CHAPITRE II
Nombre de vaches à tenir sur une ferme. — Ration d'entretien et ration de production. — Objection. — Qualités d'une bonne vache laitière. — Epreuve des vaches laitières. —Amélioration des troupeaux de vaches laitières. — Choix du taureau. — Caractères généraux d'une bonne vache laitière. — Choix de la race de vaches à adopter. — Différentes races de vaches laitières. — Production du lait et du gras par les vaches laitières. — Exemples de résultats obtenus avec des vaches laitières. — Caractères des différents fourrages et aliments que peuvent utiliser les vaches laitières. — Principes d'alimentation des vaches laitières. -Soins à donner aux vaches laitières. — Production du lait et traite des vaches. — Étables. Veaux. Fumiers.- Remarques générales.
La seconde opération de l'industrie laitière est la transformation des fourrages en lait ; le prix de revient du lait dépend donc, non seulement du prix coûtant sur la ferme de ces fourrages et des autres aliments des vaches, mais encore de leurs frais de transformation ; ces frais sont nombreux et complexes, et il importe tout d'abord d'en bien saisir la nature. Ceci nous amène à l'ëtude et au choix des vaches laitières puis aux 'principes généraux dS
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leur alimentation rationnelle, choses qui feront le sujet de ce chapitre.
Nombre des vaches à tenir sur une ferme,
— La vache laitière est la machine par le moysn de laquelle les fourrages sont transformes en lait, et 1^ la quantité annuelle de lait que Ton peut obtenir sur une ferme dépend avant tout, non du nombre de vaches nourries sur la ferme, mais bien de la quantité de fourrages récoltes, principe déjà énonce au commencement du premier chapitre de ce livre ; 2^ le nombre des vaches à tenir sur une ferme doit se calculer d'après la récolte moyenne annuelle que l'on peut espérer
Ce sont là deux principes évidents, dira-t-on ; cependant, il n'est pas inutile de les rappeler ici, parce qu'un certain nombre de cultivateurs pensent encore qu'il vaut mieux, pour accroître la production du lait, augmenter le nombre de leurs vaches, sauf à réduire leurs rations, et rattachent, au fond beaucoup trop, la production du lait au nombre de ces animaux. Ce préjugé doit être fortement combattu parce qu'il contribue à l'augmentation du prix de revient du lait dans une large mesure.
La règle générale qui résulte des deux principes énoncés ci-dessus est, qu'étant donnée une certaine
quantité de fourrao-es, il faut avoir pour les consommer rlans le cours de l'annëe, le moins de vaches possible, que l'on nourrit au maximum.
Dix vaches bien nourries demandent beaucoup moins de nourriture que vingt vaches pour produire la même quantité de lait.
Ration d'entretien et ration de production.
— La ration de chaque vache peut, en effet, se diviser en deux parties : la première partie sert à l'entretien de toutes les fonctions vitales de l'animal, et l'autre directement à la production du lait. La première partie de la ration, qui est absolument nécessaire, s'appelle ration d'entretien, et la seconde, ration de production. On comprend donc que si, pour 10 vaches, il ne faut que 10 rations d'entretien et 10 rations de production, pour 20 vaches produisant chacune moitié moins de lait, il faudra 20 rations d'entretien et 20 demi-rations de production. Comme les rations d'entretien ne servent pas à la production directe du lait, on voit que dans le premier cas nous avons à donner 10 rations d'entretien pour 10 rations de production, et dans le second 20 rations d'entretien pour 10 rations de production. Ce fait démontre l'économie qu'il y a à diminuer le plus possible le nombre des vaches pour consommer une certaine quantité de fourrages.
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Objection, — Cependant une objection peut se soulever. D'api es le système actuellement suivi par un grand nombre de cultivateurs, les vaches ne produisent du lait que pendant Tëtë, époque de l'année à laquelle elles sont au pâturage, où la nourriture ne coûte apparemment presque rien, et pendant l'hiver, époque à laquelle la nourriture des animaux est si chère qu'il paraît y avoir peu d'avantage à faire du lait, elles ne reçoivent qu'une simple ration d'entretien réduite au minimum. Mais:
1^' Avec cette me'thode, il faut donner un grand développement aux pâturages ; il faut une terre d'une grande étendue, et si la terre est chère, une mise de fonds beaucoup plus considérable devient nécessaire.
