‹ Nouvel manuel complet d'industrie laitière pour la province de QuébecChapitre 9 sur 33 · Td · texte numérisé non relu

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Voici, en abrégé, les caractères généraux auxquels on peut reconnaître une bonne vache laitière : Les veines, et particulièrement les veines à lait, doivent être grosses et noueuses. Pis bien développé et bien souple, se contractant bien après la traite et couvert d'une peau et de poils fins. Les trayons bien écartés et inclinant vers l'extérieur. Les pattes de derrière écartées. Poitrine bien développée et indiquant une bonne constitution ; physionomie aussi féminine que possible : peau fine et souple ; tête et cornes fines ; naturel doux, bon, paisible.

Une vache moyennement laitière se reconnaîtra aux mêmes caractères, mais les veines ne seront pas aussi développées.

Une mauv^aise vache laitière aura les membres, et en particulier les cuisses, charnus. Arrière train étroit ; la peau, et en particulier celle du pis, sera oTosse, épaisse et dure ; les mamelles seront couvertes de poils grossiers ; les veines seront peu développées.

Un bon taureau doit avoir la physionomie aussi mâle que possible ; cou gros, yeux méchants, front laro-e et couvert de poils, expression féroce ; partie antérieure du corps très forte et partie postérieure allant en diminuant, contrairement à ce qui doit exister pour la vache.

d'industrie laitière 113

Diflférentes races de vaches laitières.— Il y

a de nombreuses races de vaches laitières dont les principales sont les Shorthorn laitières, les Devon, les Red Poil, les Ayrshires, les Kerry, les Jersey, les Guernesey, les Dutch Belted, les Brown Swiss, les American Holderness, les Canadiennes. Mais ces diverses races ne peuvent toutes convenir à la Province de Québec où un bon nombre déjà ont été essayées sérieusement.

Les races les plus connues dans cette province et qui peuvent donner les meilleurs résultats pour fournir du lait aux fabriques de beurre et de fromage, dans les campagnes, sont les Shorthorn laitières, les Jersey, les Guernesey, les Ayrshires et les Canadiennes Les Brown Swiss ainsi que les Deutch Belted et les American Holderness, n'ont pas encore été essayées sérieusement dans ce pays. Les Holstein conviennent bien pour le lait à vendre dans les villes.

Shorthorn. — Il y a deux variétés de Shorthorn qu'il ne faut pas confondre, les Shorthorn laitières et les Shorthorn d'engrais. Ici nous voulons parler des premières.

Les Shorthorn sont des vaches de grande taille, couleur rouan, rouge, blanche, rouge et blanche, rouan et blanche ; poids moyen, 1350 Ibs ; production

annuelle, moyenne de lait : 6000 Ibs ; qualité du lait : 3. 7 °^o de gras et 9 '^]^ de solides non gras. Elles donnent du lait excellent pour la fabrication du fromage et peuvent souvent s'engraisser quand elles ne sont plus bonnes pour le lait.

Ayrshire. — Vache de taille moyenne ; poids moyen 1000 Ibs ; couleur rouge et blanc, brun et blanc, jaune et blanc, noir et blanc, le blanc prédomine généralement ; quantité moyenne de lait : 5500 Ibs ; qualité du lait : 3. 8 °2o ^^ g^*^^ ^^ ^- ^^ ^^ solides

(Fig. 1)

non gras. Ces vaches résistant bien au froid, leur lait donne un beurre et un fromage de qualité supérieure. Leur production de lait est régulière et varie peu dans le cours de l'année ; elles peuvent se croiser avantageusement avec les vaches communes, les Shorthorn et les Jersey.

La figure 1 représente un taureau Ayrshire, Emperor, No 3355, un fils de la fameuse vache duchesse of Smithfield qui eut un record de 10700 Ibs de lait dans une année et de 19 Ibs 6 onces de beurre en une semaine.

