XIX
La maladie, comme la vie elle-même , se manifeste par la réaction. On est tombé dans une confusion d’idées évidente, en considérant la maladie comme quelque chose d’abstrait, d’étranger à l’organisme, contre lequel ce dernier réagit, et en distinguant, par conséquent, les symptômes de la maladie, de ceux delà réaction, on confond la cause et l’effet.
Il ne peut y avoir de vie individuelle sans un contact avec le monde extérieur. L’opposition aux influences extérieures provoque des réactions. C’est donc par la réaction que la vie se manifeste; quand elle est normale, l’état s’appelle santé , quand elle est troublée, on l’appelle maladie. La maladie est donc seulement une modification anormale de la réaction, et non pas une chose étrangère à l’organisme. Cette réaction a lieu dans l’organisme luimême; c’est donc un état anormal de sa propre vie et non d’une vie étrangère, et tous les développemens d’activité qui s’y manifestent suivent les lois de la force vitale organique. Mais si la maladie ne consiste qu’en une modification de l’aclivité organique, ou en d’autres termes, en une manière différente de réagir, l’existence simultanée de réactions du même organisme contre ses propres réactions est une impossibilité. L’analyse exacte des symptômes pathologiques tant organiques que dynamiques, nous fournit de nouvelles lumières , et nous mène aux résultats suivans :
Où des influences nuisibles agissent sur l’organisme de manière à l’attaquer à la fois dans sa totalité et à y causer une perturbation générale de son activité individuelle, la mort est instantanée. Mais la maladie naît d’un trouble primitif plus ou moins local qui se manifeste par le trouble tantôt des fonctions , tantôt des sensations, comme par exemple, dans la névralgie,