2^' Des pâturages étendus et peu entretenus donnent annuellement une récolte relativement faible ; ils sont plus sujets à être gelés pendant l'hiver et à êtrebrûlés pendant les chaleurs de l'été, et le coût de la vie des animaux sur ces pâturages est beaucoup plus élevé qu'il ne paraît à première vue, leur rendement étant relativement très faible.
3^' Sur une terre cultivée pour fourrages à haut rendement, ou pour grain, ou pour racines, les récoltes sont plus de cinq fois plus fortes qu'avec des
pâturages ; la main-d'œuvre que demande ces récoltes est donc rémunérëe cinq fois plus et l'on peut abaisser leur prix de revient si bas que la production du lait, en hiver même, devient avantaoreuse.
4^ Les vaches qui n'ont reçu durant l'hiver qu'une faible ration d'entretien demandent, dans le début de l'été, pendant un certain temps et pour se remettre en état, une plus forte ration d'entretien perdue pour la production du lait.
Toutes ces raisons et bien d'autres montrent que l'ancienne méthode d'alimentation est complètement surannée et doit être abandonnée par tous les cultivateurs sérieux qui veulent trouver un bon revenu dans l'industrie laitière.
Elle ne doit être adoptée, et encore en la perfectionnant, que là où les terres ne sont pas encore ou ne peuvent pas être, par leur nature, en état de produire de bonnes récoltes de grains, de fourrages, de racines, etc., etc., en un mot dans le cas de la culture extensive forcée. Chaque fois que la culture intensive (à haut rendement) ou semi-intensive est possible, la méthode de nourriture des vaches au maximum avec réduction de l'étendue des pâturages et extension des récoltes sarclées et fourragères à haut rendement s'impose.
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dualités d'une bonne vache laitière. —
Qu'est-ce qu'une bonne vache laitière ? On doit entendre par bonne vache laitière celle qui donne, dans le courant d'une année, la plus grande quantité de lait, le plus riche avec le moins d'aliments possible.
Une vache qui donne une très grande quantité de lait un certain temps après le vêlage, mais dont la production de lait ne se maintient pas dans le cours de l'année, ne peut pas toujours être qualifiée de bonne vache laitière ; au contraire, une vache qui donne une bonne quantité moyenne de lait chaque jour, mais dont la production se maintient relativement constante d'un bout de l'année à l'autre, peut souvent être considérée comme une excellente vache.
Une vache qui donne une grande quantité de lait, si ce lait est pauvre, ne peut pas toujours être qualifiée de bonne vache si le lait est porté dans une beurrerie ou dans une fromagerie ; mais s'il est vendu en nature, dans une ville, elle pourra être considérée comme excellente si, toutefois, son lait n'est pas trop pauvre.
Une vache donnant annuellement une forte quantité de lait ne serait pas la meilleure s'il lui fallait
consommer, par 100 Ibs de lait, relativement plus de fourrage qu'une autre vache à faible production annuelle.
Ce qu'il importe de connaître pour juger sainement de la valeur d'un troupeau, c'est la quantité annuelle de beurre, de fromage, ou même simplement de lait, suivant les différents cas, produite j)ar tonne de fov,rrage récolté sur la ferme.
Et, lorsqu'on cherche à se rendre compte de la valeur d'une vache ou du prix de revient du lait, une erreur est souvent commise, on se contente de calculer la quantité de lait produite pendant une période déterminée de l'année, puis on compare cette quantité à celle des fourrages consommés pendant le même temps. Or une vache, tout en ne produisant du lait que pendant une partie de l'année, 6, 8, 10 mois, par exemple, mange chaque jour, d'un bout de l'année à l'autre, et on ne peut réellement déterminer sérieusement sa valeur qu'en comparant la quantité ou la valeur du lait qu'elle a produit d'un veau à l'autre avec la quantité ou la valeur des aliments consommés pendant tout le cours de l'année.
Dans le cas où le lait est porté dans une beurrerie ou une fromagerie, les laits des différentes vaches étant mêlés, on ne peut que connaître li production de beurre ou de fromage du troupeau entier,
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et on n'a aucun renseignement sur chacune des vaches en particulier.
