses principaux emblèmes caractéristiques , celui de FHippocampe ; nous avons vu la place d'honneur où se montre ce symbole appartenir tantôt au Sanglier, tantôt à la Lyre; sans doute, il ne doit Toccuper dans cette circonstance, qu'au même titre, c'est-à-dire comme constellation accomplissant sa course à travers les rayons solaires. Ce que nous avons dit de ces positions du Sanglier, de la Lyre et du Glaive s'applique donc à l'Hippocampe, et nous trouvons ici une nouvelle raison de croire que dans le système astronomique des Celtes, il servait à désigner Tastérisme que nous appelons le Capricortie.
Sur le revers où le cheval androcéphale est conduit par une figure drapée tenant de la droite une branche chargée de fruits, nous voyons encore la constellation de la Vierge ; le personnage ailé qui est renversé sous le cheval, c'est le Sagittaire; comme ce signe figure dans les plus anciens zodiaques avec des ailes, on ne devra pas s'étonner de le voir représenté de la même
manière par les Gaulois. Voilà donc le sens du groupe : la Vierge triomphe du Sagittaire.
N*" 3. Rien n'est à remarquer dans la tâto de oette troisième médaillt^, si ce n'est qu'elle paratt^ férniviav et diffère des deux autres par les ajustements de t4t^^ Le personnage du revers qui conduit le cheval androûépbale, en même temps qu'il tient la couronna posée sur une hampet c'est le Bouvier ; la figore renversée A droite, c'est le Cocher; or, quand le Pouvier et I» Cou», ronne se lèvent, le Cocher se couche*
Nous avons, dans ce chapitre, suocessivement «tii-t miné les principaux symboles qui aj^rtienoent aux, monnaies de VArmorique; pourtant nous sommes hmfi loin d'en avoir épuisé toute la série. Il n entrait d'ail^ leurs dans nos vues actuelles que de nous attacher à U détermination exacte d'un choix de types pris dans les divers modes du style armoricain, louteîfois en ass^ gr^ind nombre, pour qu'on pût bien compreqdy^ que notre système ne s'appliquait pas à des excepiions empruntées à telle ou telle époque de l'art monétaire^ mais, réellement, à Tensemblede la numismatique gauloise, depuis son origine jusqu'à sa fin. Nouscroyens ne nous être pas trop éloigné, jusqu'à présent, de ce but-