(Fig. 2)

La figure 2 représente la vache Ayrshire Red Rose, une vache importée, qui peut donner une idée de la forme générale des vaches de cette race.

Pour des renseignements relatifs aux Ayrshires, nous pouvons adresser le lecteur à l'Ayrshire Breeders Association, Brandon, Vermont, U. S. dont Mr C. M. Winslow est actuellement secrétaire-

C'est à M. Winslow que nous devons les deux gravures d'Ayrshires ci-dessus. Cette association a publié sur cette race de vaches une petite brochure très intéressante.

Jersey. — Vache de petite taille, élégante; couleur jaune, gris d'argent, souris ; les nuances en sont très variées. Poids moyen 830 Ibs ; quantité moyenne de lait : 4500 Ibs ; richesse moyenne gras : 4. 64 °2o ^^ en solides non gras 9. 32 °7^. C'est une des meilleures races de vaches laitières. Leur lait est, comme on le voit, très riche en gras. Il donne un beurre excellent. Quelques cultivateurs cependant prétendent que les Jerseys ne sont pas assez résistantes au climat de cette province ; elles deviennent facilement tuberculeuses La figure 3, Mary-Ann, de St- Lambert, représente le type des vaches Jersey.

Guernesey. — Vache de taille moyenne ; poids moyen 1000 Ibs. Couleur orange et blanc ou orange. Quantité de lait : 5200 Ibs ; qualité du lait : gras 4. 55 "^/o, solides non gras 9. 55 ^2o- Bonne vache laitière.

d'industrie laitière

La figure 4 représente le taureau Guernesey Hawarden No. 2615, qui a remporté de nombreux prix dans diverses expositions.

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La figure 5 représente " Sweet Ada, " No. 3596, l'une des vaches du troupeau de Guernesey de l'Exposition de Chicago en 1893. Pour les renseignements relatifs aux Guernesey, nous pouvons adresser le lecteur au " American Guernesey Cattle Club, " Peterboro, N.-H., aux Etats-Unis dont Monsieur Wm. H. Caldwel] est le secrétaire et à qui nous de-

vons ces gravures.

(Fig. 4.)

d'industrie laitière

Holsteîn. — C'est une vache gëne'ralement de grande taille, dont le poids moyen dépasse 1262 Ibs.

Couleur, noir et })Linc ou gris et blanc. Ces vaches donnent génëraleincut beaucoup de lait, mais un

lait relativement pauvre. Elles conviennent bien pour les ëtables dont le lait est vendu en ville. Ces vaches croissent et atteignent rapidement leur maturité.

(Fig. 6)

La figure 6 représente la vache Durkje Veeman, importée, 28 Friesian Herd Book, 186 Netherland Herd book. Elle a été importée par la Chenango Valley Stock Breeders Association d'Hamilton N. Y. Son propriétaire Minnie S. Veeman de Marssam, province de Friesland, Pays-Bas, a certifié un record de 84 Ibs de lait en un jour et de 748 Ibs en 10 jours. Durant cette période de 10 jours elle se trouvait au pâturage et ne recevait aucune nourriture en dehors. Quand le record a été pris elle était âgée de sept ans. Le record fut pris le dernier jour de mai 1882, elle avait vêlé le 5 mai.

Pour des renseignements sur les Holstein s adresà la Holstein Friesian Association of America

Yorkville N. Y. dont F. L. Hougton, Brattleboro, Vt. II. S. est le secrétaire.

Canadienne. — C'est une des meilleures races pour la Province où elle s'est pour ainsi dire formée.

Voici ce que dit à son sujet le Dr J. A. Couture, V. S,, secrétaire du herd book de cette race et l'un de ceux qui ont le plus contribué à la faire connaître.

"Les vaches canadiennes sont de petite taille, pèsent environ 700 Ibs et sont d'un excellent caractère. Ce sont les vaches les plus rustiques et les plus faciles à nourrir.' On n'y rencontre pas de tuberculose. Elles ont de gros trayons et sont par conséquent faciles à traire.

