‹ Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathiqueChapitre 64 sur 123 · XXXIX · texte numérisé non relu

XXXIX

On ne doit pas négliger :

4o L’ancienne règle ci’ avoir égard aux juvantia et nocentia. Il est sage , en s’enquérant des prodromes , de s’assurer quelles influences extérieures produisent du soulagement ou de l’exacerbation : soupçonnons-nous la nature inflammatoire de la maladie, nos soupçons se changeront presque en certitude si nous apprenons que des puissances stimulantes amènent une exacerbation , et qu’au contraire, l’air frais, lesalimens et les boissons rafraîchissans améliorent l’état. Nous acquerrons la conviction que la maladie est d’un caractère adynamique, si l’on nous informe que le vin produit les effets les plus salutaires. L’influence des variations du temps et de la température est aussi très-instructive. Les résultats satisfaisans ou nuisibles obtenus des médicamens ou des remèdes domestiques employés, sont souvent aussi d’une grande importance à cet égard. Je ne puis entrer dans des détails, mais je citerai au moins un ou deux exemples : la dyscrasie herpétique se fait reconnaître quand le bord de la plaie faite par le ve'sicatoire est entouré d’une rangée de petits boutons bien circonscrite; la rapide prostration des forces après une évacuation sanguine trahit une faiblesse vitale réelle ; l’amélioration d’un ulcère par l’usage du mercure témoigne de sa nature syphilitique ;

enfin nos soupçons sur un vice organique deviennent presque une certitude, si des médicamens de différentes espèces et d’effets très-divers n’opèrent aucune espèce d’amélioration. Ici, comme partout , les erreurs sont possibles , parce que la conclusion posthoc , ergo propter hoc , est très-incertaine, quoi qu’en disent ces médecins qui mêlent dix à douze remèdes ensemble et qui, si le malade en réchappe , se hâtent de publier leurs expériences sur les effets salutaires d’un des médicamens contenus dans ce mélange, de celui peut-être qui mérite le moins leurs éloges; mais tout le monde n’est pas bon observateur et bon logicien.

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