Dans ce cas, en dehors de la pesée du lait, il faut avoir recours à la détermination de la richesse du lait de chaque vache par un des procédés connus et, en particulier, par le moyen du babcock. Voici com ment il faut procéder.
Epreuves des vaches laitières. — Les chaudières dans lesquelles se fait la traite doivent avoir été pesées vides, et une marque ineffaçable, qu'elles portent à un endroit bien visible, doit en indiquer le poids.
Chaque fois qu'une vache est traite, la chaudière contenant son lait est pesée immédiatement avant d'être vidée dans la canistre; le poids obtenu est inscrit sur une ardoise pendue au mur, à portée de la balance. En regard de ce poids on inscrit le poids de la chaudière vide. Cette opération, qui est des plus simples, ne demande que quelques instants, pour chaque vache. On se servira de préférence d'une balance romaine ordinaire. Ces balances sont peu coûteuses et relativement justes. Elles peuvent se transporter facilement dans tous les endroits où peuvent se faire la traite. Par ce moyen, employé régulièrement, on peut obtenir exactement le poids du lait fourni annuellement par chaque vache.
BinÙOTHECA
Si on désire un peu moins d'exactitude, on peut
se contenter de ne peser le lait des vaches qu'un
jour par semaine et, en multipliant par sept le chiffre
obtenu, on aura approximativement le poids de lait
produit dans la semaine.
Pour déterminer la richesse du lait de chaque vache on aura pour chacune d'elles un petit flacon numérote ou portant son nom. Chaque jour, après la pesée, lorsque le lait se sera un peu reposé, on prendra un échantillon de lait de chacune d'elles, on aura bien soin de remplir complètement la petite mesure avec laquelle on prélève les échantillons et de ne pas preudi*e de mousse. On fera l'analyse de ces échantillons par la méthode des échantillons composés qui sera indiquée au chapitre suivant, et la mesure dont on se servira pour la prise d'échantillons sara la même que celle qui est employée dans ce cas dans les fabriques.
Comme tous les cultivateurs n'ont pas ou ne peuvent pas avoir de babcock, ni le temps voulu pour faire ces épreuves, ils pourraient s'entendre avec le fabricant de la fromagerie ou de la beurrerie oii ils portent leur lait qui se chargerait de ces épreuves moyennant une rémunération raisonnable. Tous les fabricants devraient connaître parfaitement l'usage
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du babcock et chaque fabrique devrait être pourvue d'un de ces appareils.
Comme pour la pesée, si on voulait moins d'exactitude, on pourrait ne prendre des échantillons des laits des différentes vaches, et n'en faire l'épreuve que tous les huit ou quinze jours, admettant le chiffre obtenu comme étant la richesse moyeune du lait pour la huitaine ou la quinzaine.
Connaissant pour chaque vache la quantité de lait produite annuellement ainsi que sa richesse moyenne, connaissant aussi la quantité de nourriture que chaque vache mange dans le cours de l'année il devient facile de déterminer quelles sont celles qu'il faut garder et celles dont il est nécessaire de se défaire au plus tôt.
Lorsqu'il s'agira simplement de la vente du lait en nature dans les villes, on pourra se dispenser de l'épreuve du lait au babcock et se contenter de le peser.
Certaines vaches donnent très peu de lait pour la quantité de nourriture qu'elles consomment; d'autres, au contraire, en donnent une quantité énorme. Je ne parle ici que des vaches complètement nourries.
Beaucoup de vaches, et c'est malheureusement
souvent le cas, donnent très peu de lait et du mauvais lait parce qu'elles sont mal nourries ou qu'elles ne sont nourries d'une façon complète que pendant une période relativement courte de l'annëe.
Avant de porter un jugement sur la valeur des différentes vaches, il faut donc tout d'abord les bien nourrir et, supposons qu'elles le soient, dans ce cas on trouve entre elles des différences considérables.
Amélioration des troupeaux de vaches laitières. — Il y a deux moyens principaux d'améliorer un troupeau. Le premier consiste à acheter de droite et de gauche les meilleures vaches en y mettant le prix nécessaire et à vendre les mauvaises. Ce moyen demande en général une grosse mise de fonds et, par lui, les cultivateurs s'exposent à introduire des maladies dans leur troupeau.
