‹ Nouvel essai d'interprétation et de classification des monnaies de la GauleChapitre 3 sur 36 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Pionsat.

Le bourg de Pionsat, autrefois annexe de la Corn-» braille ou Basee-Auvergne, limitrophe de la province de la Marche, fait aujourd'hui partie du département du Puy-de-Dôme. Cette localité est mentionnée dans Grégoire de Tours (Yitse patrum) sous la désignation de PcnikiaHoe$ syha^ Àrvemi tet^ritorii. Cest dans on champ de cette oommime, encore très-boisée, que forent découvertes, en 1852, les médailles d'or dont nous allons parler. Leur gi^nd nombre et leurs types variés firent d'abord supposer que ce dépôt était un trésor militaire enfoui par les derniers d^enseurs de la Gaule.

Nous avons donné à diverses reprises, mais à longs intervalles, la description de huit autres statères appar* tenant au trésor de Pionsat, à mesure qu'ils nous ont été connus) de plus^ il existe dans les cartons du mu^ sée de Guéret deum atireus et deux empreintes de môme provenance ; ces quatre dernières pièces inédites et les

deux, qiii nous ont été communiquées dernièrement par M. Peymlon pouvant donner une idée assez exacte des variétés qu'offrait Vensemble du trésor, nous les reproduisons dans un dessin (V. la pi. n"" 1).

Relativement à nos autres déterminations déjà pu* bliées, nous avons pensé, comme nous l'avons déjà dit, qu'elles perdraient une grande partie de leur importance en demeurant disséminées dans diverses publications ; nos lecteurs les trouveront désormais réunies dans cette dernière édition et pourront de la sorte mieux apprécier la valeur des principaux documents sur lesquels repose, dès à présent, Texplication de nos idées.

Les quinze aureus que nous allons décrire sont, pour la plupart, quant au droit, des imitations, plus ou moins éloignées des statères de la Grèce, plus spécialement de la Macédoine. Autrefois, ils auraient été classés parmi les incertaines des Gaules, il est incontestable aujourd'hui qu'iU appartiennent aux Arvernes.

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