Elles sont généralement noires ou noires avec des bandes jaunes sur le dos et un cercle jaune ou gris autour du nez ; ou brunes avec des points noirs, ou tachetées de brun ou même jaunâtre. Ce sont les couleurs admises pour l'enregistrement des vaches. Les taureaux doivent être noirs, avec ou sans bandes jaunes, parce qu'on désire arriver aussitôt que possible à une couleur noire uniforme. Les cornes sont noires ou blanches avec bout noir.

Ce sont les meilleures laitières pour les cultivateurs de la province de Québec qui ne disposent que

de ressources ordinaires. Elles ne donnent pas autant de lait que les Holstein ou même que quelques Ayrshires certains jours ou certaines semaines, mais de veau à veau elles donnent une quantité moyenne de lait, surprenante. La différence en leur faveur est encore plus tranchée si on tient compte du coût de leur entretien.

Monsieur Odilon Robichaud, de St-Denis, Kamouraska P. Q., qui possède 24 vaches de cette race a obtenu le résultat suivant du 12 mai 1892 au 12 mai 1893.

Revenus :

63,193 Ibs de lait porté à la fromagerie $531.19

1616 Ibs de beurre fait à la maison à 20c Ib. 323.20 9125 Ibs de lait consommé à la maison à 12c

par gallon 109.50

3 veaux engraissés avec du lait 12.00

6 veaux nourris quelque temps avec du lait 18.00

Revenu total $993.89

Revenu brut par vache... 41.41

Dépenses :

4480 bottes de foin à $6 le cent $268.80

2240 " de paille à $3 " 67.20

4800 de sonà 84 cts 40.32

Pâturage à $5 par tête 120.00

Total des dépenses $496.32

d'industrie laitière 123

Revenu net : $497.57.

Dépense brute par tête : $20.68.

Revenu net par tête : $20.73.

Ce cultivateur n'a ni coupe-paille, ni ensilage. Il ne leur a donné ni grain, ni tourteaux ; les vaches ne reçurent que du foin sec,| de la paille et unjpeu de son.

Quelques lecteurs trouveront peut-être que le rendement en lait n'est pas élevé, mais qu'ils considèrent la nourriture donnée.

M. Némèze Garneau M. P. P., de Ste-Foye, près de Québec, a un jolie troupeau de vaches canadiennes.

En 1895, cinq de ses vaches, parmi lesquelles se trouvaient une vieille vache de 18 ans et une génisse de deux ans, ont donné en huit mois, du 1er février au 1er octobre, 18,803 Ibs de lait Si on compte la vieille vache et la génisse pour une tête,'^on trouve que la production moyenne de ces cinq vaches a été d'environ 20 Ibs par jour. Le lait éprouvé au babcock en août a donné 5J ^i^^ de gras. Il produisit 987 Ibs de beurre qui, vendu à 20 cts, rapporta $197.40 ou $39.48 pour chaque vache.

Le troupeau complet se composait, en 1895, de 12 têtes : un taureau, cinq vaches, quatre génisses et deux veaux.

Pendant l'hiver le coût de la nourriture de ce

troupeau fut :

2 minots de betteraves à 127^- cts $0.25

12 Ibs de son à 80 cts " 0.09^6^

11 Ibs de foin à 7 cts 0.77

6 bottes de paille à 2| cts 0.15

Coût total de la nourriture par jour et

pour les 12 têtes f 1.26i^o

soit 11 cts par tête

Pendant l'été, les cinq vaches mentionnées plus haut n'eurent que cinq acres de pâturages et rien autre chose. En résumé, le résultat fut :

Dépenses :

4 mois d'hiver, à 11 cts par jour, soit $13.20

par vache, et pour les cinq $ 66.00

4 mois de nourriture d'été à $2. par mois et

par tête, soit $8. par vache, et pour les 5 40.00

Total $106.00

Recettes 987 Ibs de beurre à 20 cts $197.^0

Profit net pour les cinq vaches. . . .$91.60 Dépenses brutes p. tête pour 8 mois 21.20 Profit net par tête pour 1 mois, . .^! 18.2^