Par le second moyen, on commence par se défaire des plus mauvaises vaches de l'étable, puis par en acheter deux ou trois excellentes de la race que l'on désire, et un taureau de première classe de la même race, c'est là la chose importante. Les vaches que l'on achète doivent être au moins à leur deuxième ou troisième veau pour que l'on puisse en juger : elles doivent être encore assez jeunes pour être sus-
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ceptibles d'amëlioration et donner du profit pendant quelques années.
On commence alors de suite l'amëlioration du troupeau ainsi forme, par la sélection, lelevage des meilleurs veaux. On fait systématiquement l'épreuve du lait de toutes les vaches, comme cela a été expliqué précédemment, et on vend sans pitié toutes celles qui ne donnent pas satisfaction, puis on les remplace par les meilleures génisses qu'on élève. Si on en a occasion, on achète des vaches qui peuvent relever la moyenne du troupeau.
Si l'espèce choisie convient bien, on s'apercevra vite que plus il y aura du sang de cette espèce dans le troupeau mieux cela vaudra.
En pai tant avec des demi-sang, (le produit d'un taureau pur sang et de vaches de sang mêlé) on obtiendra des trois quarts sang qui seront meilleures pour la laiterie que les demi-sang, si le taureau est ce qu'il doit être et si les veaux ont été bien choisis. Avec ces derniers et le même taureau, à la troisième génération, on aura encore fait un pas de plus au point de vue de la production économique du lait et on continuera jusqu'au moment où le sang du troupeau sera pratiquement pur. C'est aloi s seulement que les résultats les plus avantageux pourront être espérés.
Chaque fois que la chose est possible, ne pas manquer de faire enregistrer les vaches. Dans l'élevage ou l'achat de vaches, il ne faut pas consitérer exclusivement les qualités individuelles des ancêtres et celles qui sont héréditaires dans la famille à laquelle l'animal appartient, il faut encore bien étudier l'animal lui-même au point de vue de ses qualités laitières spécialement.
On adoptera un minimum de gras à obtenir annuellement par vache pour toute l'étable. Toutes celles qui donneront une quantité moindre que ce minimum seront vendues impitoyablement. On élè\'era ce minimum petit à petit, au fur et à mesure que le troupeau s'améliorera.
De cette manière, on finira pas ne plus avoir dans l'étable que des vaches fournissant le lait d'une manière économique.
Il sera bon de tenir un registre sur lequel seront entrés les noms des vaches, la date de leur naissance, celles de leurs saillies et de leurs vêlages successifs et des quantités annuelles de lait, de beurre ou de fromage qu'elles auront donné, ainsi que tous les renseignements relatifs à leur pedigree. Tous ces renseignements, qui se recueillent très facile-
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ment, ont une grande valeur, et tous les cultivateurs devraient apporter beaucoup de soin à les réunir.
Choix du taureau.— Pour un cultivateur qui maintient et améliore son troupeau par l'élevage des veaux qui en proviennent, le choix du taureau est ce qu'il y a de plus impoi'tant. Le taureau est la base du troupeau. On dit généralement que le taureau est le maître du troupeau. Chaque veau ajoute au troupeau tient du taureau la moitié de son sang, et c'est souvent la plus importante moitié. Puisque c'est du taureau que dépend l'amélioration de la qualité moyenne du ti'oupeau,. et il faut le choisir en conséquence. Cela est surtout vrai si les vaches ont déjà du sang.
De la vache dépend surtout la taille, la forme, la constitution et la capacité de production des génisses qu'elles engendrent. Les qualités laitières spéciales de ces génisses ainsi que leur susceptibilité naturelle de donner un lait plus riche que celui de leur mère, proviennent du taureau pur sang.
Une vache ])eut donner de très mauvais veaux tout en étant excellente laitière et, dans ce cas, les conséquences n'ont rien de bien grave ; mais, si le taureau fait défaut ou n'est pas bon, elles sont bien autrement importantes et le troupeau entier ainsi que son accroissement peuvent en souffrir fortement.
