‹ Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathiqueChapitre 105 sur 123 · LXXXVI1I · texte numérisé non relu

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On ne s’attend pas à trouver dans un ouvrage destiné au développement des principes généraux de la thérapeutique des données spéciales pour le traitement de certaines formes déterminées de maladies. Cependant il est nécessaire d’effleurer cette question.

Les maladies aiguës que dans les manuels on sépare avec tant de soin des chroniques, ne diffèrent entre elles que par des réactions plus ou moins vives du système vasculaire affecté sympathiquement, et par une marche plus ou moins rapide. Peu nous importe qu’il y ait de la fièvre ou non. Je n’admets pas de règles générales pour le traitement des maladies aiguës. Le principe toile causam doit être suivi avec toute l’exactitude possible , et quand on peut découvrir le siège de la maladie, tous nos efforts doivent tendre à le détruire.

Pour peu qu’on sache bien manier la méthode spécifique , il n’y a plus^à craindre de retour à la méthode évacuante; l’action dynamique pure des médicamens dans les affections du système gastrique, a déjà fourni de trop brillons résultats pour qu’on y renonce. On ne saurait trop recommander de porter son attention sur certaines affections locales qui ne sont sensibles qu’au toucher. Telles sont, par exemple, les aphthes, qui se forment dans le canal intestinal pendant les fièvres nerveuses, et qui n’occasionnent de la douleur que lorsqu’on presse un peu fortement sur le bas-ventre ; les affections inflammatoires de la moëlle épinière qui ne se manifestent, selon Maillot (1) et Kremers (2) qu’à la pression sur la vertèbre malade; et enfin, les maladies souvent si obscures du foie et de la rate. John Marshall (5) raconte des cas où, avec les symptômes d’une maladie du cœur , le toucher seul d’une place douloureuse à la partie dorsale de la colonne verté-

(x) Traité des fièvres, ou irritations cérébro-spinales intermittentes. Paris, i836.

(2) Beobachtungen und untersuchungen über das Wechselfieber, Aachen

und Leipzig. 1837. .

(3) Practical Observations on Disease of the Heart, lungs,stomach, livcretc occasionated by spinal irritation. London , i835.

DEUXIEME PAKT1E.

braie, annonçait l’irritation médullaire et où les médicamens employés contre ce symptôme guérirent la maladie. Il n'est pas besoin de dire que dans le traitement par les spécifiques on ne doit pas accorder moins d’attention à tous les symptômes que ne le font les médecins qui traitent par la méthode antipathique. C’est au reste à la thérapeutique spéciale à entrer dans des détails sur le traitement des maladies fébriles.

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