D INDUSTRIE LAITIERE

Lorsque la vache canadienne est bien nourrie, elle paye largement sa nourriture. A l'hôpital du Sacrë-Cœur, à Québec, la vache Prunière 1712 vêla le 28 août 1892, à l'âge de 6 ans, et fut traite jusqu'au 15 juillet, devant vêler de nouveau le 31 de ce mois. Pendant ces 318 jours, elle donna 11310 Ibs de lait, soit une moyenne de 35 Ibs par jour. Cette vache pesait 675 Ibs. Sa ration se composait de :

(Fig. 7)

Foin hache 10 Ibs

Paille hachée 5 "

Ensilage 20 "

Son 2 "

Tourteau de coton et moulée 2 "

le tout mêle et fermenté 24 heures d'avance. La vache fut pendant tout ce temps en stabulation permanente.

La vache Azilda de Lévis, (956) dont nous donnons une gravure f fig. 7) et qui appartient à Monsieur Némèze Garneau, M. P. P. pour le comté de Québec, résidant à Ste-Foye, donna 8500 Ibs de lait pendant lOJ mois, 5J '^jo ^^ beurre par 100 Ibs de lait, et cela le 16 juin 1896, une époque où le lait est généralement pauvre. Elle fut mise au pâturage en été, et reçut chaque jour pendant l'hiver 15 Ibs de foin sec et 4 Ibs de grains (mélange d'avoine, de son et de tourteau). Cette vache a obtenu deux premiers prix et une médaille à la dernière Exposition provinciale à Québec.

Une vache canadienne qui ne donne pas au moins 6000 Ibs de lait par an, avec une nourriture suffisante, ne peut pas être considérée comme une bonne vache.

Au point de vue de la qualité, le lait des vaches canadiennes donne de 4 à 5J pour cent de gras au babcock. On a trouvé, dans quelques cas exceptionnels de 6 à 6J pour cent. La richesse de leur lait ne descend qu'exceptionnellement en-dessous de 4 pour cent.

d'industrie laitière 127

Pour les renseignements relatifs à cette race, s'adresser au Dr J. A. Couture, V. S , 49, rue Des Jardins, Québec.

Actuellement, les meilleurs cultivateurs conseillent, pour la province de Québec, surtout les races Canadienne, Gueruesey et Ayrshire. Quoique les autres aient donné de bons résultats dans certains cas, ces bons résultats obtenus ne sont pas aussi généraux qu'avec les trois races sus-mentionnées. 11 faut remarquer en outre que si les Jerseys, par exemple, ne sont pas assez rustiques pour résister dans le nord, elles peuvent cependant donner de bons résultats dans le sud. Pour les régions les plus froides, c'est la vache Canadienne qui convient le mieux. Les cultivateurs devraient s'efforcer, dans ces régions, d'en former des troupeaux améliorés.

Production du lait et de la graisse par les vaches laitières. — Une bonne vache laitière doit donner au moins 5000 Ibs de lait dans chaque période de lactation. Cependant, comme la qualité du lait varie beaucoup, il vaut mieux, pour porter un jugement sur une vache, s'en rapporter à la quantité de gras produite par période de lactation qu'à la quantité de lait.

Le temps compris entre le vêlage et le moment

OÙ la vache tarit est ce qu'on appelle une période de lactation. La moyenne d'une période de lactation est de é^OO jours environ et la vache reste sèche pendant les six ou huit semaines qui suivent.