Il faut toujours demander les services du meilleur taureau que l'on peut avoir. Il est nécessaire, pour ce choix, d'en connaître aussi parfaitement que possible l'histoire et les antécédents, spécialement du côté de ses ancêtres femelles les plus rapprochés. Les taureaux que l'on emploie doivent être réputés pour bien transmettre leurs qualités. Une erreur fré(|uente parmi les cultivateurs est d'employer des taureaux trop jeunes et avant que leurs qualités reproductrices aient été démontrées, parce que, à cet âge, ils sont meilleur marché et plus faciles à tenir. Il vaut mieux acheter un taureau d'un certain âge, dont la progéniture prouve la valeur, qu'un jeune taureau, même ayant un bon pedigree, mais sans passé. Lorsqu'on a une fois un bon taureau, il fciut le conserver et l'employer tant qu'il est fort et que ses qualités se maintiennent. Il n'y a qu'une objection à cela : c'est que les vieux taureaux deviennent dangereux à la longue ; mais avec un peu de soin et d'habitude, ce n'est là qu'une question secondaire.
Choix de la race. — On peut trouver de très bonnes vaches laitières dans un grand nombre de races, on en trouve même parmi les vaches communes. Certaines races sont cependant réputées au point de vue de la grande proportion de bonnes vaches qu'on y trouve et des qualités spéciales de ces vaches. Ce-
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pendant, voici à ce sujet quelques faits d'expérience qu'il importe de ne pas oublier.
Il faudra choisir ses vaches dans les races purement laitières. Certaines personnes recommandent spécialement les vaches qui peuvent à la fois produire de la viande et du lait, mais les meilleurs praticiens conseillent de ne choisir que dans les races purement laitières.
Dans les villes, cependant, lorsque le lait est vendu ennature, bien des laitiers choisissent de préférence des vaches qui ont des dispositions à l'engraissement ils renouvellent souvent leur stock et vendent leurs animaux pour la boucherie. Mais dans ce cas, les vaches sont généralement nourries très fortement et pour ainsi dire industriellement, elles sont en stabulation permanente, circonstances qui les exposent à contracter des maladies et qui nécessitent leur renouvellement fréquent. Dans les campagnes, les circonstances ne sont plus les mêmes, et il préférable de porter plus d'attention à la santé des vaches et de les garder aussi longtemps qu'elles sont avantageuses.
Dans la classe des vaches exclusivement laitières, il s'en rencontre avec les qualités les plus variées. Les unes sont remarquables par la quantité de lait
qu'elles donnenfc, d'autres par la bonne qualité et la richesse de leur lait., et les dernières sont des vaches propres à la production économique du beurre. D'autres qui combinent la quantité avec la qualité, sont avantageuses dans certaines circonstances. On rencontre des vaches très actives qui se nourrissent bien sur les pâturages les plus pauvres pendant l'été et qui, pendant l'hiver à l'étable, consomment facilement les fourrages les plus grossiers tout en donnant une production abondante de lait riche. Il y en a d'autres qui, pour donner avantageusement du lait, doivent être nourries d'une façon spéciale avec des rations bien combinées. Quelques vaches donnent une production abondante de lait pendant un temps relativement court, d'autres au contraire ont une bonne production moyenne de lait mais pendant toute l'année.
En règle générale, ces différentes qualités appartiennent chacune à des races particulières ; un cultivateur peut donc toujours, en s'adressant à ces différentes races, assurer à son troupeau les qualités que nécessitent les circonstances dans lesquelles il se trouve. En fait, il est facile de déterminer dans une région déterminée les meilleures vaches à adopter, soit pour la production du lait, à vendre en nature soit pour la production du beurre, soit pour la production de la crème.
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Pour le fromage, il n'y a pas de race spéciale. Ce sont celles qui sont les plus avantageuses pour le beurre qui le sont aussi pour lui. Ce fait a été démontré complètement et est généralement admis aujourd'hui.
Caractères d'une bonne vache laitière. —
Lorsqu'il est nécessaire de choisir une vache laitière^ il faut en examiner soigneusement toutes les parties et déterminer jusqu'à quel point chacune d'elles s'approche de la perfection. Mais, toutes les parties de ranimai n'ont pas la même importance et le maximum des points à donner à chacune d'elles n'est pas le même.
Voici un tableau préparé par M. G. M. Tvvitchell, d'Augusta, Maine, et publié par le Hords Dairyman qui fait ressortir l'importance relative des diverses parties de la vache. L'avant dernière colonne indique le maximum des points que pourrait obtenir pour chacune d'elles une vache laitière parfaite. Dans la dernière colonne on inscrira les points mérités par a vache que l'on examine.
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