XVII
Quoique la doctrine dé la psore de Hahnemann soit une hypothèse insoutenable, elle n’est pas restée sans influence sur le développement du système de la médecine spécifique, et elle a mené à la découverte de vérités qui, au grand détriment de la science, ont été entièrement négligées pendant long-temps, même par ses partisans les plus enthousiastes.
Lorsque Hahnemann se fut convaincu de la nécessité d’accorder plus d’attention aux lésions organiques qui se présentent dans un grand nombre d’états morbides , il entoura cet aveu de l’auréole de la doctrine de la psore, laquelle éblouit une foule de ses disciples et de ses partisans, mais engagea aussi un grand nombre de penseurs, amis de l’homéopathie, à tenter une levée de boucliers afin de séparer la vérité de l’erreur.
Ce qu’il y a de vrai, c’est qu’il existe un grand nombrede maladies dont l’opiniâtreté résulte d’une perturbation de l’activité vitale végétative, d’où naissent des anomalies de composition désignées ordinairement sous le nom de dyscrasies. Ce qu’il y a de vrai, «c’est que la syphilis, la sycose et la psore jouent un rôle important sous le rapport pathogénétique, et que les maladies, produites par un eontagium, quand on ne les guérit pas radicalement, laissent souvent un principe morbide qui reparaît sous différentes formes ; mais il n’en est pas moins certain que des formes de maladies ayant une grande ressemblance, et présentant les caractères connus des dyscrasies, naissent tout aussi souvent d’autres causes, et se distinguent par une grande opiniâtreté, sans avoir pour base un eontagium.
C’est donc à tort qu’on a appelé du nom collectif d’anli-psoriques tous les remèdes qui guérissent des maladies chroniques qui ne sont pas d’origine syphilitique ou sycotique. Sous le point de vue thérapeutique, il est vrai, le nom ne signifie rien, mais il n’esî pas indifférent cependant de conserver de fausses dénominations qui peuvent conduire aux fausses idées sur les-
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