Trois quarts de livre de gras par jour pendant une moyenne de 300 jours, soit environ 225 Ibs de gras, peut être considéré comme une bonne moyenne. Cependant bien des cultivateurs, dans d'autres contiées, visent à obtenir de toutes les vaches mûres de leur troupeau, 865 Ibs de gras, soit l'équivalent d'une livre par chaque jour de l'année en moyenne. Cela devrait se tenter aussi dans cette province. Pour produire cela, une vache dont le lait marque 4 ^P' doit produire une moyenne annuelle de 25 Ibs de lait par jour , une vache qui produit du lait à 3 pour cent, doit en donner 33 J Ibs par jour en moyenne, et celle qui produit du lait marquant 5 "^^o tle gras, doit en donner en moyenne 20 Ibs.

La production du lait est généralement la plus forte peu de temps après le vêlage, elle est à son maximum pendant les deux premiers mois qui suivent. Elle décroît ensuite graduellement. La rapidité- avec laquelle elle décroît dépend des qualités naturelles de la vache et de la manière dont elle est nourrie. La quantité moyenne dont elle décroît pour les bonnes vaches laitières bien nour-

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ries est comprise en général entre une demi et trois quarts de livre par tête et par dix jours. Quand les vaches sont mal nourries et ne reçoivent que très peu d'aliments concentres, le dëcroissement est plus marque et dépasse souvent une livre de lait par tête et pour dix jours. Il est plus marqué vers la fin de la périod'i de lactation qu'au commencement ; il est aussi plus marqué chez les vaches ayant des qualités laitières peu développées que chez les bonnes vaches laitières.

Une vache est considérée comme étant en pleine activité entre sa cinquième et sa septième année ; la force constitutionnelle de l'animal, le mode d'alimentation employé, et les soins généraux qu'on lui donne déterminent la période de temps pendant laquelle on peut la conserver avec avantage.

La qualité du lait produit individuellement par chaque vache demeure assez uniforme durant la plus grande partie de la période de lactation et est difficilement modifiée d'une manière permanente par l'alimentation, si la vache est bien nourrie déjà, ou pai- toute autre condition extérieure. Durant les derniers mois de la période de lactation, lorsque la production du lait diminue plus rapidement qu'avant, la qualité du lait s'améliore généra- 9^

lement jusqu'à un certain point. La variation est en moyenne, pour le gras, de 1 pour cent en plus. Des variations de plus de un pour cent de gras peuvent quelquefois se produire d'un jour à l'autre ou d'une traite à une autre pour certaines vaches en particulier, et, dans ces conditions, on rencontre souvent des variations de un pour cent. La qualité moyenne du lait d'un troupeau entier est beaucoup plus constante et le percentage de gras n'en varie guère d'un jour à l'autre de plus de deux dixièmes de un pour cent ; la variation atteint exceptionnellement un pour cent.

Pour le cas de bonnes vaches laitières, bien nourries, le percentage des solides totaux dans le lait s'accroît au fur et à mesure que la période de lactation s'avance, et ce n'est pas seulement la proportion de gras dans le lait, mais encore sa proportion dans les solides totaux qui augmente.

On a peu de renseignements sur la manière dont se comportent les autres constituants du lait pendant la pe'riode de lactation. Cependant, S. Klihn a trouve que, dans le cas des vaches sur lesquelles il a expérimente, le percentage de la protéine, et en particulier, celui de la caséine, s'accroissaient vers la fin de la période de lactation, tandis que celui de

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l'albumine et celui du sucre de lait tendaient à diminuer.

La quantité de lait par période de lactation peut s'accroître en général pendant les huit premières années de la vache pour diminuer ensuite. L'âge auquel il n'est plus avantageux de conserver une vache dépend de la race, du caractère individuel de l'animal et surtout de la manière dont il est nourri et soigné.

La variation de la composition du lait avec l'âge de la vache n'a pas encore été complètement déterminée. Cependant, dans bien des cas, on a trouvé un décroissement des solides totaux et de la richesse en gras, en particulier, avec l'âge.

Exemples de résultats obtenus avec des vaches laitières. — La quantité d'aliments que les vaches laitières peuvent avantageusement transformer en lait est beaucoup plus considérable que bien des cultivateurs se le figurent et il importe d'en donner ici quelques exemples.

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